Boucher, l'héritier de Lanier

Le gérant des Champions, Hal Lanier, a découvert... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Le gérant des Champions, Hal Lanier, a découvert Sébastien Boucher depuis l'arrivée de ce dernier à Ottawa, il y a deux ans. En plus de ses qualités de joueur, il voit en lui un leader avec «une bonne tête de baseball».

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Si le gérant Hal Lanier devait se retirer au terme de la présente saison, il aurait déjà identifié le vétéran Sébastien Boucher comme étant son successeur à la barre des Champions d'Ottawa.

«Je pense qu'un jour, il voudra diriger; il a une bonne tête de baseball», disait l'homme de 74 ans. Lanier, qui mène la barque des Champions depuis deux ans, n'a pas encore amorcé sa réflexion à savoir s'il reviendra dans l'abri pour une troisième saison, en 2017. S'il devait prendre sa retraite, Boucher serait fin prêt à relever ce défi.

«Moi, je veux qu'il revienne parce que j'aimerais jouer encore un peu. Mais si Hal décidait de partir, c'est sûr que je voudrai prendre sa place», confiait Boucher avant le match de samedi au Stade municipal.

Gérant par excellence dans la Ligue nationale en 1986 avec les Astros de Houston, Lanier roule sa bosse depuis plus de 50 ans dans le baseball professionnel, où il a joué 10 ans dans les majeures avant de devenir instructeur et gérant, dont trois ans à Houston. Il a aussi une longue feuille de route dans le baseball indépendant.

«Je ne sais pas encore ce que je vais faire, j'en discuterai avec ma femme. Miles [Wolff] aimerait que je revienne, on verra. J'adore encore me retrouver sur le terrain, recruter des joueurs, les aider à retourner dans le baseball affilié et dans les majeures. La seule chose qui me plaît moins, ce sont les voyages de retour des États-Unis en pleine nuit lorsqu'on a un match à la maison le lendemain...»

Observateur

En attendant, il sert de mentor à Boucher, qui apprend juste à le regarder. Les deux hommes échangent à l'occasion.

«Je suis encore joueur, alors je ne veux pas trop le bombarder de questions. J'observe la façon dont il mène sa barque, son interaction avec les joueurs. J'ai eu la chance d'avoir de très bons gérants dans mes équipes, comme Michel [Laplante] et Patrick [Scalabrini], mais aussi dans les différents niveaux du baseball affilié. J'ai été choyé.»

Lanier a découvert Boucher, le joueur, depuis les deux dernières saisons à Ottawa. Il ne voyait que des qualités dans son jeu, autant défensif qu'offensif. «L'important pour lui sera d'apprendre à bien gérer son personnel de lanceurs, c'est la clé du succès. Avant d'atteindre les majeures, j'ai été gérant pendant cinq ans dans les filiales des Cards, c'est là que j'ai tout appris. Ottawa est l'endroit idéal pour Sébastien, où il est installé avec sa famille. Comme instructeur des frappeurs, il est très bon avec les joueurs, on ne trouve pas plus professionnel que lui.»

Quatre records

Boucher a éclipsé quatre records dans la Ligue Can-Am en 2016, soit le plus de points comptés, de points produits et de coups sûrs en carrière et le plus grand nombre de buts sur balles en une saison.

«Ça s'explique par la longévité et le fait de rester en santé. Quand je suis arrivé avec les Capitales en 2009, je ne pensais jamais jouer aussi longtemps. Québec a réanimé ma carrière, gagner des championnats m'a amené à vouloir revenir à chaque année», indiquait le voltigeur... et éventuellement gérant de 34 ans.

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