Blanco mate ses compatriotes

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Le lanceur des Capitales Lazaro Blanco a connu une sortie de qualité et a obtenu sa quatrième victoire de la saison.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Les Capitales ont défait l'Équipe nationale de Cuba 5-1 pour inscrire un quatrième gain consécutif et balayer la série face à la sélection de l'île des Caraïbes, au Stade Canac, jeudi.

Le lanceur des Capitales Lazaro Blanco (4-1) a connu une sortie de qualité, inscrivant sa quatrième victoire de la saison - la septième de l'équipe en huit matchs contre Cuba au cours des deux dernières années -, face à ses compatriotes.

En huit manches et un tiers de travail, le grand droitier a accordé cinq coups sûrs, un point mérité et deux buts sur balles. Il a de plus retiré cinq frappeurs sur des prises.

«Ç'a été une sortie solide. Il n'y a pas eu de balles frappées solidement contre lui. Il était en contrôle. Il a gardé son nombre de lancers très bas, ce qui est son problème habituellement. Une grosse performance de sa part»,  a expliqué Patrick Scalabrini.

«On voulait lui donner la chance de jouer un match complet contre ses compatriotes, en même temps, ça faisait mon affaire de l'enlever tôt en neuvième pour qu'il reçoive l'amour des partisans», a ajouté le gérant des Capitales, dont la formation a dominé les Cubains 35-10 aux points, pendant la série.

Blanco, qui s'alignait avec la sélection cubaine lors de sa visite en 2016, se retrouvait cette fois dans le camp adverse... sans problème d'allégeance. «L'an dernier, j'ai joué contre les Capitales, mais maintenant je suis heureux d'avoir été signé par les Capitales et de jouer pour les Capitales. J'ai toujours dit que lorsque je viendrais jouer pour une autre équipe, je défendrais les couleurs de cette équipe-là», a-t-il commenté, par l'entremise de l'interprète Raymond Boisvert.

Les Cubains, qui faisaient office d'équipe receveuse pour le match, ont ouvert la marque grâce à un simple de Yordoni Samon, en fin de première. La réplique des Capitales est venue à leur tour au bâton, lorsque Marcus Knecht a croisé le marbre sur un optionnel de James McOwen.

McOwen a poursuivi sur sa lancée offensive en quatrième, frappant son deuxième circuit de la saison, pour donner l'avance 2-1 aux siens. Un simple de Knecht en cinquième a élargi la priorité des Capitale, chassant du coup le lanceur le partant Alan Sanchez au profit de Yariel Rodriguez.

La troupe de Scalabrini ajouté un quatrième point en cinquième, quand Jonathan Malo s'est vu accorder un but sur balles avec les buts remplis, puis un cinquième en neuvième, lorsqu'un double de Lennerton a poussé Manduley au marbre. Ce dernier a porté à 16 sa série de matchs avec au moins un coup sûr.

«Ils ont bien lancé de l'autre côté. Leur releveur était bon. C'était un bon match de leur part. [...] Mais soyons honnêtes : les Capitales, on est en feu. On n'est pas un adversaire plaisant à affronter, en ce moment», convient Scalabrini, constatant que la sélection cubaine était moins expérimentée que les précédentes, particulièrement au monticule.

«Comme faire du bicycle!»

À son retour au jeu, Malo (,333) a connu un bon match à l'attaque, frappant un coup sûr et produisant un point en trois apparitions au bâton. En défensive, il a participé à deux doubles-jeux.

«C'est comme faire du bicycle! Ça ne s'oublie pas! Et je n'ai pas arrêté de jouer tant que ça. Je me suis quand même tenu en forme au cas que ça arrive, des choses comme ça. Mais ç'a été vraiment le fun. J'ai eu un bel accueil. J'avais le coeur gros», a raconté le numéro 15, qui a été chaleureusement applaudi lorsqu'il s'est présenté dans le rectangle des frappeurs.

Malo pourrait être de retour dans l'alignement dès vendredi, lors du premier match d'une série de trois contre le New Jersey. Le droitier des Capitales Joey Maher (1-2, 4,24) affrontera alors le droitier des Jackals David Richardson (1-2, 3,52).

***

Pression sur les Cubains

À la suite de discussions avec ses joueurs cubains, Patrick Scalabrini s'est dit plus conscient de la pression que ressentent les représentants de Cuba, qui viennent affronter les formations de la Ligue Can-Am, depuis quelques saisons. «Ce sont des athlètes très fiers. Nos joueurs cubains voulaient très bien faire contre eux. Ils savent que l'île au complet les regarde. J'ai parlé avec Gracial avant le match. Il disait que c'était très difficile pour ces gars-là de l'autre bord, parce que ça ne va pas bien pour eux en ce moment et ils voient leur douleur...» a laissé entendre le gérant des Capitales, faisant référence à la fiche 3-5 des Cubains contre Trois-Rivières et Québec, jusqu'à maintenant.

À Cuba, la tournée de l'équipe nationale dans la Can-Am est très suivie et commentée, souvent sans gants blancs. «Tout le monde suit ça et commente là-dessus. Je lis les blogues sur les principaux sites cubains. Les gens questionnent autant les décisions des gérants que les choix des joueurs. Je sais que pour nos joueurs qui sont venus dans les années passées, c'était pesant. S'ils ne performaient pas, ils trouvaient ça gênant», a raconté Scalabrini.




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