Sams, la kryptonite

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Le rôle du superhéros revient sans l'ombre d'un doute au joueur des Capitales Kalian Sams, qui s'est fait plaisir avec trois bombes au-delà de la clôture du Stade Canac.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) On s'attendait à Superman contre Batman, on a eu droit à Clark Kent et Bruce Wayne. L'ultime duel tant attendu entre les lanceurs Philippe Aumont et Karl Gélinas, mardi soir, s'est plutôt traduit en festival offensif gagné 9-7 par les Capitales aux dépens des Champions d'Ottawa.

Le rôle du superhéros revient sans l'ombre d'un doute à Kalian Sams. Le musculeux et tatoué frappeur de puissance du club de Québec, véritable kryptonite pour Aumont, s'est fait plaisir avec trois bombes au-delà de la clôture du Stade Canac. Chaque fois à coup de deux points dans le feuillage des grands arbres du parc Victoria : deux contre Aumont et le coup de canon de la victoire pour briser l'égalité en fin de neuvième manche.

Après son grand chelem de lundi, le colosse néerlandais a ainsi cogné quatre longues balles et produit 11 points en deux jours aux dépens des Champions. Tout pour néanmoins assouvir les 3514 spectateurs venus en bonne partie assister à... un duel de lanceurs. Il s'agit de la meilleure foule locale pour les Capitales cette saison.

Aumont a accordé pas moins de cinq points aux Capitales dès la première manche. Le tout après deux retraits. Un simple de Yurisbel Gracial suivi d'un double productif de Jordan Lennerton ont précédé le 16e circuit de Sams. Puis but sur balles à Maxx Tissenbaum et simple et but volé par James McOwen avant le simple de deux points de Marcus Knecht.

Vraiment pas le début de match que le droitier de 6'7'' espérait. En fait, personne ne s'attendait à une si mauvaise entrée en scène à Québec de la part d'un lanceur dont la sortie précédente a été un match sans point ni coup sûr et qui revendique 46 matchs et 43,2 manches lancées dans les ligues majeures, de 2012 à 2015.

À partir de là, Gélinas n'avait plus qu'à être Gélinas. Mais était-ce l'importance du moment? Le vétéran artilleur de 11e saison chez les Capitales a accordé deux points en deuxième manche et deux autres en troisième, ces derniers aussi après deux retraits. Notons le circuit solo de Ricky Oropesa.

Et merci au voltigeur McOwen, qui a sauvé deux points à l'aide d'un superbe attrapé à la clôture du champ gauche, presque sur la ligne, pour mettre fin à la quatrième manche au moment où deux coureurs d'Ottawa occupaient les sentiers.

Question de donner un peu d'air à son lanceur, Sams a rappliqué en cinquième avec son second laser hors du stade de la soirée pour faire 7-4. Il compte 18 circuits à sa fiche après 45 matchs et se met donc à la poursuite du record de 31 en une saison établi par Eddie Lantigua en 2005, une marque d'équipe et de ligue.

Trop peu... trop tard

Les visiteurs sont revenus avec deux points en huitième et un autre en neuvième, circuit solo de Carson Helms avec deux retraits. Cadeau de l'as releveur Nolan Becker, venu en relève à Trevor Bayless à compter de la huitième manche, Becker pourtant un spécialiste de la neuvième.

Avec son simple en première manche, Gracial a allongé à 20 sa séquence de rencontres avec au moins une présence sur les sentiers. Les Capitales demeurent invaincus cette saison le mardi avec sept victoires.

NOTES : Après avoir reçu le titre pour l'ensemble de la Ligue Can-Am, Sams a bien sûr été nommé joueur par excellence du mois de juin chez les Capitales... Dans le dernier match d'une série de trois contre Ottawa, mercredi, les Capitales confieront d'abord la balle à Joey Maher (fiche 2-2, mpm 3,00), tandis que les Champions enverront Austin Chrismon (5-2, 5,62) sur la butte... On connaîtra jeudi l'alignement pour le Match des étoiles du 25 juillet, à Ottawa, où les meilleurs éléments de la Can-Am affronteront leurs homologues de l'Association américaine.

Pas de plaisir pour les lanceurs

Le lanceur des Capitales, Karl Gélinas, a avoué... (Le Soleil, Pascal Ratthé) - image 3.0

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Le lanceur des Capitales, Karl Gélinas, a avoué ne pas avoir passé une bonne soirée, «une journée plate au bureau».

Le Soleil, Pascal Ratthé

«Quand Sams est à une bonne place dans sa tête et dans son élan, il peut gagner un match à lui seul. Mais il ne faut pas abuser, batinse! Ç'a aucun sens!»

Comme tout le monde dans le stade, mardi soir, Patrick Scalabrini s'attendait à assister à un grand match. Mais ce n'est pas le grand match auquel on s'attendait qui a mené à la victoire de 9-7 de ses Capitales.

Le gérant de la formation de Québec a plutôt vu son as lanceur partant Karl Gélinas offrir une mauvaise performance et son gros frappeur Sams dominer les artilleurs adverses, dont l'ancien du baseball majeur, Philippe Aumont.

«Mon but est de frapper quatre circuits dans le même match, mais je n'ai jamais réussi», a souri l'étoile du jour, après que son troisième coup de canon ait clos les hostilités. Un troisième triplé en carrière pour lui. Il avait aussi claqué trois longues balles en un match et produit 11 points sur deux jours avec son équipe nationale des Pays-Bas, lors de la Coupe européenne, en septembre dernier.

Avec trois circuits dans un match, Sams égale le record de la Ligue Can-Am partagé par plusieurs joueurs. Ses 46 bombes en carrière dans l'uniforme des Capitales le hissent au deuxième rang de l'histoire de la concession à égalité avec Sébastien Boucher, encore très loin des 126 d'Eddie Lantigua. Il est à 18 pour sa saison et vise d'effacer les 31 de Lantigua en 2005.

«Mon but en revenant cette année était 30 circuits, mais Pat Scalabrini m'a dit que j'étais aussi bien d'y aller pour 31 parce que c'est le record. Alors, c'est mon but», a poursuivi le puissant cogneur.

Moins de sourires

Du côté des lanceurs, les sourires étaient moins francs. «J'avais vraiment hâte de lancer [contre Aumont], j'avais le goût d'avoir du plaisir, a commenté Gélinas. Mais on s'entend que je n'ai pas eu tant de plaisir que ça, ce soir. Pour une raison que je ne suis pas capable d'expliquer, je n'avais pas la touche. Deux frappeurs atteints, deux buts sur balles, j'étais toujours en retard dans le compte... C'était juste une soirée à oublier, une journée plate au bureau, comme on peut dire.»

Dans l'autre vestiaire, Aumont tenait des propos semblables. «C'est des choses qui arrivent. C'est un petit parc où il va continuer à se frapper beaucoup de circuits. Après avoir donné cinq points en première manche, je me suis repris et j'ai quand même lancé mes six manches. Mais contre Sams, il faut redoubler de concentration et je n'ai pas exécuté mes tirs au bon endroit», a résumé celui qui a côtoyé Sams à ses débuts dans les rangs professionnels au sein des filiales des Mariners de Seattle.

Au mont a accordé sept points mérités en six manches, Gélinas quatre en 5,1 manches.

Baptême surprise pour Gillies

Installé à Vancouver, Tyler Gillies prévoyait d'abord s'amener à Québec, mardi, pour un simple essai sur les lignes de côté, devant les instructeurs des Capitales. Puis le gérant Patrick Scalabrini lui a demandé, juste au cas, de se pointer une journée plus tôt. Débarquée de l'avion depuis à peine deux heures, la recrue est finalement grimpée sur la butte du stade du parc Victoria pour affronter les Champions d'Ottawa durant une manche et un tiers, lundi soir.

«Mon vol a atterri autour de 18h20, je me suis présenté au stade et j'ai embarqué dans le match. Ce n'était pas le plan initial, mais on s'est arrangé pour que ça marche» a indiqué le numéro 44 des Capitales, au lendemain de sa première sortie dans les rangs professionnels.

Après avoir accordé un simple et un but sur balles, Gillies a ensuite forcé l'adversaire à cogner trois roulants à l'avant-champ, dont un pour le double jeu, entrecoupés d'un autre simple. Une présence «décente», selon ses standards et très appréciée de ses nouveaux supérieurs. «Il a montré de très belles choses. Mais on aime aussi nos trois autres lanceurs recrues», insiste Scalabrini, à propos d'Andrew Elliot, Miles Moeller et Jaspreet Shergill. Ce dernier vient aussi de l'Ontario, comme Gillies, tandis que les deux autres sont Américains.

Gillies a tout juste 22 ans et pourrait encore évoluer chez les juniors. Il a passé quatre saisons à l'Université de la Colombie-Britannique (circuit NAIA West). Ignoré au repêchage du baseball majeur, les recruteurs lui ont conseillé de s'essayer dans le baseball indépendant en espérant y être remarqué par l'affilié. Un ancien des Capitales, Adam Arnold, a fait le lien entre Gillies et Scalabrini.

«Et me voilà! Je suis prêt à lancer de nouveau mercredi et on verra ce qui passera par la suite. Je ne suis ici que depuis deux jours, mais j'adore ça!» affirme celui qui connaissait Jon Fitzsimmons et Lachlan Fontaine par amis interposés.

Le retour au jeu du lanceur partant Brett Lee, vendredi, forcera Scalabrini à se délester d'un bras. À moins de trouver une autre entourloupette.  




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