Encore le mauvais sort du Super Bowl!

(Québec) Les joueurs et entraîneurs des Cards de l'Arizona ont résisté jusqu'en octobre à la tentation de déclarer publiquement qu'ils voulaient devenir la première équipe de l'histoire de la NFL à disputer le Super Bowl, à domicile, le 1er févier 2015.

L'entraîneur Bruce Arians et quelques-uns de ses protégés auraient mieux fait de se taire puisque la malédiction associée à l'idée de participer au Super Bowl devant ses partisans a frappé encore une fois, quelques semaines plus tard. 

Dimanche, le quart-arrière des Cards, Carson Palmer, a vu sa saison prendre fin quand il a subi une vilaine blessure au genou gauche en essayant d'éviter un contact avec un joueur des Rams de

St. Louis lancé à ses trousses.

Dès qu'il est tombé au sol, le vétéran de 34 ans savait que sa saison venait de subitement prendre fin. Il avait ressenti encore plus de mal au même genou en janvier 2006 après avoir été victime d'un coup vicieux de la part d'un joueur des Steelers de Pittsburgh qui s'était accroché désespérément à sa jambe gauche en début de match en tentant de nuire à l'exécution d'un jeu aérien qui avait rapporté 66 verges aux Bengals de Cincinnati. 

Après quelques saisons marquées par des hauts et des bas, Palmer a eu le temps de lancer une seule passe à son premier départ dans les séries, alors que tous les espoirs étaient enfin permis pour l'organisation qui l'avait sélectionné au tout premier rang au repêchage de 2003. 

Dix jours plus tôt, le diplômé de l'Université Southern California (USC) avait paraphé une prolongation de contrat de 100 millions $ avec les Bengals.

Curieusement, Palmer et les dirigeants des Cards avaient fait savoir, vendredi dernier, qu'ils s'étaient entendus sur une prolongation de contrat de trois ans estimée à 50 millions $, une nouvelle qui avait pris beaucoup de monde par surprise, sans vouloir diminuer la contribution de Palmer aux récents succès des Cards.

Après une première moitié de saison difficile à son arrivée en Arizona, Palmer présentait une fiche immaculée (6-0) cette saison à la barre des Cards après avoir raté trois matchs en début de saison en raison d'une blessure à l'épaule droite.

Pendant son absence, le réserviste Drew Stanton n'a pas accompli de miracle - les Cards ont encaissé une correction de 41-20 aux mains de Denver -, mais il a tout de même signé deux gains en trois sorties. Pour réussir à conserver une fiche gagnante, Stanton a limité les revirements réalisés à ses dépens, le même vilain défaut que Palmer était finalement parvenu à corriger après avoir multiplié les interceptions pendant son passage chez les Raiders d'Oakland.

Cette saison, Palmer avait lancé jusque-là 13 passes payantes contre seulement trois interceptions. De son côté, Stanton a lancé trois passes de touché et il n'a pas encore été victime d'un seul revirement. Et il a épaté la galerie en rejoignant la spectaculaire recrue John Brown avec une passe de touché de 48 verges, dimanche, quelques minutes après avoir pris la relève de Palmer.

Malgré tout, Stanton a complété seulement 49,5 % des passes qu'il a tentées cette année - ce qui est bien peu étant donné la qualité des cibles à sa disposition - comparativement à 62,9 % pour Palmer. Le coefficient d'efficacité de Stanton est de 81,6, soit 14 points de moins que celui de Palmer.

Rêve ou cauchemar?

Compte tenu de l'efficacité de l'unité défensive des Cards, leurs partisans les plus optimistes vont répéter que Stanton n'aura qu'à limiter le nombre de revirements à ses dépens pour permettre à la troupe de Bruce Arians de continuer d'accumuler les victoires et de demeurer au sommet de la division Ouest de la NFC. 

Selon moi, la défensive des Cards devra aussi provoquer sa part de revirements afin de permettre à Stanton de profiter de quelques positions avantageuses sur le terrain à chacun des matchs pour permettre aux Cards d'inscrire des points supplémentaires au tableau indicateur.

Avec deux duels à venir au cours des prochaines semaines contre Seattle et un autre match contre San Francisco, Stanton devra travailler main dans la main avec le porteur de ballon Andre Ellington et les ailiers espacés Brown, Larry Fitzgerald et Michael Floyd pour donner un certain lustre à l'attaque afin d'éviter que le rêve des Cards ne se transforme en cauchemar.

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