L'élève Galchenyuk recalé

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«Je travaille là-dessus tous les jours. Parfois, ça ne va pas de ton côté. Ça devient frustrant, mais c'est ainsi. Je vais continuer à travailler pour m'améliorer», a confié Alex Galchenyuk, au sujet des mises en jeu.

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(Montréal) Quand Alex Galchenyuk cherchait ses repères au centre, au moment de la semaine de relâche du Canadien, le mois dernier, il s'est tourné vers une vieille connaissance, qui s'adonne à avoir 1231 matchs d'expérience dans la LNH : Olli Jokinen. Il souhaitait obtenir son aide dans les mises en jeu. Jadis clients du même agent, ils se connaissent depuis quelques années et ont déjà patiné ensemble, puisque le numéro 27 du CH passe ses étés dans la région de Miami.

Ça n'a finalement pas été suffisant pour relancer Galchenyuk. Depuis la visite du Canadien à New York le 4 mars, où il avait gagné 8 de ses 11 mises en jeu, il n'a jamais atteint la marque des 50 % dans un match.

Malgré les bons conseils de Jokinen, Galchenyuk a donc perdu son poste de centre, mercredi à l'entraînement. Il s'est plutôt retrouvé à l'aile gauche d'un trio ayant Andrew Shaw comme centre et Artturi Lehkonen comme ailier droit.

«Il ne faut pas trop exagérer la portée du changement pour Alex», a tempéré l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. «Je pense qu'il est le quatrième marqueur de notre équipe. On l'a mis à l'aile, mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas un bon joueur de hockey. C'est qu'on va le placer dans une position pour qu'il connaisse du succès, et on va mettre l'équipe dans une position de succès.»

Continuer à apprendre

Curieusement, Jokinen et Julien se rejoignent quand ils se font demander ce que Galchenyuk doit faire pour obtenir plus de responsabilités. «Je lui ai dit : "Si tu veux jouer plus de minutes, tu as intérêt à commencer à gagner des mises en jeu», relate Jokinen au bout du fil, en parlant de leurs séances du mois dernier. «Car l'entraîneur va pouvoir t'utiliser dans les situations cruciales, en avantage numérique, en désavantage, pour les mises en jeu dans ton territoire. C'est de cette façon que tu pourras jouer 18 ou 20 minutes.»

«Il doit continuer à prendre des mises en jeu pendant les entraînements», a pour sa part rappelé Julien. «J'ai vu plusieurs joueurs le faire dans le passé. On aime travailler sur nos forces, mais c'est toujours un défi de travailler sur nos faiblesses. Ceux qui le font réussissent à s'améliorer.

«Ce n'est pas plaisant pour un joueur de se faire enlever de la patinoire parce qu'il a des problèmes avec les mises en jeu. Il doit continuer à faire ça et jaser avec des gars d'expérience pour avoir des petits trucs.»

Là aussi, Jokinen rejoint Julien. «C'est à 22 ou 23 ans que j'ai commencé à réaliser l'importance des mises en jeu. Mais jusqu'à ma dernière saison [2014-2015], j'y travaillais encore. À Nashville, j'étais toujours en train de demander des trucs à Paul Gaustad. J'ai dit à Alex de consulter Torrey Mitchell, qui est très bon dans les mises en jeu. D'aller le voir au quotidien. »

Changer de mentalité

Jokinen ne s'est pas contenté de diriger Galchenyuk vers Mitchell. Il lui a aussi donné ses propres trucs, même s'il est le premier à reconnaître qu'il n'était lui-même pas un as dans cet aspect. «C'est beaucoup plus facile d'enseigner et de donner des trucs que de gagner des mises en jeu!», lance-t-il à la blague.

« Sa mentalité était la principale chose à changer. Il fallait lui inculquer l'idée que chaque mise en jeu est importante, soutient le Finlandais. Il doit savoir ce que chaque centre adverse peut faire. Il y a tellement de ressources aujourd'hui pour les joueurs qu'il doit regarder de la vidéo, la journée du match ou la veille. Alex faisait toujours le même geste. Si tu as un seul truc, tu deviens vite prévisible. Si je l'affronte, je saurai exactement comment le battre.»

Pas le premier

Jusqu'ici, les résultats se font attendre, mais Galchenyuk assure s'être attelé à la tâche. «Je travaille là-dessus tous les jours. Parfois, ça ne va pas de ton côté. Ça devient frustrant, mais c'est ainsi. Je vais continuer à travailler pour m'améliorer.»

Quand Galchenyuk s'est blessé à un genou le 4 décembre à Los Angeles, il venait au 11e rang dans la LNH avec 23 points en 25 matchs, et ce, même s'il ne gagnait que 39,5  % de ses mises en jeu. S'il redevient aussi productif, l'entraîneur pourra sans doute vivre plus facilement avec ses difficultés à gagner des mises en jeu.

Mais pour le moment, Galchenyuk a marqué seulement trois buts en 15 matchs depuis l'arrivée de Julien. Deux de ces buts ont été inscrits dans des avantages numériques de quatre contre trois en prolongation. Et ses ailiers Radulov et Pacioretty sont devenus nettement plus discrets qu'à leur habitude.

Rien n'empêche Galchenyuk de retrouver sa confiance à l'aile, dans une unité où il n'aura pas la tâche - en contradiction avec ses habiletés de tireur - d'alimenter ses compagnons de trio. Et rien ne l'empêche non plus de continuer à travailler sur ses mises en jeu dans l'intervalle.

Après tout, comme il le dit lui-même, «ça se voit dans d'autres équipes, des joueurs qui se déplacent de l'aile au centre».

Price pas à 100 %

La participation de Carey Price au match de... (La Presse canadienne, Adrian Wyld) - image 3.0

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La participation de Carey Price au match de jeudi contre les Hurricanes de la Caroline est incertaine.

La Presse canadienne, Adrian Wyld

Claude Julien n'a pas donné de détails, mais il a indiqué mercredi midi que Carey Price n'était «pas à 100 %» et que sa participation au match de jeudi contre les Hurricanes de la Caroline était incertaine. «C'est très mineur, mais à ce point-ci de la saison, on veut s'assurer que si notre gardien partant joue, il est à 100 %», a expliqué l'entraîneur-chef. Price a participé à l'entraînement, ce qui laisse croire que ce n'est effectivement rien de grave. L'équipe aurait très bien pu lui consentir une journée de traitements s'il y avait eu quelque inquiétude que ce soit. D'ailleurs, Andrei Markov a eu droit à un tel congé, mais Julien a assuré «à 100 % » qu'il serait à son poste jeudi.

Dans les trios observés à l'entraînement, Steve Ott et Dwight King étaient les 13e et 14e attaquants, ce qui signifie qu'ils sont en danger d'être rayés de la formation contre les Hurricanes. King a participé aux neuf matchs du Tricolore depuis qu'il a été acquis des Kings de Los Angeles. Il n'a toujours pas de point, présente une fiche de -  2, a tiré 10 fois au but et a distribué 17 mises en échec. Il n'était pas d'humeur à expliquer la cause de ses difficultés après l'entraînement. «Je ne le sais pas. C'est ça qui est ça. Je dois comprendre ce qui ne fonctionne pas et jouer du meilleur hockey.»  




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