Une défaite sans importance pour le CH

Tomas Plekanec a été l'unique marqueur du Tricolore,... (AP, Jeffrey T. Barnes)

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Tomas Plekanec a été l'unique marqueur du Tricolore, mercredi, à Buffalo. Le centre du CH a de plus remporté 8 de ses 10 mises en jeu.

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La Presse Canadienne
Buffalo

Dans un match qui n'avait aucune importance au classement final d'un côté comme de l'autre, le Canadien a subi un revers de 2-1 aux mains des Sabres, mercredi au Key Bank Center de Buffalo.

Le Tricolore a donc terminé son périple de trois matchs à l'étranger avec deux victoires et un revers. La troupe de Claude Juline a amorcé ce voyage avec d'importants gains à Tampa et à Sunrise, qui lui ont permis d'assurer sa première place au sommet de la section Atlantique. «Nous sommes surtout satisfaits. Surtout à Tampa, on savait que ce serait un match difficile contre une équipe qui lutte encore pour une place dans les séries», a rappelé l'entraîneur-chef.

Les Sabres, qui disputaient leur dernière rencontre à domicile et qui étaient déjà exclus d'une place dans les séries éliminatoires, ont profité de buts du défenseur Rasmus Ristolainen, en première période, et de Tyler Ennis, au deuxième vingt, contre Carey Price (28 arrêts).

La riposte du Canadien est venue de Tomas Plekanec, auteur de son 10e but de la saison dès la première minute de jeu de la troisième période, aux dépens de Robin Lehner (31 arrêts). Le but du Tchèque de 34 ans était le 226e de sa carrière, ce qui lui a permis de doubler Stéphane Richer au 17e rang dans l'histoire du Tricolore.

Emelin blessé

Déjà privé de Shea Weber et de Jordie Benn, le Canadien a dû se débrouiller sans Alexei Emelin durant toute la troisième période. Le défenseur russe a dû déclarer forfait en raison d'une blessure au bas du corps. Au cours de la même séquence, en fin de deuxième, il a été frappé par Evander Kane en zone neutre, puis par Tyler Ennis en territoire du Canadien.

«C'est difficile de jouer à cinq défenseurs, car on se retrouve avec un défenseur différent à chaque présence», a noté Nathan Beaulieu. «Mais nous sommes tous déjà passés par là, ça ne devrait pas être une excuse.»

Claude Julien n'avait pas d'informations additionnelles après le match quant à la nature ou à la gravité de la blessure d'Emelin. Il sera examiné aujourd'hui par les médecins de l'équipe. En matinée, il avait fait savoir que la blessure au bas du corps de Weber n'était pas grave - «Tout ce que je peux dire c'est que ce n'est pas sérieux» -, tout en se disant confiant de revoir Benn lors des séries.

Avant d'entamer la «vraie saison», le Canadien devra disputer deux autres matchs, soit vendredi soir, à domicile contre le Lightning de Tampa Bay, et samedi, à Detroit, face aux Red Wings. Par la suite, il retrouvera les Rangers de New York lors du premier tour éliminatoire. Les hommes d'Alain Vigneault ont perdu leurs très minces possibilités de doubler Columbus au troisième rang de la section Métropolitaine à la suite d'une défaite de 2-0 contre les Capitals de Washington, qui ont mis la main sur le Trophée du Président.  Avec La Presse

Ce qu'ils ont dit...

«Notre trio a eu plusieurs très bonnes chances, on a seulement fait un peu trop de dentelle.»

- Max Pacioretty

«Ça arrive dans une saison qu'on n'est pas à point. On ne l'était pas, mais ce n'était pas un désastre. Il y avait un peu de nonchalance, disons. Au lieu de lancer on faisait des petits jeux cutes. Ce sont des choses qui se corrigent.»

- Claude Julien

«Ça n'a pas été un mauvais match, juste quelques petites choses à corriger.»

- Nathan Beaulieu

Les cinq moments marquants du match

Tir pas violent, mais parfait

Alors que le Canadien avait déjà récolté cinq tirs au but sans succès en première période, les Sabres n'ont eu besoin que d'un deuxième essai vers Carey Price pour ouvrir la marque à 6:01. Tout a commencé derrière le filet du Canadien quand Alexei Emelin a été incapable de dégager son territoire. Après que Jack Eichel eut bloqué la tentative de dégagement, il a remis le disque à la ligne bleue à Josh Gorges qui l'a relayé à sa droite à Rasmus Ristolainen. À l'aide d'un court élan arrière, et profitant du fait que Price avait la vue gênée par Sam Reinhart et Nathan Beaulieu, le talentueux finlandais de 22 ans a battu le gardien du Canadien grâce à un tir précis qui a d'abord frappé le poteau à la droite de Price.

Des efforts louables sans résultat

Même si les joueurs du Canadien n'avaient absolument rien à gagner au classement dans l'Association Est, ils ont joué avec aplomb pendant la première période et tout particulièrement lors des dix premières minutes de jeu. Lors de ce premier vingt, Dwight King a été très visible et a même profité d'une belle chance de marquer qu'il n'a pu convertir alors que la rondelle a donné contre le poteau, après avoir accepté une belle passe diagonale de Brian Flynn. Le gardien Robin Lehner a également dû se montrer alerte devant Artturi Lehkonen et devant Alexander Radulov. Le Tricolore a complété la période avec un avantage de 11-9, mais un déficit de 0-1.

Les Sabres doublent leur avance

Comme lors de la première période, il ne s'est marqué qu'un seul but au deuxième vingt, et ce sont les Sabres qui l'ont obtenu. Même s'il était entouré de quatre joueurs du Canadien, Tyler Ennis est parvenu à s'emparer du disque dans l'enclave et a décoché un vif tir des poignets qui s'est frayé un chemin dans la partie supérieure du filet et derrière Carey Price. Il s'agissait de son cinquième but cette saison.

Un but après presque 41 minutes de jeu

Après une deuxième période où les joueurs du Canadien ont de nouveau frappé un mur en Robin Lehner, ils n'ont eu besoin que de 46 secondes pour réduire leur déficit à un seul but. Paul Byron a été l'artisan d'une belle pièce à trois en effectuant une première passe à Alexander Radulov, qui a ensuite remis la rondelle vers Tomas Plekanec. Seul devant Lehner, le vétéran tchèque a effectué une belle feinte avant de glisser la rondelle derrière le gardien des Sabres à l'aide d'un revers, pour son dixième de la saison.

Un premier avantage numérique pas concluant

Il a fallu attendre le milieu de la troisième période pour être témoin de la première punition du match, imposée à Rasmus Ristolainen pour bâton élevé. Le Canadien n'a toutefois pas réussi à profiter de cette opportunité pour égaler le score dans la rencontre, ne dirigeant qu'un seul tir vers Robin Lehner. Claude Julien a tenté d'égaler le score en retirant Carey Price au profit d'un sixième attaquant, mais là encore, il n'a obtenu qu'une seule vraie bonne chance, celle du défenseur Andrei Markov, qui a cependant raté la cible de très peu.  La Presse canadienne

O'Reilly «écoeuré de perdre»

Brendan Gallagher contourne le défenseur des Sabres, Zach... (AP, Jeffrey T. Barnes) - image 5.0

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Brendan Gallagher contourne le défenseur des Sabres, Zach Bogosian, en deuxième période. Sur papier, Buffalo aurait dû former une bien meilleure équipe. Mais le leadership n'a pas été en mesure de s'imposer entre des vétérans n'ayant plus tous les moyens de leurs ambitions et les jeunes pressés de mener les opérations.

AP, Jeffrey T. Barnes

Difficile de trouver ambiance plus morose à l'heure actuelle qu'à Buffalo. Les Sabres terminaient mercredi leur calendrier local en sachant qu'ils rateront les séries pour une sixième saison de suite.

«Je suis tellement tanné», a laissé tomber le vétéran Ryan O'Reilly au terme de l'entraînement matinal. «C'est tellement frustrant de venir à la patinoire en ce moment. En pratiquant, je me disais qu'il n'y avait pas de but. On voit d'autres équipes se préparer en vue des séries éliminatoires, on voit une jeune équipe comme Toronto réclamer la place dans laquelle on devrait être... Je suis écoeuré de perdre, ça draine toutes nos énergies.»

Sur papier, les Sabres auraient dû former une bien meilleure équipe. Mais le leadership n'a pas été en mesure de s'imposer entre des vétérans n'ayant plus tous les moyens de leurs ambitions et les jeunes pressés de mener les opérations.

«Il va falloir que chacun se regarde dans le miroir, à commencer par moi-même», a dit O'Reilly. «En tant que leader je ne me suis pas imposé. Je n'ai pas rendu mes coéquipiers imputables et je n'ai pas été une voix au sein de l'équipe. C'est dur. Quand Okposo est revenu, il a vraiment aidé, il a pris les choses en main. Et même si nous étions écartés du portrait des séries, il nous encourageait à ce qu'on apporte des changements dès maintenant. En le perdant, ça a été difficile à maintenir.»

À sa première saison à Buffalo, Kyle Okposo a plutôt bien fait, sauf qu'il est tenu à l'écart depuis une semaine par la maladie. L'attaquant se trouverait à l'unité neurochirurgicale des soins intensifs du Buffalo General Hospital, où il serait soumis à une série de tests. Pour l'instant, les Sabres n'entrevoient pas son retour au jeu cette saison.

«Je suis très préoccupé», a admis l'entraîneur-chef Dan Bylsma, qui est de plus en plus contesté à Buffalo. On entend à travers les branches qu'il n'aurait pas la faveur des plus jeunes joueurs. En attendant, il tente de garder ses joueurs imputables, comme en fait foi ce récent incident où il a laissé sécher Sam Reinhart au banc durant tout un match après qu'il se soit présenté en retard à l'exercice matinal.

«Après notre semaine de congé, on savait qu'on devait gagner des matchs pour rester dans la course, mais on a perdu quatre avances en l'espace de 10 jours», a noté Bylsma en décrivant le moment où le train a déraillé. «Ça a laissé des traces dans la psyché de notre équipe après cela.»

Deux années médiocres

Selon O'Reilly, il revient aux joueurs de prendre leurs responsabilités. Bylsma n'a pas à prendre le blâme pour tout ce qui s'est passé. N'empêche : comme Jack Eichel l'a indiqué mardi, les Sabres concluent deux années de hockey médiocres. Et O'Reilly ne l'accepte pas. «Que ça prenne un an, c'est correct; il y avait beaucoup de nouveaux visages et ça a pris du temps à nous habituer les uns aux autres», a mentionné l'ancien de l'Avalanche du Colorado. «Mais cette année, on a eu de la misère à se mettre en marche et on est retombés dans nos vieilles habitudes.

«En tant que leader j'en prends la responsabilité. Mais que la même chose se passe deux ans de suite, sans qu'on aille nulle part et sans qu'on s'améliore, c'est pathétique. Les choses doivent changer. Il nous reste trois matchs pour prouver quelque chose, ne serait-ce qu'à nous-mêmes.»  La Presse




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