Michel Laplante, un «James Bond»

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(Québec) Tout en continuant de pleurer la mort de leur ami «Bob» Bissonnette, le joueur de champ intérieur Jonathan Malo et le gérant Patrick Scalabrini ne pouvaient s'empêcher de sourire, mardi, en pensant à leur patron miraculé, Michel Laplante, sorti presque indemne dimanche du même accident d'hélicoptère, au Nouveau-Brunswick.

«Michel, c'est un James Bond», a dit Malo du président des Capitales. «C'est un homme extraordinaire. On est tous très soulagés qu'il ait réussi à s'en sortir. On a tous vraiment hâte de le voir et de le serrer dans nos bras. Tout le monde l'aime dans notre organisation. C'est tellement une bonne personne.»

Scalabrini avait parlé à Laplante plus tôt dans la journée. À travers la tristesse du moment, le gérant a perçu les traits de caractère de son patron et ami, reconnu pour son humour pince-sans-rire.

«Il allait bien. Le bon vieux Michel, quelques petites blagues. Mais tu vois que le moral n'est pas très fort. Il a perdu de bons amis», a raconté Scalabrini, en parlant de Bissonnette et du pilote Frédérick Décoste.

Le gérant des Capitales n'a pas hésité à utiliser le mot miracle. L'impact a été violent, l'hélicoptère a été extirpé en morceaux des eaux de la rivière dans laquelle il s'est abîmé. Non seulement Laplante a survécu, mais il s'en est sorti sans blessures majeures.

«Michel fait toujours des blagues en se comparant à James Bond», a raconté Scalabrini, sans avoir entendu l'entrevue de Malo. «C'est incroyable ce qui s'est passé là. Personne ne comprend. Plus les détails sortent, plus on réalise que c'est un miracle. Il est extrêmement chanceux.»

Distraction ou motivation?

Évidemment, ces sourires d'affection et d'admiration pour Laplante ne peuvent faire oublier la douleur liée au décès de Bissonnette, coactionnaire de l'équipe. Les joueurs doivent toutefois se concentrer sur la tâche à accomplir : les séries éliminatoires débutent mercredi, au Stade municipal. Le drame pourrait devenir une distraction, mais possible aussi qu'il serve de motivation.

«On va essayer d'utiliser ça d'une bonne façon, a dit Scalabrini. Dès le départ, quand il s'est impliqué cette année, Bob parlait de gagner un championnat. Ça lui a sûrement fait plaisir qu'on gagne pour lui hier [à Ottawa], mais ce qu'il veut, c'est qu'on aille jusqu'au bout, je le sais très bien», a souligné Scalabrini, précisant qu'il n'utiliserait pas le drame pour motiver ses troupes.

«Quand le match va commencer, c'est certain qu'on va être prêts, a assuré Malo. Oui, on est capable de tourner la switch, mais ce n'est pas quelque chose de facile à faire. [...] Là, il faut qu'on se tienne la main l'un et l'autre et qu'on lui ramène son championnat, à Bob.»

Un hommage sera d'ailleurs rendu au chanteur, mercredi soir, avant le premier match de la série qui opposera les Capitales aux Boulders de Rockland.

Place au baseball

En dépit du drame, les Capitales fouleront le terrain du Stade municipal, mercredi soir, pour le match le plus important de leur saison jusqu'ici. Le premier d'une série 3 de 5 contre des Boulders de Rockland impressionnants dans les dernières semaines.

La formation de l'État de New York semble transformée. Avant sa série de trois défaites en toute fin de campagne contre les Jackals du New Jersey, les Boulders avaient aligné 11 victoires au cours d'une séquence de 16 gains en 17 parties. Résultat : Rockland a terminé deuxième, deux matchs devant Québec.

Pourtant, ils n'ont fait aucune acquisition majeure avant la date limite. «Ce sont les mêmes gars, mais on sait quel type de gang c'est», indique le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini. «Les équipes de Jamie Keefe jouent toujours bien ensemble. C'est une équipe de séquences. On sait qu'on va avoir tout un défi, parce qu'ils sont en feu. Mais je pense qu'on a un petit avantage psychologique.»

Tout simplement car les Capitales ont le numéro de leurs rivaux cette saison. Ils ont remporté 12 de leurs 17 affrontements face aux Boulders.

Et avec six victoires à ses sept dernières rencontres, l'équipe québécoise amorce aussi les séries en pleine confiance. «Je suis très heureux de la façon dont on a fini l'année, la dernière semaine a été très bonne. Les gars se sont mis à frapper. On rentre avec un bel erre d'aller», dit Scalabrini, dont les hommes évitent les longs séjours à l'infirmerie ces temps-ci.

Karl Gélinas, Jorge Reyes, Reinaldo Lopez et Jasvir Rakkar, dans l'ordre, devraient être les quatre premiers partants des Capitales dans cette série. Reyes et Lopez pourraient toutefois changer de place, puisque ce dernier attend toujours son visa d'entrée aux États-Unis. Le match numéro 3 est prévu à Rockland. Tout ça «avec [Jordan] Mills dans notre poche arrière», d'ajouter Scalabrini, qui n'exclut pas d'utiliser le gaucher comme partant, en plus de ses tâches de releveur.

Surprenante présence

La présence de Rakkar dans cette liste est à la fois logique et surprenante. Logique, car le lanceur canadien a conservé une fiche de 10-3 cette saison. Surprenante, car son gérant a indiqué vouloir le rétrograder comme releveur après le match du 30 août, au cours duquel il avait accordé neuf points avant la fin de la deuxième manche.

«J'ai fait mes devoirs un peu plus», a expliqué Scalabrini avec le sourire. «C'est notre meilleur lanceur contre Rockland statistiquement cette saison [4-0]. Si on joue contre New Jersey ensuite, peut-être qu'il ne sera pas dans la rotation. C'est le gars qui a le plus d'étoffe. On a besoin de lui.» Le gérant a aussi été rassuré par la sortie de Rakkar, dimanche soir, une défaite de 4-2 contre les Champions d'Ottawa. 

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