Les Bengals, une proie facile pour les Pats

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(Québec) À la suite de la défaite encaissée par les Cards de l'Arizona aux mains des Broncos de Denver, les Bengals de Cincinnati étaient la seule équipe toujours invaincue dans la NFL, dimanche soir, au moment d'amorcer leur duel contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Trois petites heures plus tard, les porte-couleurs des Dolphins de Miami de 1972 toujours vivants pouvaient déjà ouvrir les bouteilles de champagne afin de célébrer le fait que leur saison parfaite était toujours unique en son genre, 42 ans plus tard.

Après avoir passé la semaine à entendre les médias de Boston s'interroger sur l'efficacité du quart Tom Brady et remettre en question les stratégies de l'entraîneur Bill Belichick, les joueurs des Patriots de la Nouvelle-Angleterre se sont serré les coudes, dimanche soir, pour démolir les Bengals de Cincinnati 43-17 et démontrer du même coup à la planète NFL qu'ils n'avaient pas encore dit leur dernier mot.

La dégelée de 41-14 encaissée le lundi soir précédent par les Patriots face aux Chiefs de Kansas City a fait beaucoup jaser à Boston tout au long de la semaine. Et pas nécessairement pour les bonnes raisons. On a vite pressé sur le bouton de panique pour conclure que Tom Brady - qui n'a pas performé à la hauteur de son talent en septembre - était rendu au bout du rouleau à 37 ans et qu'il était peut-être temps de confier l'attaque de l'équipe à la recrue Jimmy Garoppolo, un choix de deuxième ronde au repêchage de mai dernier.

Exaspéré par toutes les questions à connotation négative qui lui ont été adressées au cours de la semaine - une journaliste a même demandé à Bill Belichick s'il pourrait bientôt songer à apporter des changements à la position de quart-arrière - le coach des Patriots avait le bougon facile. «Cincinnati. On se concentre sur Cincinnati», a-t-il martelé lors d'un point de presse plutôt tendu en milieu de semaine.

Déterminés à faire mentir tous ceux qui les avaient dénigrés tout au long de la semaine, Brady et ses coéquipiers ont amorcé la rencontre contre les protégés de Marvin Lewis en jouant avec passion et émotion, comme s'il s'agissait d'un match présenté en janvier. Après cinq minutes, les Patriots menaient 7-0 et il était clair que les Bengals allaient passer une très longue soirée au Gillette Stadium!

Après avoir passé le premier mois de la saison à déplacer les pions afin de pouvoir miser sur une ligne offensive stable pour protéger Brady, les Patriots ont réservé une surprise aux Bengals en utilisant à plusieurs reprises une formation avec deux ailiers rapprochés. Pour épauler Rob Gronkowski, les Patriots misent désormais sur le jeune Tim Wright, qui a été acquis dans la transaction qui a envoyé le joueur de ligne Logan Mankins à Tampa Bay. Dimanche, Wright a réussi un touché en plus de capter cinq ballons (85 verges). La saison dernière en Floride, il a saisi 54 passes et réussi cinq touchés, sans faire trop de bruit, ce qui n'a sans doute pas échappé à Belichick.

Bengals en déroute

De leur côté, les adversaires des Patriots, ces chers Bengals de Cincinnati, ont profité de toute l'attention consacrée à cette rencontre pour démontrer une fois de plus comment ils sont incapables de supporter la pression des amateurs et des médias.

L'histoire s'est répétée à trois reprises au cours des trois dernières années. Chaque fois, le quart-

arrière Andy Dalton a complètement perdu ses moyens dans la première ronde des séries éliminatoires après avoir été très efficace pendant le calendrier régulier.

Dimanche soir, ce n'est toutefois pas Dalton qui a choké le premier. Ses coéquipiers Mike Nugent, Emmanuel Lamur et Jermaine Gresham ont tous les trois gaspillé des occasions de faire tourner le vent avant qu'il ne soit trop tard. Le botteur a raté un placement de 52 verges, le secondeur a échappé le ballon alors qu'il aurait pu réussir une interception et l'ailier rapproché a vu le ballon glisser entre ses mains dans la zone des buts. Trois erreurs impardonnables contre une équipe pratiquement imbattable à domicile.

Si on se fie à ce qu'on a vu, dimanche, le parcours des Bengals dans les séries sera de nouveau très court. Quant aux Patriots, on aura une meilleure idée de leur valeur à l'Action de grâce américaine, fin novembre, foi de Bill Belichick. Pour l'instant, le ténébreux entraîneur ne pense qu'à une chose : «Buffalo». Prochain adversaire de sa troupe.

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