Une victoire qui fait jaser

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L'actuel succès des Cowboys de Dallas repose notamment sur la contribution de sa ligne à l'attaque, que notamment Zack Martin, Dez Bryant et Travis Frederick animent.

Associated Press

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(Québec) Le détestable propriétaire des Cowboys aime bien se retrouver sous les feux de la rampe. Le meilleur début de saison de Dallas depuis 2007 lui donne finalement l'occasion d'afficher un large sourire.
Les Cowboys ont conservé une moyenne de ,500 depuis leur dernier triomphe au XXXe Super Bowl et raté les séries au cours des trois dernières années, alors qu'une victoire lors du dernier match de la saison leur aurait permis de jouer en janvier. Résultat: l'Étoile a perdu passablement de son lustre au cours des dernières années en raison de ces échecs à répétition.

La saison dernière, les Cowboys sont parvenus à signer huit victoires, même s'ils alignaient la pire défensive de leur histoire. Comme DeMarcus Ware (Denver), Jason Hatcher (Washington) et Sean Lee (blessure au camp d'entraînement) ne sont pas de retour cette année, on se demandait bien comment les protégés de Jason Garrett allaient s'y prendre pour éviter de terminer au dernier rang de la division Est de la NFC.

Contre toute attente, la défense de Dallas a tenu le coup jusqu'à maintenant. Et une grande part du mérite revient au coordonnateur Rod Marinelli, qui a su apporter les ajustements nécessaires au système mis en place sans trop de succès par Monte Kiffin, l'an dernier. La défense a provoqué plusieurs revirements depuis le début de la saison - la marque de commerce de Marinelli - et le nouveau venu Rolando McClain s'affirme comme le leader d'un groupe de joueurs déterminés à faire taire leurs nombreux dénigreurs.

Mais selon la majorité des observateurs, c'est avant tout parce que la défense passe beaucoup moins de temps sur le terrain en raison des succès de leurs coéquipiers à l'attaque que les Cowboys sont parvenus à limiter les dégâts jusque-là et à signer cinq victoires à leurs six premières sorties. Les membres de l'unité défensive sont d'ailleurs les premiers à admettre qu'ils devront se serrer davantage les coudes en deuxième moitié de saison afin de réduire le nombre de verges qu'ils concèdents à leurs adversaires.

Murray en feu!

De toute évidence, l'excellente tenue de la jeune ligne à l'attaque des Cowboys (Tyron Smith, Travis Frederick et Zack Martin) est à l'origine des succès du club et de DeMarco Murray, qui pourrait passer à l'histoire en devenant dimanche, face aux Giants de New York, le premier demi offensif de l'histoire à gagner plus de 100 verges au sol lors des sept premiers matchs de la saison. Pour l'instant, le numéro 29 partage le record (6) avec le légendaire Jim Brown, ayant efffacé la marque d'équipe qui appartenait à nul autre qu'Emmitt Smith (4).

Avec 785 verges au compteur, Murray est le premier porteur de ballon des Cowboys à connaître autant de succès depuis le célèbre numéro 22. Même si Murray a déjà été victime de quatre revirements cette saison, Scott Linehan ne cesse de lui confier le ballon. Si l'entraîneur pourtant reconnu pour raffoler du jeu aérien continue de faire appel à ses services au même rythme au cours des prochaines semaines, le diplômé de l'Université de l'Oklahoma, repêché en troisième ronde en 2011, touchera au ballon plus de 400 fois en 2014.

Les succès de Murray font en sorte qu'on ne demande plus à Tony Romo de lancer le ballon de 30 à 40 fois par match - comme c'était trop souvent le cas dans le passé -, réduisant du même coup le risque d'interceptions à ses dépens. Il occupe actuellement le troisième rang chez les quarts de la NFC avec des gains de 1510 verges avec 11 touchés contre cinq interceptions.

Et contrairement aux années passées, le beau Tony est parvenu à compléter quelques passes à des moments critiques, notamment contre Houston et Seattle, alors que les ailiers espacés Dez Bryant et Terrance Williams ont réussi des attrapés spectaculaires. J.J. Watt est venu bien près de malmener sérieusement Romo, mais le quart reconnu pour sa mobilité est parvenu à éviter la bête des Texans après l'avoir aperçu du coin de l'oeil à la dernière minute. Dimanche dernier, Romo a encaissé un solide plaqué du secondeur Bobby Wagner, des Seahawks, en début de match, mais il est revenu en force, tout comme les Cowboys, qui ont habilement transformé un recul de 10-0 en une victoire de 30-23.Il a suffi d'une victoire inattendue des Cowboys de Dallas dans le château fort des Seahawks de Seattle, dimanche dernier, pour que le propriétaire Jerry Jones mentionne le mot Super Bowl lors d'un point de presse impromptu tenu quelques minutes après la rencontre dominée par sa troupe. En soirée, c'était au tour de l'ex-numéro 88 des Cowboys, Michael Irvin, de retenir l'attention en déclarant sur les ondes du réseau NFL Network que «Dallas n'est pas la meilleure équipe dans sa division ou encore dans la Conférence nationale, mais bel et bien dans toute la NFL».

Trois choix importants

Les actuels dirigeants des Cowboys de Dallas n'ont pas eu beaucoup de succès au repêchage depuis qu'ils sont en poste. Mais ils ont au moins vu juste au cours de trois des quatre dernières années en sélectionnant au premier tour des espoirs qui leur ont permis de reconstruire la ligne à l'attaque. En 2011, lors de l'arrivée de Jason Garrett à la barre de l'équipe, les Cowboys ont choisi le bloqueur Tyron Smith (Southern California) avec le neuvième choix de la première ronde. Deux ans plus tard, Dallas a sélectionné le centre Travis Frederick (Wisconsin) tard au premier tour (31e rang). Le printemps dernier, les Cowboys ont opté pour le garde Zach Martin (Notre Dame) au 16e rang. Curieusement, les trois jeunes coéquipiers sont âgés de 23 ans. En mai, les dépisteurs ont tenu tête au propriétaire Jerry Jones, qui a admis récemment qu'il aurait bien aimé frapper un grand coup en repêchant le quart-arrière Johnny Manziel quand est venu le tour de Dallas de parler au milieu de la première ronde.

Point tournant de la saison

Plusieurs joueurs ont raconté lors d'un reportage diffusé récemment dans l'excellente émission d'avant-match The NFL Today que le point tournant de la saison 2014 est survenu quand les Cowboys ont égalé le record pour la plus grande remontée de leur histoire en transformant un recul de 21-0 en une victoire de 34-31 sur les Rams de St. Louis, le 21 septembre. Selon le quart-arrière Tony Romo, certains joueurs ont réalisé à ce moment-là qu'il existait des façons de gagner, sans nécessairement avoir à disputer un match parfait. Selon l'ailier rapproché Jason Witten, les défaites encaissées lors du dernier match de la saison ayant privé Dallas d'une place dans les séries au cours des trois dernières années ont incité quelques joueurs à se regarder dans le miroir et à se livrer à un sérieux examen de conscience au cours de la saison morte.

La même recette

Les Cowboys ont gagné trois Super Bowl au cours des années 90 en misant d'abord et avant tout sur une solide ligne à l'attaque qui ouvrait la voie au porteur de ballon Emmitt Smith, tout en protégeant de belle façon le quart-arrière Troy Aikman. Nate Newton, Mark Stepnoski, Mark Tunei et Erik WIlliams étaient les pierres angulaires de la ligne offensive des Cowboys sous les ordres de l'entraîneur Jimmy Johnson. Reconnu pour la précision de ses passes, Aikman ne mettait pas inutilement le ballon dans les airs, puisqu'il pouvait compter sur la présence d'un des meilleurs demis offensifs de l'histoire de la NFL dans le champ arrière.

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