L'heure est venue de trancher

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Jamie Keefe, gérant des Boulders de Rockland et Patrick Scalabrini, gérant des Capitales de Québec

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(Québec) Pour la première fois en trois ans, les deux meilleures équipes de la saison se retrouvent en finale de la Ligue Can-Am de baseball indépendant. Les Capitales de Québec et les Boulders de Rockland ont couru tout l'été au coude à coude. L'heure est maintenant venue de trancher et de couronner les champions. Série trois de cinq, la finale que tous attendaient s'amorce mardi soir, dans l'État de New York, avant de venir se conclure dans la capitale québécoise à compter de jeudi.

Quatuor en panne

Les Boulders possèdent l'attaque la plus dévastatrice de la Can-Am, comme en font foi leurs 594 points marqués durant la saison et 115 circuits, un record de ligue. Mais quand on lui demande si la série se résumera à la puissance de feu de ses Boulders contre les lanceurs des Capitales, le gérant Jamie Keefe est loin de faire le paon.

Les quatre premiers frappeurs de son alignement n'ont rien fait dans les quatre rencontres de la demi-finale contre les Jackals du New Jersey. Rockland a inscrit 18 points, contre 20 pour Québec dans son balayage de trois matchs, mais ce n'est pas grâce à Mike Fransoso, Dylan Tice, Joe Maloney et Marcus Nidiffer. À quatre, ils montrent une moyenne offensive de ,052 (3 en 58!), deux points comptés et un maigre point produit en première ronde éliminatoire.

Maloney est devenu cette année le roi des circuits de la Can-Am avec ses 35 bombes records. En demi-finale contre Jersey? Un en 16, huit retraits sur des prises.

«J'espère que ça va changer en finale et que tout le monde va contribuer, parce que sinon on va en arracher contre Québec», a admis Keefe au téléphone, lundi. En ce moment, la barque est menée par Cody Regis (7 cs, 2 cc) et Daniel Arribas (5 pp), cinquième et huitième frappeurs.

Au monticule, le vétéran gaucher Richard Salazar (6-3, 3,38) devrait inaugurer la finale, bien que Keefe disait ne pas encore avoir consulté à ce sujet son instructeur des lanceurs, Salazar lui-même. Le Vénézuélien de 36 ans montre un dossier de 1-2 et une moyenne de points mérités de 4,50 contre Québec cette année, mais n'a alloué que trois points en 14 manches (1,93) sur ses deux départs à Rockland face aux Capitales.

L'as partant des Boulders Justin Topa (15-3, 3,23) a réalisé un match complet sans accorder de point, vendredi dernier. Les Capitales s'avèrent toutefois sa bête noire avec 16 points inscrits en 23,1 manches (6,17) contre Topa cette saison.

«Tout le monde souhaitait voir cette finale et c'est bien mérité des deux côtés. Il existe une grande amitié et beaucoup de respect entre nous jusqu'au premier lancer, mais après c'est une guerre sans relâche durant 9, 10 ou même 11 manches. On ne sait jamais jusqu'où ça ira», conclut le gérant, qui mène sa troupe en finale pour une troisième fois en quatre ans.

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En terrain hostile

«C'est un vrai cas des deux meilleurs en finale et les vrais champions se décident. Mais disons qu'on ne s'est pas tapé des high five quand on a su qu'on affronterait Rockland.»

Le gérant des Capitales se réjouit d'avoir arraché l'avantage du terrain par un demi-match sur les 100 rencontres régulières disputées de mai à septembre. N'empêche que d'aller livrer les deux premiers rendez-vous au petit stade Palisades de Pomona, mardi et mercredi, ne fait pas tant son bonheur.

«C'est l'endroit le plus dur à jouer dans la ligue. Il n'y a pas de match confortable là. Avec le champ droit super proche [313 pieds, contre 315 à Québec], c'est le genre de place où un gars peut battre le record de coups de circuit de la ligue, mettons», a expliqué Patrick Scalabrini, lundi après-midi. Après un entraînement au Stade Canac, Scalabrini et sa troupe ont pris la route des États-Unis.

À l'aube de sa première finale en quatre ans, l'instructeur-chef sait trop bien que l'auteur du fameux record de 35 longues balles réalisé cette année, Joe Maloney, a été réduit au silence en demi-finale. Ce qui lui fait craindre un réveil imminent du frappeur de puissance des Boulders. «Imagine : ils se sont rendus en finale et leur meilleur frappeur n'a pas frappé», laisse-t-il tomber

Mais ses Capitales n'ont pas à rougir au bâton, insiste-t-il. À nous la moyenne, à eux la puissance brute. À eux la vitesse, à nous la meilleure rotation de lanceurs partants. Quant aux enclos de relève, les deux camps se valent, analyse Scalabrini.

Alors que ses deux joueurs de positions cubains, Yurisbel Gracial (,380) et Yordan Manduley (,313), sont les meilleurs frappeurs chez les Capitales dans les trois dernières semaines, Kalian Sams (,217) n'a pas regagné son aplomb depuis son retour de blessure du 9 août.

Ses claques du dernier match, dont un double, laissent croire que Sams montrera de belles choses en finale, ce qui rendrait les Capitales difficiles à vaincre. Sans oublier la puissance que Balbino Fuenmayor peut déployer, mais n'a pas encore montrée dans l'uniforme québécois cette année.

Jordan Lennerton (,214) et Maxx Tissenbaum (,167) devront aussi faire mieux qu'en première ronde, tandis que l'apport inattendu d'une Marcus Knecht (5 pp) ne peut pas nuire.




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