Malgré ses commotions cérébrales en 18 mois, MacArthur garde espoir

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Même si Clarke MacArthur ne ressent plus de symptômes depuis le mois de décembre, il a échoué en janvier au test obligatoire à son retour au jeu. Les Sénateurs ont alors annoncé qu'il ne jouerait pas de la saison.

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(Montréal) Clarke MacArthur est sorti de l'entraînement matinal des Sénateurs le souffle court. Son teint basané par les semaines passées en Floride ressortait encore plus après l'effort intensif. Il s'est assis devant son casier, a retiré le chandail bleu de non-contact qu'il portait au milieu de ses coéquipiers, il s'est assis... puis a souri.

Une autre journée à se donner dans l'espoir de convaincre les médecins qu'il peut à nouveau jouer au hockey. L'ailier gauche de 31 ans récupère d'une quatrième commotion cérébrale en l'espace de 18 mois.

Même s'il ne ressent plus de symptômes depuis le mois de décembre, il a échoué en janvier au test obligatoire à son retour au jeu. Les Sénateurs ont alors annoncé qu'il ne jouerait pas de la saison.

«Pour lui, ça a été très dur d'accepter ça, parce qu'il se sentait prêt», raconte l'entraîneur-chef Guy Boucher. «Et les joueurs, en voyant un coéquipier qui veut revenir et qui a une personnalité aussi engageante et qui est aussi apprécié, ont ressenti la même chose.»

MacArthur est parti en coup de vent en Floride en compagnie de sa femme et de leurs deux enfants âgés de 4 et 2 ans. «Je pensais que ça pouvait être terminé pour lui à ce moment-là», admet son bon ami Bobby Ryan. 

Pas prêt pour la retraite

MacArthur a essayé de voir en quoi consistait la vie de retraité. Mais très vite, l'envie de renouer avec l'action l'a démangé. «J'ai pris six semaines de vacances, mais je m'ennuyais du vestiaire, des soupers et du quotidien autour de l'équipe.»

Il a donc décidé de tenter une dernière fois de revenir au jeu. Son objectif est clair : il veut passer un nouveau test d'ici la fin de la saison ou durant les séries de façon à obtenir le feu vert pour un retour à la compétition à l'automne. Il ne veut pas attendre plus longtemps une réponse.

«Tu peux plier bagage et abandonner, ou tu peux continuer de pousser. Je veux encore jouer, j'ai encore la passion, et c'est plus facile de s'investir quand il s'agit de quelque chose que tu veux.»

Subir une seconde commotion cérébrale sans que la première ait été soignée a de dangereux effets pour la santé. C'est ce qui s'est produit avec MacArthur après qu'il eut tenté de camoufler une commotion subie lors d'un match préparatoire face au Canadien, en septembre 2015. Il a tenu à entamer la saison avec les Sénateurs même s'il n'avait pas toute sa tête.

«Je recevais des passes et j'avais l'impression qu'un adversaire me talonnait alors que j'avais 10 pieds d'espace autour de moi», avait-il raconté au Ottawa Citizen, l'an dernier. «Je trébuchais et mon équilibre s'était déréglé. Je me disais : "Comment vais-je leur dire maintenant que je ne vais pas bien alors que je leur ai déjà dit que ça allait? Je devais trouver une solution avant que tout le monde s'aperçoive que je ne pouvais pas jouer.»

Frappé par un coéquipier

Au quatrième match de la saison des Sénateurs, le 14 octobre 2015 à Columbus, la tête de MacArthur a heurté la patinoire après une chute et il a perdu connaissance. Sa saison a pris fin ce jour-là. Il croyait finalement s'en être sorti et envisageait un retour à la compétition, l'automne dernier, lorsque le défenseur Patrick Sieloff, qui évolue dans la Ligue américaine, l'a frappé sournoisement lors d'un match intraéquipe.

Ryan a immédiatement jeté les gants devant Sieloff. «F..., pourquoi as-tu fait ça?» lui a-t-il crié après le combat alors que son ami gisait toujours le long de la bande. Retour à la case départ.

«J'avais des maux de tête, j'étais très fatigué et je n'avais pas d'énergie pour m'occuper de mes deux enfants», confie MacArthur. «Mais dès que j'ai pu recommencer à faire des choses avec eux, j'ai toujours été auprès d'eux. Si ça se trouve, ils m'ont aidé à guérir en me changeant les idées.»

S'il n'en tenait qu'à MacArthur, il aurait été en uniforme samedi contre le Canadien. Mais trois médecins doivent d'abord autoriser de façon unanime son retour au jeu.




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