Shea Weber pas inquiet

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Au cours des prochains jours, le défenseur du Canadien, Shea Weber, aura un autre coéquipier à sa gauche, dont l'identité demeure pour le moment un mystère.

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(Montréal) Si ça continue, Shea Weber aura besoin d'une application sur son téléphone afin de connaître l'identité de son partenaire de jeu.

En une seule saison avec le Canadien, Weber a patiné à la ligne bleue montréalaise en compagnie de trois défenseurs qui ne sont même plus à Montréal : Nathan Beaulieu, Alexei Emelin et Andrei Markov. Au cours des prochains jours, Weber aura un autre coéquipier à sa gauche, dont l'identité demeure pour le moment un mystère.

Karl Alzner, acquis cet été sur le marché des joueurs autonomes, le temps d'un contrat de 23,1 millions $ sur cinq ans, pourrait être un éventuel partenaire de Weber, et certains avancent déjà en coulisses le nom de David Schlemko, un vétéran de 30 ans que la direction du CH affectionne tout particulièrement. Schlemko en est à sa sixième équipe depuis qu'il patine dans la LNH.

Mais qu'en est-il de Weber lui-même? Avec qui se voit-il dans un avenir plus ou moins rapproché?

«Ce n'est pas une décision qui me revient, a-t-il répondu, lundi matin, au tournoi de golf annuel du CH. L'embauche de Karl Alzner est une très bonne décision, mais l'identité du gars qui va jouer avec moi, ça m'importe peu. Peu importe ce qui va arriver, nous allons nous arranger pour que ça fonctionne.»

On ne confondra jamais Nathan Beaulieu, Alexei Emelin ou un Andrei Markov en fin de carrière avec des gagnants du trophée Norris, mais les trois hommes apportaient tous un petit quelque chose que la direction du Canadien n'a peut-être pas remplacé à la ligne bleue. Beaulieu et Markov, entre autres, excellaient dans la relance du jeu, ce qui n'est certes pas le cas d'Alzner, qui a lui-même blagué au sujet de ses carences offensives, lundi.

«Je suis un joueur différent d'Andrei Markov», a-t-il tenu à rappeler. «En termes d'habiletés, nous sommes différents. Mais j'amène du leadership, je peux peut-être aider de ce côté-là.

«Je n'ai aucune idée de l'identité de mon partenaire en défense pour la prochaine saison, et de toute façon, les choses peuvent changer une fois que la saison est commencée. Faut voir s'il y a une cohésion qui s'installe et voir aussi quels sont les besoins de l'équipe. Je n'ai pas de préférence. Shea est l'un des meilleurs joueurs de la ligue, un des bons leaders aussi, selon ce que l'on m'a dit.»

Weber, à sa première saison avec le CH, a récolté 42 points, dont 17 buts, en 78 matchs, tout en ajoutant un différentiel de + 20. Alzner et Schlemko n'ont jamais franchi le cap des 25 points en une saison dans la Ligue nationale.

Markov parti, c'est une défense montréalaise pleine de doutes qui va se présenter au camp d'entraînement du Canadien, à compter de jeudi au complexe de Brossard.

Weber jure qu'il n'est pas inquiet pour autant. «Je sais davantage à quoi m'attendre cette année, a-t-il ajouté. Je connais mieux les gars et je serai plus à l'aise avec l'équipe. Je crois qu'on a encore un bon noyau à la défense.»

«L'équipe» de Carey Price

Carey Price avait le sourire facile, lundi matin, arrivant à bord de son gros camion avec Shea Weber à sa droite dans le siège du passager. Cette équipe, n'en doutons point, est celle de Carey Price, et son ascendant sur le reste du groupe est de plus en plus important.

Les derniers jours nous ont d'ailleurs fait comprendre, par les déclarations de l'ex-entraîneur Michel Therrien, que le gardien en mène large et qu'il a probablement eu son mot à dire dans le congédiement que l'on sait, le 14 février dernier.

Price a d'ailleurs rapidement balayé du revers de la main une question à propos des récents commentaires de Therrien voulant qu'il ait «frappé un mur» lors de la dernière saison, pour des raisons de fatigue. «J'ai débranché tous les appareils cet été», s'est-il contenté de répondre, pour faire bien comprendre qu'il n'était pas au courant des récentes déclarations de son ancien entraîneur, devenu depuis dépisteur.

Le gardien du CH, qui n'a jamais vraiment aimé l'attention, s'est d'ailleurs bien gardé d'attirer les projecteurs sur lui en vue de la prochaine saison, en acceptant plus tôt cet été une prolongation de contrat sur huit saisons, et une moyenne salariale de 10,5 millions $ par saison.

«Ça aurait été un peu différent au cours de la saison, de toute évidence. Cela aurait provoqué plusieurs discussions. Mais on a pu régler ça rapidement pour se concentrer sur le hockey. Je n'ai pas vraiment pensé à l'autonomie, même si c'est toujours une option pour un joueur. Tu dois au moins y penser. Mais quand on a commencé à négocier, Geoff [Molson] est venu me voir pour me dire qu'il voulait que je sois un CH pour toute la durée de ma carrière... Ce fut assez facile à comprendre comme message!»

Départ d'Andrei Markov: qui dit vrai?

Marc Bergevin est revenu lundi sur les négociations ayant mené au départ d'Andrei Markov vers la Russie. 

La version du directeur général du Canadien concordait avec celle de son ancien défenseur : Markov recherchait d'abord une entente de deux ans, mais était ensuite disposé à accepter une entente d'un an. Les deux parties ont été incapables de s'entendre. 

«La somme représentait le problème», a indiqué Bergevin, qui a mentionné à quelques reprises que c'était la décision de Markov de partir. Un collègue a ensuite demandé au dg si l'écart était supérieur à un million de dollars. 

«Tu as répondu à ta question. Je n'aime pas entrer dans les détails. Il y avait des bonis dans notre préposition, et je crois que c'était assez facile pour lui de les atteindre. Je respecte sa décision. On est déçus, on voulait le revoir à Montréal.»  La Presse

Drouin amorcera le camp au centre

Jordie Benn et Jonathan Drouin... (La Presse, Ivanoh Demers) - image 5.0

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Jordie Benn et Jonathan Drouin

La Presse, Ivanoh Demers

Ça n'a pas changé depuis juillet : les deux besoins les plus criants du CH sont un centre capable de piloter un des deux premiers trios, de même qu'un défenseur gaucher mobile pouvant jouer une vingtaine de minutes par match.

Au centre, l'équipe tentera d'abord une solution à l'interne. Bergevin a réitéré lundi que Jonathan Drouin allait amorcer le camp à cette position, tandis qu'Alex Galchenyuk retournera à l'aile. Drouin n'a pas joué au centre de façon régulière dans la LNH, mais il l'a fait dans les rangs juniors et auparavant.

«Ça m'importe peu quand il a joué au centre la dernière fois, ça ne fait pas très longtemps, a rappelé l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Il a tous les outils pour être un bon centre. Il aime utiliser l'espace sur la patinoire, ça lui donne la chance de s'exprimer offensivement, et c'est ce qu'on veut qu'il fasse.»

Les trois premiers centres du Tricolore seraient donc Drouin, Phillip Danault et Tomas Plekanec. On ne parle évidemment pas de Crosby-Malkin-Bonino, la formidable ligne de centre des Penguins l'an dernier, mais l'équipe peut tout de même être compétitive à cette position si l'expérience avec Drouin est concluante.

En défensive, les possibilités d'expérience sont nombreuses (Jakub Jerabek, David Schlemko, Joe Morrow), mais les chances de succès sont nettement plus minces.

Selon CapFriendly, seulement sept équipes disposent actuellement de plus de marge de manoeuvre que le CH. Quatre d'entre elles (Caroline, Arizona, New Jersey et Floride) sont toutefois limitées par des contraintes budgétaires et ne devraient pas atteindre le plafond.  La Presse




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