Michel Laplante, «presque Superman»

Les Capitales ont rendu un vibrant hommage à... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Les Capitales ont rendu un vibrant hommage à leur ami Bob Bissonnette avant le match, jeudi. Lors d'une cérémonie au cours de laquelle la foule lui a réservé une ovation, on a fait la lecture d'un mot touchant de l'organisation et présenté une vidéo sur l'air de sa chanson J'accroche mes patins.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Jean Tremblay aimerait bien que le mauvais sort cesse de s'acharner sur son entourage.

«Ça va un peu mieux, mais j'ai encore le sentiment de regarder un film et de pouvoir revenir en arrière», a dit le propriétaire des Capitales, de retour à Québec après avoir visité Michel Laplante à l'hôpital et s'être rendu sur le site de l'écrasement de l'hélicoptère qui était la propriété de Vertdure, son entreprise.

L'homme d'affaires a perdu deux amis et partenaires dans l'accident, soit Roberto Bissonnette et Frédérick Décoste. Il n'en revenait pas encore que Laplante, président des Capitales, ait pu s'en tirer vivant.

«J'avais hâte de le voir, de lui parler. Dans ce genre de crash, c'est très rare que tu puisses t'en sortir. L'appareil est en morceaux, on a presque le goût de l'appeler Superman», a raconté Tremblay, présent au Stade municipal où l'équipe de baseball a rendu un hommage sobre et bien senti à Bissonnette avant le match, jeudi.

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Le propriétaire des Capitales, Jean Tremblay, a assisté au match, mercredi soir.

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Il y a cinq ans, Tremblay avait vécu une situation du genre avec le décès de son ami Yvon Beaudoin, qui avait péri - ainsi que trois membres de sa famille - dans un accident d'hélicoptère. La semaine dernière, il pleurait la mort soudaine d'un autre ami, Denis Harrington. 

Le propriétaire des Capitales aimait beaucoup Bissonnette, mais il se disait encore plus proche de Décoste. Il était aussi en lien direct avec la mère de celui-ci.

«On partageait beaucoup de choses. Sur 1000 heures de vol, j'ai dû en faire 700 avec Fred. À chaque déplacement, sa mère était notre référence pour le plan de vol. On l'avertissait à notre départ et on l'avisait dès l'atterrissage. Et si ça retardait d'une certaine durée, elle devait lancer les mesures d'urgence. Dimanche, elle n'a pas reçu le texto de l'arrivée, c'est moi qui lui a annoncé la mauvaise nouvelle», a-t-il raconté dans le bureau habituellement occupé par Laplante. Il assistera aux funérailles du pilote, lundi, à Sept-Îles.

Le flair en affaires de Bissonnette

Sa relation avec Bissonnette était plus professionnelle, bien qu'une relation d'amitié se développait. Musicien à ses heures, Tremblay avait même commencé à apprendre à jouer les chansons de l'ex-hockeyeur.

«Bob, on le connaît pour sa joie de vivre. Nous avons passé un été incroyable, lui, moi, Michel et Pierre Tremblay [également actionnaire de l'équipe]. Il s'agit peut-être de la meilleure saison de l'histoire du club, y compris celle d'Éric Gagné [2009]. Je trouve dommage que Bob n'ait pas eu le temps d'amener toutes ses idées.»

Car au-delà de la personnalité de Bissonnette, il admirait son flair en affaires. «Il n'était pas juste un chanteur, il était aussi diplômé en marketing. Il était qualifié et compétent, c'est pour cela que sa carrière marchait aussi bien. Il savait se vendre et il en aurait fait profiter les Capitales. Il s'agit d'une perte sur toute la ligne. Les vies de Bob et Fred s'arrêtent là, les nôtres continuent et vont s'arrêter un jour, mais d'ici là, il faut continuer nos projets.»

Il fait confiance au Bureau de la sécurité des transports pour connaître les raisons de l'écrasement. «On a notre petite idée, mais on ne sait pas tout. L'appareil était très bien entretenu, j'en faisais une priorité. Est-ce que je vais voler à nouveau, peut-être, mais je n'aurai jamais plus d'hélicoptère parce qu'un accident ne pardonne pas!»

Ovation pour Bob Bissonnette

Les Capitales ont rendu un vibrant hommage à leur ami Bob Bissonnette avant le match, jeudi. Lors d'une douce cérémonie au cours de laquelle la foule lui a réservé une ovation, on a fait la lecture d'un mot touchant de l'organisation et présenté une vidéo sur l'air de sa chanson J'accroche mes patins. Le tout s'est terminé par un moment de silence respecté et l'invitation à lever son verre pour prendre une gorgée de bière à son honneur. «Les soirées ennuyantes ont désormais perdu leur plus grand rival, car absolument rien n'était ennuyant lorsque Bob était dans les parages», a-t-on souligné à propos de l'homme de 35 ans décédé dans l'écrasement d'un hélicoptère, dimanche. Dans le mot lu au public, le président de l'équipe, Michel Laplante, survivant de l'accident, tenait à ce qu'on remercie pour lui les gens pour leurs messages d'encouragement et de sympathie.

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