Sheldon McDonald prêt pour la rotation

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L'instructeur des lanceurs des Capitales, T.J. Stanton, ne tarissait pas d'éloges envers le lanceur Sheldon McDonald (photo), qu'il aimerait voir occuper le rôle de troisième partant, cette saison.

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) «Si on peut l'utiliser comme troisième partant pendant toute la saison, il pourrait être aussi efficace qu'un deuxième dans n'importe quelle équipe», estime l'instructeur des lanceurs T.J. Stanton à propos du gaucher Sheldon McDonald, qui revient avec les Capitales de Québec pour une troisième saison.

Le lanceur de 27 ans retrouve sa place dans la rotation après avoir été utilisé comme releveur, à sa première année, en 2014. Cette fois, il se pointe au Stade municipal en ayant pu se préparer adéquatement à son rôle de partant.

«Après avoir été un releveur pendant un bout de temps, l'ajustement le plus difficile était de retourner sur le monticule pour les quatrième, cinquième et sixième manches. En relève, on n'affronte que quelques frappeurs, mais comme partant, on fait face à l'alignement au complet deux ou trois fois par match. Il faut être prêt mentalement et physiquement à cela.»

McDonald avait suggéré au gérant Patrick Scalabrini de l'utiliser comme partant avant le début de la saison 2015. En 19 départs, il a conservé une fiche de 8-5 et une moyenne de points mérités de 3,82. Il n'a accordé que 16 buts sur balles en 117,2 manches.

«Je veux poursuivre ce que j'ai construit et améliorer mes chiffres. Je sais plus à quoi m'attendre et ma préparation a été basée en fonction de lancer à tous les cinq jours», a-t-il noté, dimanche, après une session d'entraînement à ExpoCité, le refuge des Capitales lorsque la pluie les empêche de sauter sur le losange du Stade municipal.

Et contrairement à la seconde moitié de saison de 2015, il est en parfaite santé. Il avait lancé plus d'un mois avec un pouce endolori qui l'empêchait de maîtriser ses lancers à effet, comme la courbe et la glissante. «Je m'étais foulé le pouce et j'ai traîné cela pendant plusieurs semaines. Même un mois après la saison, c'était encore enflé, mais le temps a fini par faire son oeuvre et je ne ressens plus aucune douleur.»

McDonald n'a jamais pensé prendre du repos, la saison dernière, pour soigner sa blessure. Il tenait à aider l'équipe, malgré la douleur et le manque d'efficacité, par moment.

Le plus important : gagner

«Je suis compétitif, je déteste perdre, peu importe ce que je fais. Au baseball, même chose. Non seulement la victoire est ce qu'il y a de plus important, mais je veux aussi avoir le dessus sur chaque présence au bâton, à chaque lancer.»

Le joueur d'équipe se voulait aussi une présence rassurante pour quelques nouveaux visages, ces derniers temps, puisqu'il connaissait déjà Trevor Gretzky, Jasvir Jakkar et Jordan Lennerton, ayant côtoyé les deux premiers dans l'organisation des Cubs et l'autre avec l'équipe nationale.

«Je ne suis pas intervenu dans leur décision, mais c'est avec plaisir que j'étais là pour les accueillir. Ce n'est pas évident de débarquer dans une nouvelle équipe, une nouvelle ville, et si j'ai pu les rendre plus confortables à leur arrivée, tant mieux.»

La pêche aux homards

Sheldon McDonald a passé une bonne partie de l'hiver à Québec, mais il a brièvement expérimenté le métier de pêcheur dans l'est du pays en compagnie de Jay Johnson, le releveur gaucher qui ne revient pas avec les Capitales, cette saison, en raison de son métier sur l'eau. Le natif d'Edmonton, en Alberta, a admis avoir été sorti de sa zone de confort. «Je n'ai pas eu le mal de mer, je faisais le plein de Gravol... À certains moments, les vagues étaient très fortes, inondaient le bateau. La pêche aux homards était très bonne, les grosses cages étaient pleines. C'est vraiment impressionnant», a raconté celui qui a aussi été touché par la générosité des gens de sa province et de tout le Canada à la suite des feux de forêt ayant forcé l'évacuation de Fort McMurray. «Deux jours avant que ça s'enflamme, l'un de mes amis est parti pour son camp de travail plus au nord pour y forer du pétrole. Ils ont réduit la production parce que plusieurs évacués sont allés les rejoindre», a-t-il raconté.

Une préparation bien différente

Le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve) - image 4.0

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Le gérant des Capitales, Patrick Scalabrini

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

Lorsqu'une équipe de baseball est forcée de disputer un match amical de soccer à l'intérieur en plein milieu d'un camp d'entraînement, comme l'ont fait les Capitales, dimanche, c'est signe qu'un certain retard de préparation risque de se pointer à l'horizon. Après avoir annulé un match préparatoire, vendredi, les Capitales pourraient encore avoir à en faire autant pour ceux prévus contre l'ABC et les Diamants, lundi (19h) et mardi (18h). «Lundi, s'il ne fait que neiger et que le terrain est relativement sec, on va jouer. Ça nous fera une bonne pratique pour les séries», est parvenu à rigoler le gérant Patrick Scalabrini, qui s'inquiète du manque de temps pour évaluer quelques candidats et permettre à son quatrième partant, Steven Inch, d'affronter des frappeurs et de retrouver la force dans son bras. «Il n'a presque pas lancé depuis trois ans, on ne peut pas lui donner son premier départ sans qu'il ait pu le faire. J'aimerais aussi voir ceux qui bataillent pour un poste. Si on ne dispute pas un match, c'est pas idéal», a dit Scalabrini.

Hooker lancera le premier match

À sa grande surprise, Derek Hooker sera le partant du premier match, jeudi à Trois-Rivières, même s'il ne cessait de répéter à Karl Gélinas que ce privilège lui revenait. Mais le gérant et l'instructeur des lanceurs ont tranché, Gélinas grimpera sur la butte pour le deuxième match à Québec, vendredi, «parce qu'il est beaucoup plus à l'aise au Stade municipal», a noté Patrick Scalabrini. Gélinas devait affronter des frappeurs pour la première fois du camp, dimanche, mais il s'est plutôt contenté de lancer à un receveur à partir du monticule d'exercice à ExpoCité. «Même si j'ai lancé souvent en Arizona, ce printemps, je n'ai pas affronté de frappeurs. Tout le monde est dans le même bateau, mais à 10 jours, le camp est trop court. Une fois la saison commencée, ça prend au moins trois tours de rotation avant d'être fin prêt», a confié le lanceur par excellence de la ligue Can-Am en 2015.

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