Lucic a été tenté par le CH

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Milan Lucic a eu de sérieux pourparlers avec le Tricolore avant d'accepter un contrat de sept ans et 42 millions $ des Oilers d'Edmonton le 1er juillet 2016.

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(Edmonton) Il existe un univers parallèle - quelque part dans tout ce qui est possible et qui n'est pas arrivé - où le Canadien affronte samedi soir les Oilers d'Edmonton avec Claude Julien derrière le banc et Milan Lucic au sein de sa formation.

Ça semble absurde, compte tenu de la rivalité Canadien-Bruins et du rôle que ces deux hommes y ont joué pendant des années. Mais on réalise désormais qu'un tel scénario aurait très bien pu se produire.

Devenu joueur autonome l'été dernier, Lucic a eu de sérieux pourparlers avec le Tricolore avant de s'entendre sur les termes d'un contrat de sept ans et 42 millions $ avec les Oilers. «Ça a été très difficile de dire non», a admis l'ancien ailier de puissance des Bruins, pour qui, en fin de compte, retrouver son ancien dg Peter Chiarelli et s'aligner aux côtés de Connor McDavid ont été des arguments décisifs.

«J'espère que dans trois ou quatre ans, je pourrai encore dire que j'avais pris la bonne décision!» Lucic avait aimé l'idée de retrouver des gars de l'Ouest qui lui étaient familiers comme Carey Price, Shea Weber et son ami de longue date Brendan Gallagher.

«On a fait de notre mieux pour le convaincre de signer», confie Gallagher. «Mais étant donné qu'il arrivait de Boston, je crois que ç'aurait été trop dur pour lui d'enfiler le chandail du Canadien. Ç'aurait été cool, cela dit!»

Grand respect pour Julien

Imaginez la scène : Lucic signe à Montréal, Boston s'indigne et le compare à Johnny Damon qui avait trahi les Red Sox en signant avec les Yankees... Puis, quelques mois plus tard, Julien est congédié par les Bruins et retrouve son ancien protégé dans l'environnement du CH!

Dans cet univers parallèle, Lucic n'aurait pas demandé mieux que de retrouver un coach pour lequel il éprouve un grand respect. «Claude a eu une énorme influence sur ma carrière. Sans lui et la confiance qu'il m'a témoignée, je n'aurais pas été le joueur que je suis devenu. Il a cru en moi dès le moment où je suis arrivé à l'âge de 19 ans. Je lui dois beaucoup.»

Julien lui a rendu la pareille en évoquant le souvenir d'un jeune homme qui avait surpris les Bruins au camp d'entraînement et les avait forcés à lui faire une place. «Boston a dû le laisser partir uniquement à cause du plafond salarial», rappelle le pilote du Canadien. «Il leur manque aujourd'hui. Je suis content pour lui parce qu'après une bonne saison à Los Angeles, il a la chance de revenir plus ou moins dans son coin en étant dans l'Ouest.

«C'est quelqu'un avec qui j'aimais travailler parce qu'il savait prendre la critique de la bonne façon et grandir avec les bons joueurs qui l'entouraient. Il était devenu un leader et je me souviens de sa voix dans le vestiaire.»

Nouvelle dimension à la rivalité

Lucic est curieux de voir quel impact aura le retour de Julien à Montréal sur la rivalité Canadien-Bruins. Compte tenu de son palmarès, qui comprend une Coupe Stanley et plus de victoires que tout autre entraîneur dans l'histoire des Bruins, il voit mal comment les gens de Boston pourraient lui en tenir rigueur.

«Mais c'est sûr que ça ajoute une nouvelle dimension à la rivalité... comme si elle en avait besoin!» lance l'attaquant de 28 ans. «C'est dommage que les deux équipes ne s'affrontent plus cette saison, mais si elles se retrouvent en première ronde des séries, je vais m'arranger pour regarder ça!»

Les plus grandes rivalités survivent au départ de ses acteurs principaux, mais force est d'admettre que Lucic lui-même manque un peu à celle opposant le Tricolore et les Bruins. «Oui, c'est ce que j'entends», répond-il avec le sourire.

***

Kassian en pleine possession de ses moyens

Zack Kassian s'est repris en main depuis son... (Archives La Presse) - image 3.0

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Zack Kassian s'est repris en main depuis son arrivée à Edmonton.

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Zack Kassian a encore démontré vendredi quel genre d'ailier efficace il peut être lorsqu'il est en pleine possession de ses moyens. Il a notamment récolté une aide sur le cinquième but de la saison de David Desharnais dans la défaite de 3-2 des Oilers contre Pittsburgh.

On imagine facilement que Marc Bergevin aurait aimé avoir ce joueur-là dans sa formation aujourd'hui. Or, Kassian avait sombré dans la dépendance quand il est arrivé à Montréal et le dg du Canadien ne voulait pas devoir composer avec ses incartades. Dès sa sortie de désintoxication, il a été échangé aux Oilers en retour du gardien Ben Scrivens. Depuis, Kassian a toutefois mis de l'ordre dans sa vie.

«C'est une triste histoire qui est devenue belle», a commenté l'entraîneur-chef Todd McLellan. «Zack a eu des ennuis dans la vie et s'est retrouvé dans une position où il ne voulait plus être. Il est allé chercher de l'aide pour s'en sortir et, aujourd'hui, ça nous inspire dans le vestiaire. C'est un jeune homme remarquable qui réussit à rester dans le droit chemin même si les tentations sont là quand il voit ses coéquipiers avoir du plaisir.

«Sur la glace, il n'a plus la pression d'être l'ailier droit qui devait compléter les frères Sedin. Il joue sur nos troisième ou quatrième trios, il travaille en désavantage numérique et utilise son gabarit et sa force pour faire de l'espace à David Desharnais. C'était un projet pour nous et il l'a accepté. C'est tout à son honneur.»




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