Victor Mesa: la vitesse en héritage

Victor Mesa Jr en compagnie de son père,... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Victor Mesa Jr en compagnie de son père, qui est le deuxième meilleur voleur de buts de l'histoire de la Serie Nacional. Sur une période de 15 saisons, au pinacle de sa carrière, il a dominé cette catégorie 14 fois.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Victor Mesa a de qui tenir! Son père est l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du baseball cubain. Un peu comme si le fils de Guy Lafleur jouait pour le Canadien, a remarqué le collègue Carl Tardif, cette semaine.

À seulement 20 ans, Mesa Jr est l'un des jeunes joueurs à se faire valoir avec la formation nationale cubaine, ce mois-ci, contre les équipes de la Ligue Can-Am. Même à Québec, on lui parle de son père, pourtant méconnu. Imaginez à Cuba!

«J'ai toujours dû composer avec ça, depuis que je suis tout petit», a raconté Mesa fils lors d'un entretien avec Le Soleil et le traducteur des Capitales, Raymond Boisvert. «On parle parfois de moi dans les médias, même dans les revues des ligues majeures. Mais ça ne m'énerve pas.»

Il n'a que 20 ans, mais Mesa jouait déjà en Serie Nacional en 2012! D'une moyenne au bâton de ,194 cette année-là, sa progression a ensuite été constante. Au cours de la saison 2016, il a présenté une spectaculaire moyenne de ,354, marquant 55 points en 70 matchs.

Mais il a surtout réussi 40 buts volés, un sommet dans la ligue. Car de son père, Mesa a hérité d'une vitesse hors du commun. Le paternel est le deuxième meilleur voleur de buts de l'histoire de la Serie Nacional, avec 588. Sur une période de 15 saisons, au pinacle de sa carrière, il a dominé cette catégorie 14 fois.

«Je crois que mon père était plus rapide que moi», admet le fiston.

- Encore aujourd'hui?

- Non, non, non», répond Mesa en riant.

Barry Bonds éclipsé

Ancien gérant de l'équipe nationale cubaine - il était derrière le banc lors de la Classique mondiale en 2013 -, Victor Mesa senior fait aussi partie de la délégation qui fait la tournée de la Ligue Can-Am. Lors de la Série mondiale amateur, en 1984, il a été nommé joueur le plus utile grâce à sa moyenne de ,475. Parmi les athlètes «dominés» pendant ce tournoi, un certain Barry Bonds, futur roi des circuits dans le baseball majeur.

Ses faits d'armes sont nombreux, mais le plus brillant demeure sans doute sa performance aux Jeux olympiques de 1992. Vétéran, il a conduit Cuba à la médaille d'or en conservant une moyenne de ,516 et en produisant 14 points en seulement huit matchs.

Ses statistiques accumulées au fil des ans laissent penser qu'il aurait pu tirer son épingle du jeu dans les ligues majeures si les joueurs cubains y avaient eu accès.

Son fils n'hésite pas à parler de rêve lorsqu'il est question du circuit nord-américain. Même si la porte n'est pas beaucoup plus ouverte que dans le passé. «Comme tous les joueurs cubains, je rêve d'aller dans les ligues majeures. J'espère que les portes vont un jour s'ouvrir et qu'on pourra faire ça de façon légale», conclut le jeune athlète.

Jusqu'ici, Mesa semble toutefois éprouver quelques difficultés avec le style des lanceurs de la Can-Am, comme l'indique sa moyenne de ,080 avant la rencontre de mercredi.




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