Les jours de Harbaugh comptés chez les 49ers

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Selon toute vraisemblance, les 49ers tenteront d'échanger Jim Harbaugh à la fin de la saison.

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(Québec) C'est un secret de polichinelle. Les jours de Jim Harbaugh sont comptés à San Francisco, même si le contrat de cinq ans paraphé par l'entraîneur des 49ers en janvier 2011 (25 millions $) se terminera seulement à la conclusion de la saison 2015.

Les dirigeants des 49ers ont décidé de continuer de faire confiance au combatif entraîneur il y a quelques semaines, malgré tous les reproches qui lui étaient adressés quand ils ont réalisé jusqu'à quel point Harbaugh était convoité par d'autres équipes de la NFL. Plutôt que de le congédier et de se retrouver les mains vides, ils ont préféré terminer la saison avec lui pour ensuite tenter de l'échanger à une autre formation de la NFL et obtenir au moins un choix au repêchage.

Après avoir mené San Francisco à la finale de la Conférence nationale à ses trois premières années, Harbaugh croyait bien que les dirigeants de l'équipe allaient s'empresser de lui offrir une lucrative prolongation de contrat l'hiver dernier. Les négociations entre les deux parties ont coupé court quand les Browns de Cleveland - encore une fois en quête d'un entraîneur - ont démontré de l'intérêt pour le coach des 49ers.

Comme si le propriétaire Jed York, déjà au fait que le bouillant entraîneur était contesté dans le vestiaire malgré ses succès, avait alors réalisé qu'il pouvait conclure une bonne affaire en expédiant Harbaugh sous d'autres cieux. Après avoir rencontré plusieurs candidats, les Browns ont finalement embauché Mike Pettine et les 49ers ont décidé de remettre à plus tard leurs négos avec Harbaugh.

Mentalité universitaire

Au camp d'entraînement, tous les espoirs étaient permis à San Francisco, alors que les 49ers allaient finalement s'installer dans un stade digne des années 2000. À ce moment-là, York et Harbaugh étaient loin de se douter que la râclée de 34-0 servie par les Broncos de Denver aux 49ers, le 17 août, lors du premier match présenté au Levi's Stadium, était annonciatrice d'une saison en dents de scie.

Le mois de septembre n'était même pas terminé quand Deion Sanders et Trent Dilfer, deux anciens joueurs de la NFL recyclés en analystes à la télé, déclaraient sur les ondes du réseau NFL Network que Harbaugh était fortement constesté dans le vestiaire des 49ers.

Quelques semaines plus tard, deux ex-étoiles des 49ers, Jerry Rice et Steve Young, ajoutaient leur grain de sel en précisant que certains joueurs leur avaient confié que Harbaugh dirigeait l'équipe avec la même mentalité qu'à ses beaux jours à la barre du Cardinal de l'Université Stanford (2007-2010) dans la NCAA. Une façon de faire bien particulière, qui a fini par exaspérer une bonne partie du vestiaire des 49ers.

À la mi-saison, les Niners (7-6) avaient déjà subi autant de défaites qu'en 2012 (11-4-1) et 2013 (12-4), ce qui n'était rien pour faire taire les critiques s'accentuant après chaque échec. Plutôt que de commenter les rumeurs de congédiement de plus en plus persistantes, Harbaugh a adopté la ligne dure en tenant toujours le même discours, tout en se portant maintes fois à la défense du quart-arrière Colin Kaepernick, qui connaît une saison difficile. Et en prenant toujours soin de mettre l'accent sur l'importance de bien préparer l'équipe pour le prochain match.

Le fond du baril

Les 49ers ont atteint le fond du baril dans les heures ayant suivi la correction de 19-3 encaissée aux mains des Seahawks de Seattle, les champions en titre du Super Bowl, la journée de l'Action de grâces américaine. Après le match, le grand manitou Jed York a tenu à s'excuser publiquement auprès des amateurs des 49ers en qualifiant la performance de sa troupe d'inacceptable. Quelques minutes plus tard, la fille du directeur général Trent Baalke, Cassie, utilisait les réseaux sociaux pour réclamer la tête du coordonnateur offensif Greg Roman!

Même si leur unité défensive a été décimée par les blessures, c'est l'attaque qui est carrément responsable des récents déboires des Niners. Limités à 39 points lors de leurs quatre dernières sorties, les 49ers viennent au dernier rang de la NFL dans la colonne des points comptés depuis la septième semaine du calendrier régulier.

Sans critiquer le travail d'un membre du personnel d'entraîneurs en particulier, les vétérans Frank Gore et Vernon Davis ont raconté tous les deux au cours des derniers jours qu'ils aimeraient bien contribuer davantage à l'offensive des 49ers, mais qu'on ne leur avait pas souvent fourni l'occasion de le faire récemment.

Pas une première!

Jim Harbaugh ne sera pas le premier entraîneur à être impliqué dans une transaction dans la NFL si les dirigeants des 49ers de San Francisco décident de placer son nom sur le marché pendant la saison morte. En 2002, les Buccaneers de Tampa Bay ont versé

8millions$ et échangé quatre choix au repêchage, dont deux de première ronde (2003 et 2004), aux Raiders d'Oakland afin de mettre la main sur Jon Gruden.

Quatre ans plus tard, les Chiefs ont sacrifié un choix de quatrième ronde pour amener l'entraîneur des Jets de New York, Herman Edwards, à Kansas City.

Dans la NFL ou à Michigan?

Jim Harbaugh a pris la peine d'aller serrer la main du propriétaire des Raiders, Mark Davis, dès son arrivée sur le terrain, lors de la période d'échauffement des 49ers, dimanche à Oakland. Harbaugh a fait partie du personnel d'entraîneurs des Raiders en 2002 et 2003. On raconte que les Raiders et les Jets de New York seraient deux des équipes fortement intéressées à embaucher Harbaugh s'il devenait disponible au cours de la saison morte. Tony Sparano est actuellement l'entraîneur-chef par intérim des Raiders, tandis que le règne du coloré Rex Ryan semble tirer à sa fin à New York. Dame Rumeur envoie également Harbaugh chez les Wolverines de l'Université du Michigan, l'équipe dont il a défendu les couleurs de 1983 à 1987 sous les ordres du légendaire Bo Schembechler. Les Wolverines ont congédié au début de décembre l'entraîneur Brady Hoke, qui avait succédé à Lloyd Carr en 2011.

Place à Johnny Football!

Mike Pettine n'avait plus vraiment le choix. Après être venu bien près de clouer le quart Brian Hoyer au banc la semaine précédente, l'entraîneur des Browns de Cleveland a finalement décidé, mardi, de confier l'attaque de sa troupe à la recrue Johnny Manziel. Les Browns (7-6) occupent le dernier rang de la division Nord de la Conférence américaine et ils risquent de rater les séries à la suite des deux défaites qu'ils viennent d'encaisser aux mains des Bills et des Colts. Au cours des quatre derniers matchs, Hoyer a lancé une seule passe payante contre huit interceptions. Manziel deviendra donc demain contre les Bengals de Cincinnati le 21e quart différent à amorcer un match dans l'uniforme des Browns depuis 1999. Le 6 novembre, Hoyer menait les Browns à un gain sans équivoque (24-3) sur les Bengals.

Mes choix

Semaine 15

JEUDI: 0/1

DIMANCHE: GREEN BAY à Buffalo, PITTSBURGH à Atlanta, Jacksonville à BALTIMORE, Miami en NOUVELLE-ANGLETERRE, Cincinnati à CLEVELAND, Houston à INDIANAPOLIS, Oakland à KANSAS CITY, Washington à NY GIANTS, Tampa Bay en CAROLINE, NY JETS au Tennessee, DENVER à San Diego, Minnesota à DETROIT, San Francisco à SEATTLE et Dallas à PHILADELPHIE

LUNDI: LA NOUVELLE-ORLÉANS à Chicago

Semaine 16

JEUDI: Tennessee à JACKSONVILLE

Semaine 14 : 13/16 (81,3%)    Total : 137/209 (65,5%)

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