Rodgers à son meilleur en octobre

Le quart-arrière des Packers, Aaron Rodgers, a eu... (Photo AFP, Mike McGinnis)

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Le quart-arrière des Packers, Aaron Rodgers, a eu toutes les raisons de sourire au cours du dernier mois. Depuis fin septembre,  le numéro 12 a complété plus de 70 % de ses passes sans être victime de la moindre interception. -

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(Québec) Aaron Rodgers est passé de la parole aux actes au cours du dernier mois pour aider les Packers à remporter leurs quatre derniers matchs après avoir amorcé la saison avec une seule victoire à leurs trois premières sorties. La brillante tenue du quart-arrière a fait taire les critiques lancées injustement à l'endroit de l'attaque de Green Bay, qui a retrouvé son synchronisme à la fin de septembre. Au point où certains se demandent aujourd'hui si les Packers de 2014 sont aussi redoutables sur le plan offensif qu'il y a trois ans.

Les Packers (5-2) partagent aujourd'hui avec Detroit le premier rang de la division Nord de la Conférence nationale. Au grand bonheur de leurs partisans qui ont pourtant appuyé en grand nombre sur le bouton de panique, il y a un mois, à la suite de la défaite de 19-7 encaissée par leurs favoris aux mains des Lions, au Ford Field.

C'est vrai qu'il y avait bien longtemps que les Packers avaient paru aussi amorphes, la solide brigade défensive des Lions ayant limité l'attaque à seulement 223 verges. Les 162 verges gagnées par la voie des airs par Rodgers - le deuxième total le moins élevé de sa carrière - étaient nettement insuffisantes pour compenser une attaque au sol incapable de s'imposer pour une troisième semaine d'affilée. Et comme le numéro 12 présentait jusque-là une fiche pratiquement immaculée de 9-1 en carrière contre les Lions, les fans avaient beau chercher, ils ne parvenaient tout simplement pas à comprendre pourquoi Green Bay avait perdu si soudainement tous ses moyens.

Avec Rodgers aux commandes, les Packers n'avaient jamais marqué moins de neuf points dans un match. Et pour la première fois depuis une rencontre contre les Vikings du Minnesota en 2008, ils n'avaient pas réussi un seul jeu rapportant plus de 20 verges contre les Lions. De quoi paniquer, n'est-ce pas, M. Rodgers?

Comme le vent de panique qui soufflait sur l'État du Wisconsin depuis 48 heures ne semblait pas vouloir s'essouffler à la suite de cette contre-performance contre Detroit, le leader des Packers a profité de sa présence hebdomadaire sur les ondes de la radio sportive de Milwaukee pour s'adresser aux fans, qui étaient déjà prêts à lancer la serviette sur la saison 2014.

«Je sais que les attentes sont très élevées à notre endroit d'année en année, mais je veux d'abord vous rappeler que la saison est encore jeune... Nous avons aussi l'habitude de commencer à jouer du bon football entre nos quatrième et sixième matchs, le temps que les jeunes et les nouveaux venus s'adaptent à notre système de jeu. Pour l'instant, j'ai un mot de cinq lettres pour vous : R-E-L-A-X.»

Le lendemain, l'entraîneur Mike McCarthy appuyait les dires du quart de 30 ans en spécifiant que les propos de Rodgers reflétaient très bien la pensée de toute l'organisation.

Toute une séquence

Après avoir passé un message aussi direct aux amateurs, Rodgers n'avait plus qu'une chose à faire : se retrousser les manches et jouer avec le même aplomb que par le passé, même si les Packers ne possèdent plus autant de profondeur chez les receveurs de passes et les ailiers rapprochés.

Et il y est parvenu de brillante façon!

Les Packers ont signé quatre victoires consécutives en inscrivant 38, 42, 27 et 38 points face aux Bears, aux Vikings, aux Dolphins et aux Panthers. Même si Eddie Lacy a donné un certain rythme au jeu au sol - son rendement n'a encore rien à voir avec son excellente tenue à ses débuts dans la NFL en 2013 - et que l'unité défensive a pris du galon, le grand responsable des récents succès des Packers est sans contredit Rodgers.

Il a complété plus de 70 % de ses relais depuis la fin de septembre, alors qu'il a lancé 13 passes de touché sans être victime de la moindre interception. Pour l'ensemble de la saison, Rodgers totalise 18 passes payantes contre une seule interception réussie à ses dépens par les Seahawks de Seattle, lors du tout premier match du calendrierr. Dimanche, Rodgers a disputé un sixième match consécutif sans être intercepté, ce qui lui a permis d'égaler une marque d'équipe qui appartenait à Bart Starr depuis 1964.

Si l'attaque continue de produire à un rythme aussi accéléré en deuxième moitié de saison, il faudra donner raison aux amateurs qui croient revoir depuis quelques semaines les Packers de 2011 qui avaient inscrit 560 points - le troisième total le plus élevé de l'histoire de la NFL derrière les Broncos de 2013 (606) et les Patriots de 2007 (589) - et encaissé une seule défaite pendant le calendrier régulier.

Leçon apprise chez les pee-wee

Aaron Rodgers était encore très jeune quand il a réalisé qu'il ne pourrait pas obtenir beaucoup de succès à la position de quart-arrière s'il lançait plus d'interceptions que de passes de touché. Chez les pee-wee, l'entraîneur des Jaguars de Chico, Curtis Holder, misait uniquement sur le jeu au sol à partir du moment où Rodgers lançait le ballon dans les mains d'un joueur portant les couleurs de l'équipe adverse. Le quart des Packers a rappelé récemment lors d'une intervention à la radio qu'il avait la mauvaise habitude de lancer beaucoup plus d'interceptions que de passes de touché à l'adolescence, mais que la stratégie du coach des Jaguars lui avait fait comprendre l'importance des revirements sur le déroulement d'un match. Holder a confirmé qu'après des débuts difficiles, Rodgers et ses jeunes protégés misaient davantage sur le jeu aérien dans les mois qui ont suivi. 

Nelson et Cobb ne chôment pas

Les ailiers espacés de Green Bay, Reggie Cobb (8) et Jordy Nelson (6), totalisent déjà 14 touchés, alors que les Packers ont encore un match à disputer demain face aux Saints de La Nouvelle-Orléans avant de compléter la première moitié de saison. Nelson occupe le quatrième rang de la NFL avec 47 passes captées pour des gains de 712 verges derrière Matt Forte (Chicago), Julius Jones (Atlanta) et Golden Tate (Detroit). Sélectionnée en deuxième ronde en mai dernier, la recrue Davante Adams (Fresno State) vient en troisième place chez les Packers avec 17 réceptions (188 verges) et une paire de touchés. À sa deuxième saison dans la NFL, le porteur de ballon Eddie Lacy a franchi le cap des 100 verges une seule fois jusque-là en 2014 - le 2 octobre contre les Vikings .

1,5 sac pour Matthews

Particulièrement vulnérable contre le jeu au sol à la suite de la blessure subie en début de saison par l'immense joueur de ligne B.J. Raji (6'2'' et 337 livres), la défensive des Packers a compensé en multipliant les revirements (10 interceptions) en septembre et octobre. Les Packers occupent le premier rang de la NFL avec un différentiel de + 10. Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre occupent le deuxième rang à ce chapitre à + 9. Les Jets de New York et les Redskins de Washington se partagent la dernière place à - 9. Le secondeur Clay Matthews ne revendique qu'un sac et demi après sept matchs, ce qui est plutôt inhabituel dans son cas. Le nouveau venu Julius Peppers, qui a connu des hauts et des bas à son arrivée à Green Bay, a pour sa part réussi trois sacs et un touché inscrit à la suite d'un retour d'interception de 49 verges contre les Vikings du Minnesota.

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