Sikula recrute, Ballou s'amène

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À le voir s'amuser ferme à capter des balles durant l'heure d'entraînement de mercredi au stade du parc Victoria, Arik Sikula est vraiment dans son élément sur un terrain de baseball.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Arik Sikula compte sans contredit parmi les nouveaux meneurs dans le vestiaire des Capitales. Non seulement le sympathique rouquin fait partie des meilleurs lanceurs de la Ligue Can-Am, mais il vient d'aider à convaincre le voltigeur Isaac Ballou de s'amener à Québec.

Libéré du AA le 13 juillet à sa cinquième saison dans l'organisation des Nationals de Washington, Ballou revendique 14 matchs au niveau AAA et une moyenne au bâton globale de ,259, 65 buts volés, 218 points produits et 258 points comptés en 1759 apparitions au bâton dans les rangs mineurs affiliés.

Le frappeur gaucher de 27 ans, 6' 2'' et 205 lb se joint aux Capitales pour occuper le poste de frappeur de choix au premier rang du rôle et de quatrième voltigeur. Il est natif du Maryland.

«J'ai joué avec Isaac durant deux ans, à l'Université Marshall, explique Sikula. Après avoir été repêché [en 2011, par les Blue Jays], je retournais m'entraîner avec eux de temps en temps et je n'arrivais toujours pas à le retirer! Scal le suivait depuis un bout et quand il a été libéré, il m'a demandé de faire le premier contact.»

Le gérant Patrick Scalabrini a échangé Daniel Rockett à Sussex pour faire une place à Ballou, qui devrait enfiler l'uniforme des Capitales pour la première fois, vendredi ou samedi, à Trois-Rivières.

Là où l'équipe de baseball indépendant de Québec amorcera jeudi la dernière ligne droite de 38 matchs réguliers qui la mènera aux séries. Scalabrini remettra justement la balle à Sikula pour amorcer ce premier de quatre affrontements en Mauricie.

Le droitier du Tennessee arrive quatrième de la Can-Am avec sept victoires, sixième avec 67 retraits au bâton et septième pour sa moyenne de 3,50 points mérités.

Mais son dernier mois a été particulièrement impressionnant : cinq victoires à ses cinq derniers départs, séquence au cours de laquelle il n'a alloué que cinq points mérités en 33 manches et un tiers pour une moyenne de 1,35! Sikula n'a pas perdu depuis le 18 juin.

Le numéro 21 souligne avec justesse les succès récents de tous les artilleurs partants des Capitales. Au cours du dernier séjour à Québec, les lanceurs partants n'ont donné que sept points mérités en six matchs. M.p.m. de 1,63 et cinq victoires sur six.

D'Arika à Arik

À le voir s'amuser ferme à capter des roulants durant l'heure d'entraînement de mercredi au stade du parc Victoria, Sikula est vraiment dans son élément sur un terrain de baseball.

Il a joué aux États-Unis et au Canada, mais aussi en Australie, au Venezuela et à Porto Rico. Il aimerait revivre l'expérience latine l'hiver prochain, peut-être en Colombie cette fois, et connaît assez la dynamique des ligues européennes pour regarder du côté de la République tchèque.

Il faut dire que son patronyme vient de ce coin du globe. L'histoire de son prénom, pas commun non plus, s'avère par contre plus rigolote. «J'étais censé être une fille et m'appeler Arika. Mais quand mes parents ont vu que j'étais un garçon, ils ont juste enlevé le "a", à la fin», raconte-t-il en riant.

«Je joue au baseball pour les Capitales», affirme ensuite Sikula en français, comme quoi sa soif d'apprendre est plus importante que la plupart des athlètes de son acabit.

Comme ses deux mois passés au laboratoire de science sportive Driveline de Seattle, en 2016. Alors tout juste remis d'une blessure à l'épaule, celui qui avait toujours été releveur dans les rangs professionnels avant d'arriver à Québec dit avoir mieux compris cet hiver-là comment son corps, et surtout son bras, fonctionne.

Durant ses deux jours de congé de la pause du Match des étoiles, lundi et mardi, Sikula a amené sa mère, venue du Tennessee, visiter le Vieux-Québec et voir les chutes Montmorency. «On est aussi passés chez Chocolats favoris...» laisse tomber celui qui semble parfaitement s'acclimater.

***

Congé pour les étoiles

Après deux jours de repos pour la pause du Match des étoiles, tenu mardi soir à Ottawa, les joueurs des Capitales se sont retrouvés au Stade Canac, mercredi après-midi, pour une heure d'entraînement léger, question de se délier les muscles. Les cinq joueurs sélectionnés parmi les étoiles manquaient toutefois à l'appel, profitant d'un congé : Lazaro Blanco (photo), Yordan Manduley, Kalian Sams, Nolan Becker et Maxx Tissenbaum. Dans le cas du lanceur partant Blanco, qui n'a pas lancé depuis le 18 juillet à part ses deux manches au Match des étoiles (2 cs, 0 p), où il a d'ailleurs été le seul des 15 artilleurs utilisés à compléter deux manches, on ne le renverra pas dans la mêlée avant dimanche ou lundi pour s'assurer de l'avoir frais et dispos en août et en septembre. Quant au releveur Jon Fitzsimmons, blessé depuis le 28 juin, il a lancé dans l'enclos mercredi et n'a ressenti aucune douleur. Son retour n'est toutefois pas pour demain, car il est apparu assez rouillé. Il effectuera un nouvel exercice du genre vendredi.

***

Objectif championnat de saison

En tête du classement à égalité avec Rockland et avec encore 38 matchs au calendrier régulier, les Capitales (40-22) prennent le titre de champions de saison au sérieux. «Si on joue pour ,600 durant ces 38 matchs, on devrait finir en tête», calcule le gérant Patrick Scalabrini, bien au fait que comme ses Capitales, les Boulders roulent jusqu'ici à un train d'enfer de ,645. «On veut avoir l'avantage du terrain en séries, même en finale. L'an passé [en demi-finale], on a gagné nos deux premiers matchs à la maison avant de perdre les trois suivants à Rockland», rappelle-t-il. «Si on ne finit pas en tête, ce ne sera pas la fin du monde, mais c'est un objectif qu'on se donne.» De ses 38 rencontres à disputer d'ici au 4 septembre, 18 auront lieu à Québec. Les Capitales ont encore 10 affrontements contre Trois-Rivières (22-39) et huit contre Sussex (28-33), les pires des six équipes de la Can-Am. Rockland a pour sa part 16 matchs locaux sur 38 et se mesurera à Ottawa (30-31) à 12 reprises.




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