Quelle place pour les jeunes?

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«Ça fait deux ans que je suis ici, j'étais dans les souliers de ces jeunes. Cette fin de semaine, je veux aider les plus jeunes et m'assurer qu'ils sont à l'aise» - Noah Juulsen, choix de premier tour du Canadien en 2015

La Presse, Marco Campanozzi

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(Brossard) «On n'a jamais trop de défenseurs», répète Marc Bergevin depuis son arrivée en poste chez le Canadien, en 2012. Cette saison, le directeur général semble vouloir appliquer ce principe à son club-école également.

Le camp des recrues du Tricolore se mettait en branle jeudi, à Brossard. Parmi les huit défenseurs sur place, deux anciens choix de repêchage disputeront une première saison chez les professionnels en 2017-2018 : Noah Juulsen et Simon Bourque.

Selon toute vraisemblance, c'est à Laval, dans la Ligue américaine, que les deux jeunes hommes s'initieront au hockey professionnel. Mais quant à savoir quel rôle ils occuperont, le portrait se brouille.

À l'heure actuelle, le Canadien compte 16 défenseurs pour se partager la tâche à Montréal et à Laval. Ajoutez à cela un désir manifeste que le club-école connaisse du succès sur la patinoire avec le déménagement dans un nouveau marché et les conditions ne sont pas idéales pour que Juulsen et Bourque obtiennent du temps de jeu à profusion.

«C'est entre mes mains», affirme Juulsen, choix de premier tour du CH en 2015. «Je dois jouer comme j'en suis capable, et le temps d'utilisation sera attribué selon les performances. Si je joue bien, ça ira.»

«Oui, ils veulent gagner, comme toutes les équipes, mais je ne pense pas qu'ils veuillent mettre le développement de côté pour gagner», croit pour sa part Bourque, un choix de sixième tour en 2015. «On a tous été repêchés ou embauchés parce qu'ils voyaient quelque chose en nous. Au bout du compte, notre travail ne change pas. Les vétérans sont là pour faire gagner l'équipe, mais aussi pour encadrer les jeunes comme nous.»

Jeunes vétérans

Pour l'heure, Bourque et Juulsen feront office de vétérans d'un jeune groupe de défenseurs qui affrontera les espoirs des Sénateurs et des Maple Leafs, cette fin de semaine à Toronto. En effet, seul Stefan Leblanc, qui a un contrat de la Ligue américaine, est plus âgé qu'eux.

«Je suis maintenant parmi les plus vieux ici. Ça fait deux ans que je suis ici, j'étais dans les souliers de ces jeunes. Cette fin de semaine, je veux aider les plus jeunes et m'assurer qu'ils sont à l'aise», soutient Juulsen.

Mais une fois que le «vrai» camp se mettra en branle, Juulsen retombera dans le rôle de recrue. À 6'2" et 191 livres, il possède une bonne carrure pour l'opposition qu'il rencontrera cette fin de semaine, mais il devra gagner en maturité physique pour tenir son bout contre des hommes.

«Je veux simplement continuer à grossir. À 6'2", la prise de poids sera très importante. À mes yeux, 210 livres, ce serait le poids idéal. Je ne veux pas devenir trop gros, car la mobilité est un attribut très important dans le hockey d'aujourd'hui.»

Sans Chabot

Bourque, lui, se dit déjà relativement satisfait de sa carrure à 199 livres. Dans son cas, la transition se passera à un autre niveau. Le Québécois a eu 20 ans en janvier dernier et il a pleinement profité de son statut de vétéran dans la LHJMQ la saison dernière, avec une récolte de 56 points en 59 matchs. De plus, en deuxième moitié de saison, son principal partenaire était Thomas Chabot, sacré défenseur de l'année du hockey junior canadien.

«C'est un peu comme un retour dans le junior à 16 ans», illustre Bourque. «Tu dois travailler fort et faire les petites choses pour avoir une place dans la formation.

«C'est sûr qu'il y aura une différence», poursuit-il. «Thomas était très talentueux. Mais ici, je ne me pose même pas la question de mes partenaires, je sais que je jouerai avec des gars super talentueux aussi. Mais je ne pourrai pas jouer la même game que dans le junior.»

***

Un survivant parmi les recrues

Quand on lui demande ce qui est arrivé exactement il y a un an, quand sa vie a bien failli basculer pour longtemps, Martin Reway se referme comme une huître. «Je ne veux pas en parler», offre-t-il en guise de seule réponse sur le sujet.

Le sujet? Une maladie mystérieuse, peu connue, qui a frappé le choix de quatrième ronde du Canadien en 2013 alors qu'il se préparait pour le camp des recrues de l'an dernier. Si le Tchèque de 22 ans a du mal à en parler, encore, c'est probablement parce qu'à ce jour, personne ne sait exactement ce qui s'est passé. Ses représentants ont évoqué une infection au coeur, sans donner plus de détails.

Reway se souvient qu'il ne se sentait pas bien, il se souvient des docteurs, des deux mois passés sur un lit d'hôpital. Il se souvient qu'il passait son temps à dormir. «J'étais incapable de m'entraîner.» Il a dû penser à autre chose que le hockey, pour une rare fois dans sa vie. «Mais je savais tout ce temps que j'allais revenir. En attendant, j'en ai profité pour étudier, pour passer plus de temps en famille. J'ai fait des études en économie. J'espère ne pas avoir à retourner aux études...»

Martin Reway a raté une saison en raison... (La Presse, Marco Campanozzi) - image 3.0

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Martin Reway a raté une saison en raison d'une maladie mystérieuse.

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Sa carrière, le hockey, le Canadien? À ce moment-là, ce n'était peut-être pas le plus important. «Il y a des gens qui passent à travers une telle maladie, il y a des gens qui n'y arrivent pas», tient-il à préciser, peut-être avec un peu de fierté. Il y est arrivé, et maintenant, le voici au camp des recrues du Canadien. Prêt à voir gros, même s'il a recommencé à patiner il y a cinq semaines à peine.

«Je sais que ça va être difficile, mais je travaille chaque jour en essayant de m'améliorer.» La LNH, le grand club, tout ça n'est donc fort probablement pas pour tout de suite. Mais ce n'est pas un problème pour Reway. Pour lui, le simple fait d'être à Brossard représente déjà une forme de victoire immense. «Juste d'être ici, ça représente tout...»




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