Irma réunit les frères Lee à Québec

Justin Lee est venu rejoindre son frère Brett,... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Justin Lee est venu rejoindre son frère Brett, à Québec, après avoir reçu l'ordre d'évacuer son logement de Jacksonville. Sa femme, militaire dans l'armée américaine, a été obligée de suivre son peloton vers le Texas.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Sa ville natale n'est pas dans la mire de l'ouragan Irma, mais le lanceur Brett Lee suit à la trace les événements qui secouent la Floride. Et il peut en jaser directement avec son frère, Justin, qui s'est envolé pour Québec après avoir reçu l'ordre d'évacuer son logement à Jacksonville, située au nord-est de l'État.

«J'ai déjà vécu l'ouragan Ivan en 2003, je sais très bien les dégâts que cela peut causer. Et là, on dit qu'Irma pourrait être le pire de l'histoire, ça donne des frissons», confiait le lanceur gaucher des Capitales avant le troisième match de la demi-finale, samedi.

Militaire dans l'armée américaine, l'épouse de son frère a été évacuée vers le Texas avec son peloton, voilà quelques jours à peine. Au lieu de partir sans trop savoir où aller, Justin a opté pour rejoindre son frère à Québec, d'autant plus que la compagnie aérienne Jet Blue offrait des billets à prix réduit aux gens de la Floride forcés de quitter.

«Mes parents restent toujours à Pensacola [au bord de la mer, à l'ouest, tout près de l'Alabama], mais ils ont été évacués vers Atlanta. Il va sûrement venter et pleuvoir chez moi, mais ça ne devrait pas être aussi terrible qu'en 2003. L'important, c'est la sécurité des gens», disait-il.

Cette année-là, Ivan avait frappé Pensacola de plein fouet. «Ça avait frappé fort, et ce n'était qu'un ouragan de catégorie 3 alors qu'Irma en est un de catégorie 4 ou 5. Ça avait été la dévastation, nous avions eu un congé scolaire forcé de deux à trois mois parce que l'école de mon voisinage servait d'abri pour les gens.

«Il y avait eu une vague de 50 pieds à la marina, qui se trouve près de notre maison, tous les bateaux y étaient passés. Nous avions été évacués, bien sûr, et on n'avait pas pu retourner chez nous avant quelques semaines.»

Il sait bien ce qui attend ses concitoyens dans les prochaines heures. «Déjà, il y a pénurie d'essence et d'eau à plusieurs endroits. Mon frère me racontait que sur les autoroutes, on pouvait rester plus de 75 minutes sans pouvoir avancer de quelques pieds. Comme il réside en appartement, il ne peut pas tout perdre, mais il a quand même entreposé plusieurs choses chez nos parents.»

Lee est impressionné par la résilience des gens de la Floride. «Pendant un tel événement, on oublie tout ce qu'il se passe dans le monde, on se serre les coudes. Toute la communauté se regroupe», notait le releveur.

McOwen pas inquiet

De son côté, le voltigeur James McOwen, originaire de Fort Lauderdale, n'était pas inquiet pour sa famille, même si les siens n'ont pas opté pour l'évacuation.

«La maison est en béton, elle est solide et située sur un petit flanc de montagne au-dessus du niveau de la mer. Ils ont choisi de rester, comme ils l'ont toujours fait. Les voisins sont là, aussi. Il y aura sûrement une perte d'électricité, mais ils sont confiants et ça ne me stresse pas trop. Il y a des tempêtes tropicales, ici et là, mais Irma est sûrement la pire que j'ai vue.»




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