Jerabek à la rescousse de la brigade défensive

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Les joueurs du Canadien ont chaussé les patins pour leur premier entraînement sur glace du camp officiel.

La Presse, André Pichette

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(Brossard) Le Canadien a grandement besoin d'un défenseur à caractère offensif, capable de provoquer des choses et aussi capable de relancer le jeu. Ce défenseur est peut-être déjà à Brossard.

Il s'appelle Jakub Jerabek, il a passé la dernière saison dans la KHL en Russie, et il n'a toujours pas disputé un seul match dans la Ligue nationale. Mais si le Canadien a pu battre quelques rivaux dans le derby Jerabek en mai, ce n'est probablement pas pour lui demander de se trouver un appartement à Laval.

«J'espère pouvoir avoir une place avec l'équipe, c'est la raison pour laquelle je suis ici», a expliqué le défenseur tchèque de 26 ans, vendredi, lors de la deuxième journée du camp à Brossard. «Ça ne me dérange pas si je joue ici ou là-bas [Laval]. Bien sûr, je veux jouer dans la LNH, mais je veux faire partie de l'organisation avant tout. J'ai dit oui à un contrat ici, je vais être patient. Tout peut arriver.»

Tout peut arriver, en effet, surtout dans une équipe montréalaise où les questions en défense sont beaucoup plus nombreuses que les réponses. Ce qui est certain, c'est que trois vétérans - Shea Weber, Jeff Petry et Jordie Benn - vont patrouiller dans chacun des trois duos défensifs du club. Ce qui est moins certain, c'est l'identité de ceux qui vont se joindre à eux.

Ce qui nous ramène à Jerabek, cinquième marqueur parmi les défenseurs de la KHL la saison dernière avec 5 buts et 29 aides en 59 rencontres. Le Canadien a un besoin criant de mobilité à sa ligne bleue et c'est peut-être lui qui peut aider à ce chapitre.

Il affirme d'ailleurs que s'il a préféré le Canadien aux Jets de Winnipeg, aux Bruins de Boston et aux Hurricanes de la Caroline, c'est parce qu'il croit être en mesure de combler un besoin chez le club montréalais. Maintenant.

«Oui, c'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi le Canadien, parce que je pense que je peux aider l'équipe... Avec les Bruins de Boston, ça s'est terminé quand ils ont engagé [Charlie] McAvoy. Je sais ce que je peux offrir au Canadien : un bon jeu de position, faire de bonnes passes, provoquer des chances et permettre à nos joueurs de marquer. Il y a 60 joueurs ici, c'est une expérience incroyable pour moi et j'espère faire bonne figure.»

C'est aussi ce que le Canadien espère. Après tout, si Nathan Beaulieu n'est plus avec le club, si la direction a jugé qu'Andrei Markov n'en valait plus la peine (financièrement, en tout cas), c'est qu'elle estime - souhaite? - avoir en Jerabek le genre de défenseur mobile qui peut faire oublier les deux autres, avec un modeste salaire de 925 000 $ pour la saison. En plus, il n'a pas à passer par le ballottage si jamais il doit aller perfectionner son jeu avec le club-école à Laval.

Nouveaux réguliers

Karl Alzner et David Schlemko devraient être les deux autres défenseurs réguliers chez le Canadien cette saison. Schlemko est par ailleurs un favori des adeptes de statistiques avancées, à son grand étonnement.

«Je ne trouve jamais ces chiffres-là sur les feuilles de matchs», a-t-il admis. «Mais si les statistiques avancées m'aiment, j'imagine que je les aime moi aussi!»

Mark Streit, Joe Morrow et Brandon Davidson sont les autres défenseurs principaux qui vont batailler pour un poste au cours des prochaines semaines. Reste à voir où Jakub Jerabek va se situer quand le camp d'entraînement sera conclu, dans environ trois semaines.

«C'est dur à dire si le jeu de la LNH est si différent du jeu auquel je suis habitué en Europe. Pour moi, il y aura une période d'adaptation lors des premières semaines, mais je crois que je peux jouer ici.»

***

Le lente guérison d'Andrew Shaw

Ce n'est jamais bon signe quand un joueur se met à accumuler les commotions cérébrales et que le processus de guérison traîne en longueur. Dans ces circonstances, le Canadien gardera certainement à l'oeil la situation d'Andrew Shaw, qui a mis des semaines à se remettre de la commotion subie lors des dernières séries contre les Rangers. Le fougueux attaquant assure toutefois être pleinement rétabli.

Shaw a raté le sixième et dernier duel face à New York en raison d'une commotion. Sa saison a donc pris fin le 20 avril. «J'ai eu le feu vert la semaine dernière. J'ai commencé mon entraînement estival plus tard qu'à l'habitude, environ à la mi-juin, et j'ai commencé à me sentir vraiment bien à la mi-juillet. Quand ça n'allait pas, je ralentissais le rythme. Mais au moins, je mangeais bien. J'ai perdu ma forme, mais je n'ai pas pris de poids. Je devais rester mince pour mon mariage!

«Ç'a été un été stressant. Mais tout est beau, j'ai le feu vert et je suis prêt à jouer. «

On a diagnostiqué à Shaw deux commotions la saison dernière : la première le 12 décembre face à Torey Krug (Boston), puis la deuxième contre les New-Yorkais. Claude Julien a assuré que l'état de santé du numéro 65 ne constituait pas une source d'inquiétude pour l'équipe.

«Le personnel médical et les docteurs connaissent le dossier d'Andrew. Ils savaient ce qui se passait. Ils ont fait des suivis durant l'été. Je peux simplement dire que nos joueurs ont passé les examens médicaux. [...] Je ne suis pas inquiet, il a eu le feu vert des médecins.»

Même s'il assure être complètement remis de sa... (La Presse, Robert Skinner) - image 3.0

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Même s'il assure être complètement remis de sa dernière commotion cérébrale, Andrew Shaw (à gauche) a mis beaucoup de temps à guérir.

La Presse, Robert Skinner

Un fait demeure : Shaw s'est forgé une réputation en pratiquant un jeu teigneux, qui implique donc qu'il reçoive sa part de bastonnades devant le filet et le long des bandes. Il devra évidemment rester en santé si le Canadien souhaite en avoir pour son argent, avec le contrat de six ans et 23,4 millions $ que le joueur a signé à l'été 2016.

Saison à oublier

Shaw s'est marié cet été et il assure avoir recouvré la santé. Pour être parfaitement heureux, il ne lui reste plus qu'à faire oublier une saison dont il garde un goût amer.

L'attaquant de 26 ans était pourtant sur la bonne voie, l'automne dernier. Quand il a subi sa première commotion, il totalisait alors 15 points en 29 matchs. À son retour au jeu, il a dû se contenter de 14 points en 38 sorties.

«C'était la saison la plus difficile de ma carrière. Arriver dans une nouvelle équipe, avec de nouveaux coéquipiers et entraîneurs, c'est déjà difficile. En plus, j'ai subi deux commotions. Je ne pouvais jamais retrouver mon rythme. Je jouais du bon hockey, je trouvais mon erre d'aller, puis j'ai dû manquer un mois. Ça m'a fait reculer.»

Ce devait être tout un contraste comparativement à son séjour à Chicago, où il a aidé les Blackhawks à remporter la Coupe Stanley à deux reprises en cinq saisons.

***

McCarron réaliste

Même s'il a disputé 31 matchs avec le Canadien la saison dernière et même si l'équipe a probablement besoin d'un gros attaquant comme lui, Michael McCarron est loin de croire que tout sera facile au cours des prochaines semaines. Il est aussi loin de tenir quoi que ce soit pour acquis. «Je sais que je dois mériter un poste ici. J'en suis à ma dernière année de contrat, et personne ne va me faire de cadeau. Il y a des postes à pourvoir ici, et je sais que tous les joueurs qui sont présents au camp d'entraînement sont sur place pour batailler.»

***

Julien hausse le ton

Ça n'a pas pris une heure que Claude Julien s'est fâché envers ses protégés. L'entraîneur-chef du CH tente de façonner le système de jeu de son équipe, après s'être contenté l'an dernier «d'ajustements pour redresser l'équipe, mais pas trop pour éviter de les bouleverser», a-t-il expliqué vendredi. Sur la patinoire, ça donnait toutefois un entraîneur-chef plus impliqué dans le déroulement de la séance, comparativement à ce qu'on avait l'habitude de voir avec Michel Therrien. «Parfois, les joueurs de hockey, tu dois leur crier après pour leur enseigner quelque chose. C'est la seule façon qu'ils comprennent!» a blagué Andrew Shaw.

***

Un premier éclopé

Un seul joueur du Canadien a été incapable de passer son examen médical. Il s'agit de l'espoir Jeremiah Addison. Blessé à une épaule, il devrait être opéré la semaine prochaine et la durée de son absence e st inconnue pour le moment. L'attaquant de 20 ans doit amorcer sa carrière professionnelle cette saison, vraisemblablement avec le Rocket de Laval. Choix de septième tour du Tricolore en 2015, il a conclu son stage junior en aidant les Spitfires de Windsor à remporter la Coupe Memorial en mai dernier.




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