Malo a-t-il joué son dernier match?

Si jamais Jonathan Malo prend véritablement sa retraite... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Si jamais Jonathan Malo prend véritablement sa retraite du baseball professionnel, il aurait aimé une fin différente que celle de cette année avec les Capitales.

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Tout au long de la saison, il a sauté sur le terrain en essayant d'oublier qu'il pouvait s'agir de sa dernière dans le baseball professionnel. Mais lundi soir, lorsque le troisième point a croisé le marbre pour mettre fin au match, le deuxième-but Jonathan Malo n'a pas pu en faire abstraction.

«J'ai pensé que c'était peut-être la dernière fois que je me retrouvais sur un terrain dans un match professionnel. J'aurais aimé une fin différente, et pour l'instant, c'est dur à croire que ça se termine ainsi», a confié le vétéran de 32 ans au lendemain de l'élimination des Capitales de Québec en cinq matchs face aux Boulders de Rockland.

Malo n'a jamais caché que la présente campagne pouvait être sa dernière. Débarqué à Québec pour n'y jouer qu'un an, en 2012, il a finalement passé les cinq dernières saisons dans l'uniforme blanc à rayures bleues.

«Les Capitales sont devenus ma famille, mon sentiment d'appartenance est ici, Québec est maintenant la ville où j'habite. Les Capitales m'ont tellement soutenu et aidé, j'ai beaucoup de respect envers Patrick [Scalabrini], mon ami Karl [Gélinas] et Michel [Laplante], qui est une personne incroyable», a-t-il précisé. 

La question se pose : Malo pourrait-il changer d'idée et porter à nouveau la casquette des Capitales en 2017?

«Je ne confirme pas ma retraite aujourd'hui, mais c'est toujours l'idée première. Ça ne me tente pas de me retirer sur une défaite comme ça, mais je vais voir dans les prochaines semaines et les prochains mois ce qu'il y a à l'horizon pour moi», a répondu celui qui est aussi actionnaire de Baseball 360 et entraîneur au programme sport-études de baseball.

Cela dit, Malo a tout donné pour la cause. Il a frappé pour ,283 en saison et mené l'attaque avec une moyenne de ,389 matchs en cinq matchs éliminatoires. Lundi, il est demeuré concentré du début à la fin du match.

Aucun regret

«Je n'ai aucun regret, car il n'y a pas un lancer où j'ai pris congé, autant au bâton, en défensive que sur le banc. J'ai tout fait pour aider l'équipe à gagner, je peux sortir la tête haute», a admis Malo, qui vient de terminer sa 12e saison dans le baseball professionnel.

Tel un gamin sur le terrain du quartier, il a cru jusqu'à la dernière minute que son équipe l'emporterait. Surtout lorsque les Capitales ont repris l'avance 2-1 en début de neuvième manche. Mais le sort en a décidé autrement.

«Quand [Tanner] Nivins a fait son catch au champ gauche avec les buts remplis pour le premier retrait en neuvième, on s'est regardé en riant en se disant qu'on allait s'en sortir avec un double-jeu. Il n'y a personne qui pensait qu'on allait se faire balayer dans les trois matchs à Rockland, c'est plate.»

Le retour à Québec s'est fait dans le calme. Tous les joueurs étaient tristes, selon lui, personne ne voulait s'en aller tout de suite. Ottawa était la destination visée, pas chacun chez soi.

Le gérant Patrick Scalabrini aimerait «énormément» que Malo reconsidère sa décision. «Son départ créerait un méchant trou sur le terrain et dans le vestiaire, où il est notre leader incontesté», a résumé le patron du losange.

Pour l'instant, les Capitales ne peuvent que remercier Malo pour sa contribution depuis cinq ans. Et espérer qu'il changera d'idée... «Moi aussi», a répondu le principal intéressé.

La relève pourrait expliquer l'élimination

Moins de 24 heures après l'amère défaite dans le cinquième match de la demi-finale contre Rockland, le gérant Patrick Scalabrini ne parvenait pas encore à croire que les siens devaient vider le vestiaire au lieu de l'occuper pendant une semaine de plus.

«On se remet du choc, et on est à l'étape d'un premier bilan, mais il est difficile à faire, car on croyait vraiment pouvoir tout gagner. Avec les événements des 10 derniers jours, c'est encore plus dur à prendre», a-t-il expliqué après avoir passé quelques heures à planifier les vols de départ de plusieurs joueurs.

Scalabrini a constaté que la relève avait fait défaut dans cette série. La mise sous contrat de John Fitzsimmons dans le baseball affilié l'a forcé à redistribuer des rôles et à dénicher de l'aide à l'extérieur.

«La pièce qui nous manquait, c'était Fitzsimmons, car cela a sorti [Shaun] Ellis de son rôle, et en série, ça s'est écroulé. Je pensais avoir assez de bras pour que l'on s'en sorte, mais ça n'a pas fonctionné.»

Il n'a jamais songé à utiliser le partant Jorge Reyes en relève, lundi, parce que ce dernier n'était tout simplement pas capable de lancer avec moins de quatre jours entre deux départs. Il n'avait même pas accompagné l'équipe à Rockland et devait se rendre à Ottawa, mardi, pour être le partant du premier match de la finale.

«On a passé les dernières heures à tout virer de bord, voir ce qu'on aurait pu faire de différent. C'est notre job de se questionner, mais en bout de ligne, je pense qu'on a fait tout en notre pouvoir. J'aurais pu utiliser [Reinaldo] Lopez dans le deuxième match à Québec parce qu'il ne pouvait pas aller aux États-Unis, mais si on avait perdu, ça aurait donné quoi? On pouvait aussi critiquer le choix de [Jasvir] Rakkar dans le troisième match, mais c'est notre meilleur lanceur [4-0] contre Rockland, et au pire, il aurait lancé le quatrième. Les gars ont donné tout ce qu'ils avaient, ça n'a pas fonctionné.»

Les Cubains fort appréciés

Certains joueurs seront de retour, d'autres pas. Mais s'il n'en tient qu'à Patrick Scalabrini, les Cubains Yurisbel Gracial et Roel Santos porteront encore l'uniforme des Capitales la saison prochaine. Il le leur a d'ailleurs dit en personne après l'élimination de l'équipe. «Si l'entente avec Cuba se poursuit, j'aimerais les avoir encore avec nous. J'ai adoré ce qu'ils ont apporté, autant sur le terrain qu'à l'extérieur, et ils ont bien performé sous pression dans les séries. Nous allons rencontrer les autorités à Cuba pour en discuter au cours des prochains mois et je souhaite qu'ils reviennent», a noté le gérant, qui laissera retomber la poussière et prendra quelques semaines pour estimer ses besoins pour 2017.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer