Les Capitales parfaits et champions!

Les Capitales sont champions! Et de belle façon. Vainqueurs 9-3 des Boulders de... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Les Capitales sont champions! Et de belle façon. Vainqueurs 9-3 des Boulders de Rockland jeudi soir, le club de Québec est devenu le premier en 13 ans de Ligue Can-Am à rafler les grands honneurs à l'aide d'un parcours éliminatoire parfait.

Ce balayage complet de six victoires éliminatoires sans la moindre défaite, en demi-finale et en finale, marque la septième conquête en 19 campagnes pour la formation québécoise. Un ultime point d'exclamation apposé devant 4607 spectateurs comblés dans un Stade Canac comble.

«Je peux dire que c'est la meilleure équipe que j'ai eue. On est les seuls à avoir balayé les séries, ce qui est extrêmement difficile à faire, on a gagné le championnat de la saison... On a fait bien des affaires», a proclamé l'instructeur-chef Patrick Scalabrini, tentant de se faire entendre à travers les festivités.

Champions en 2006, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, les Capitales mettent fin à une disette de quatre ans. Cinquième sacre en huit ans sous la gouverne de Scalabrini, qui prouve avoir mérité son titre de gérant de l'année au sein de la Can-Am.

«Sans dire qu'on commençait à le tenir pour acquis, avec cinq bagues collées, on dirait que tout fonctionnait. De devoir faire face à l'adversité durant quelques années, ça nous a peut-être donné un petit coup de pied dans le derrière pour travailler encore plus fort et trouver la bonne combinaison», a poursuivi le patron, qui n'a pu éviter la douche de Gatorade.

Au-delà de ses tâches comme directeur général et comme coach, Scalabrini trouve la solution dans son rôle de... papa. «On a gagné en 2013, l'année de la naissance de Maya, et on a gagné en 2017, l'année de la naissance de Luka», laisse tomber celui qui annonce donc une famille nombreuse à venir chez les Scalabrini-Bois!

Lennerton à la retraite

Si l'attaque a entre autres été l'affaire de Balbino Fuenmayor, auteur de deux circuits, chapeau bas au lanceur partant des Capitales. Karl Gélinas a tenu la grosse attaque des Boulders en respect durant sept manches et un tiers, pendant que sa défensive se montrait intraitable.

«On dirait qu'on oublie à quel point c'est agréable de vivre des moments comme ça!» a commenté le vétéran de 34 ans, membre des Capitales depuis 2007. «C'est de loin le groupe le plus complet qu'on a eu et c'est mission accomplie», a résumé Gélinas qui, occupant le double emploi, obtient son premier titre comme instructeur des lanceurs.

Gélinas et Fuenmayor étaient les deux seuls joueurs de l'alignement à déjà avoir soulevé le trophée Arthur E. Ford. Le Québécois obtient une sixième bague, tandis que le Vénézuélien avait été amené en renfort pour les séries de 2013.

Si après 15 ans dans le baseball professionnel Gélinas est encore loin de songer à la retraite, son coéquipier et joueur de premier but Jordan Lennerton a quant à lui disputé son dernier match, jeudi. Au terme de ce qui s'est sans doute avéré sa meilleure saison en carrière, autant au plan individuel que collectif.

«Il n'y a pas de meilleure façon de finir, avec un championnat et un groupe aussi formidable. Ce sont des gars avec qui j'ai eu du plaisir chaque jour. Avant la saison, j'ai décidé que ce serait ma dernière et maintenant, je retourne à la maison en Colombie-Britannique pour devenir instructeur», a révélé le joueur de l'année chez les Capitales et instructeur des frappeurs. Il a 31 ans.

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Le champagne a rapidement coulé après la victoire des Capitales.

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Les Capitales ont démarré en trombe avec deux points dès la première manche, triple de Yordan Manduley et ballon-sacrifice de Kalian Sams, puis trois autres en deuxième, simple de Manduley et double de Yurisbel Gracial. L'équipe locale a aussi profité de trois erreurs de la défensive adverses dans ces deux manches.

Les visiteurs ont toutefois réduit l'écart de 5-0 à 5-3, avant que Fuenmayor n'expédie la balle par-dessus la clôture du champ centre pour reprendre une avance de quatre points en cinquième. Maxx Tissenbaum précédait Fuenmayor au marbre.

Le joueur par excellence du baseball indépendant en 2014 en a remis en septième avec sa deuxième bombe de la soirée, avant que James McOwen fasse de même tout de suite après. Et les derniers espoirs des Boulders venaient de s'envoler avec la balle dans la nuit du parc Victoria.

Le trophée Arthur E. Ford... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 5.0

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Le trophée Arthur E. Ford

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L'épopée d'un trophée

Le trophée de la Ligue Can-Am porte le nom d'Arthur E. Ford. Le gros objet métallique à base de bois était remis aux champions de l'ancien circuit canado-américain à partir de 1949. L'année précédente, 1948, les Red Sox d'Oneonta, dans l'État de New York, avaient été sacrés pour la troisième fois et devaient alors de facto garder à vie la coupe Shuttleworth. Le propriétaire des Red Sox, Harold Ford, a donc offert un nouveau trophée nommé en l'honneur de son défunt père. Ford est lui-même mort quelques mois après son don.

Les Braves de Québec ont gravé leurs noms sur le trophée en 1949 et en 1950 et c'est chez le fils du propriétaire des Braves de l'époque que l'historien du baseball de Québec Daniel Papillon a retrouvé le précieux au milieu des 2000. À l'origine surmonté d'une figurine de receveur, le trophée a depuis 12 ans, au gré des accidents de parcours, accueilli en son sommet un frappeur et maintenant une simple balle. Comme il est la propriété de Papillon, les équipes de Québec et de Trois-Rivières sont les seules à avoir paradé le trophée Arthur E. Ford lors de leur conquête. La Ligue Can-Am remet une autre coupe, plus petite.

La rédemption de Fuenmayor

Balbino Fuenmayor (28) s'est réveillé avec deux circuits... (Le Soleil, Caroline Grégoire) - image 7.0

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Balbino Fuenmayor (28) s'est réveillé avec deux circuits dans le troisième match de la finale de la Can-Am. Ici, il célèbre avec Maxx Tissenbaum (36) et James McOwen (19).

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Peu convaincant dans le rectangle des frappeurs depuis son retour à Québec, Balbino Fuenmayor aura gardé le meilleur de son bâton pour le troisième match de la finale de la Can-Am, frappant deux circuits et produisant trois points, dans le triomphe des Capitales 9-3 sur Rockland, jeudi.

Affichant une moyenne famélique de ,100 avant la rencontre décisive, le puissant frappeur désigné s'est montré sous son meilleur jour jeudi, claquant un circuit de deux points en cinquième, puis une longue balle en solo en septième. Cette dernière bombe du Vénézuélien de 27 ans a fait l'effet d'un coup de massue chez les Boulders.

«J'avais connu une saison très longue au Mexique. Quand je suis arrivé ici, j'avais déjà plus de 100 matchs joués. J'étais un peu fatigué, mais ce n'est pas une excuse. J'ai tout donné ce que je pouvais. J'étais le premier à vouloir contribuer à la production offensive de l'équipe. Et ce soir, j'ai explosé au moment opportun», a-t-il raconté.

Il s'agit d'un deuxième championnat des séries avec les Capitales pour Fuenmayor, qui était de la précédente édition gagnante, en 2013. «Ce deuxième championnat n'est pas si différent du premier, mais il est très spécial, parce que nous avions un esprit d'équipe exceptionnel et que chaque joueur a contribué à tour de rôle. C'était très satisfaisant. D'autant plus que j'ai pu apporter ma propre contribution pendant ce dernier match.»

Blanco veut revenir

Six mois après la déception d'une élimination rapide à la Classique mondiale à Tokyo, les trois joueurs cubains des Capitales, Lazaro Blanco, Yurisbel Gracial et Yordan Manduley, ont pour leur part connu des solides séries, décrochant tous un premier titre dans l'uniforme québécois.

Lanceur de l'année dans la Can-Am, Blanco est devenu, à sa première saison chez les Capitales, doublement champion en 2017, lui qui avait participé à la conquête des Alazanes de Granma, avec le coéquipier Manduley, dans la «Serie Nacional» cubaine, en janvier.

«Ça conclut une excellente saison pour moi, après avoir remporté le championnat avec Granma et Québec. Je suis vraiment satisfait de mon année et je suis très heureux de l'accueil que j'ai reçu ici, à Québec. Si j'ai une chance de revenir, je reviendrai!» a fait savoir celui qui a conservé une fiche de 11-4 et une moyenne de points mérités de 2,98, cette saison.

De retour à sa position naturelle de troisième-but après un séjour à l'inter en 2016, Yurisbel Gracial a pour sa part brillé autant en défensive qu'à l'attaque cette saison, et encore une fois dans le dernier match de la finale (2/4, 2pp). Il a en outre affiché une moyenne au bâton de ,400 en séries.

«Ce championnat est particulièrement satisfaisant pour moi, parce que c'est mon premier en carrière. Je me suis rendu souvent en finale, avec Matanzas, mais je n'ai jamais remporté de titre. J'arrive ici et voilà!» a lancé le natif de Guantanamo.

Comme ses coéquipiers cubains, Gracial admet avoir été préoccupé par la menace de l'ouragan Irma, qui a balayé une partie de Cuba - et endommagé la toiture du domicile familial -, pendant les séries. «J'ai essayé, malgré tout ça, de me concentrer sur le baseball. Je prenais ça, partie par partie, lancer par lancer. Parce qu'après avoir fait des vérifications, j'ai su que toute la famille était en sécurité et que nous n'avions subi que des dommages matériels», a expliqué Gracial qui passera les prochaines 24 heures à la recherche d'une génératrice avant de rentrer à Cuba.  Kathleen Lavoie




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