Bruins-CH: un pont rarement emprunté

Kevan Miller sonne les cloches d'Alexei Emelin lors... (Photothèque Le Soleil)

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Kevan Miller sonne les cloches d'Alexei Emelin lors du match du 12 décembre dernier. Étant donné la rivalité entre les Bruins et le Canadien, il n'y a pas souvent de mouvement de personnel entre les deux organisations.

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(Montréal) Lorsque l'ancien des Bruins de Boston Milan Lucic a négocié avec le Canadien à l'ouverture du marché des joueurs autonomes, l'été dernier, il n'avait pas vraiment pu passer outre le fait qu'il avait détesté le Tricolore pendant des années. Le pont qui relie ces deux organisations est rarement emprunté, et c'est encore plus exceptionnel qu'un entraîneur-chef - personnage central dans la rivalité - change de camp... en l'espace d'une semaine!

Claude Julien a franchi le Rubicon en s'entendant avec le Canadien sept jours seulement après s'être fait montrer la porte par les Bruins. Mais il assure qu'il n'utilisera pas son nouvel emploi pour démontrer à son ancienne formation qu'elle a eu tort de lui tourner le dos.

«J'ai passé 10 ans à Boston, c'est quand même spécial», a-t-il convenu. Pendant un an, un an et demi, j'ai été l'entraîneur de la LNH qui avait été avec son équipe pendant le plus longtemps. Quand tu as l'occasion de réussir cela dans ce métier, tu ne dois pas être amer. Tu dois regarder les bons moments et le succès que tu as eu.

«Je suis très fier de faire partie de cette rivalité. Je l'ai vécue du côté du Canadien d'abord, je suis allé à Boston, et maintenant, je reviens. Je me suis toujours souvenu de notre victoire en séries sur Boston [en 2004] quand on était revenus de l'arrière 3-1 dans la série pour l'emporter. Ça avait été spécial pour moi.

«La rivalité va être là, mais ce ne certainement sera pas une revanche. On m'a permis de passer 10 belles années dans cette ville et j'espère en passer autant à Montréal.»

Le nouvel entraîneur-chef a commencé sa téléconférence en ayant une bonne pensée pour son prédécesseur Michel Therrien. «Il y a une semaine, j'ai été un des entraîneurs congédiés. Je sais exactement comment Michel se sent présentement. Ce n'est pas facile pour un entraîneur d'arriver dans une organisation en sachant qu'il a pris le job d'un autre.

«Je veux que tout le monde sache que j'ai toujours eu beaucoup de respect pour Michel Therrien», a ajouté Julien. «C'est un bon entraîneur, contre qui il n'est pas facile de diriger. Je le connais depuis longtemps et je veux lui souhaiter bonne chance. Je suis certain qu'il reviendra bientôt comme entraîneur.»

Julien a par ailleurs signalé qu'il compte poursuivre avec le même groupe d'adjoints. «Je connais tous les entraîneurs en place et je n'ai aucun problème à finir la saison avec eux. S'il y a des changements à faire, ce ne sera certainement pas cette année, et je ne dis pas non plus que je vais apporter des changements.»  Avec La Presse canadienne

Bergevin: «Nous avons les outils nécessaires»

Marc Bergevin a été très clair : pas... (La Presse, Bernard Brault) - image 3.0

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Marc Bergevin a été très clair : pas question de donner Mikhail Sergachev pour combler un «trou» dans sa formation.

La Presse, Bernard Brault

Marc Bergevin avait un message important à transmettre à ses homologues du circuit Bettman à deux semaines de la date limite des transactions : oubliez Mikhail Sergachev.

Fidèle à son plan selon lequel les équipes championnes se bâtissent avec des jeunes joueurs développés par l'organisation, le directeur général du Canadien a déclaré qu'il était prêt à écouter les propositions de transactions des autres directeurs généraux de la LNH, mais précisé que pour l'instant le prix à payer était tout simplement trop élevé.

En ce sens, il a laissé entendre qu'il y avait «moins de cinq jeunes joueurs» de l'organisation qui étaient des intouchables, parmi lesquels il a explicitement nommé Sergachev.

«Je crois que nous avons les outils nécessaires. Pour ce qui est des transactions, le pouls en ce moment, et je veux être clair là-dessus, c'est que je ne donnerai jamais un jeune, comme Sergachev, afin de combler un "trou" dans notre formation», a assuré Bergevin.

«On peut toujours regarder afin d'améliorer l'équipe, mais si le prix à payer est de sacrifier des jeunes qui seront au sein de l'organisation pendant 10 ou 15 ans, alors je ne le ferai pas. Par contre, si le prix descend, et qu'il est raisonnable pour l'organisation, autant à moyen qu'à long terme, alors je vais le faire.»

Prudence

Contrairement à tous les observateurs qui prétendent que le Tricolore doit miser tout son avoir dès cette saison à cause de la fameuse «fenêtre d'opportunité» pour remporter la Coupe Stanley, Bergevin a laissé entendre qu'il sera très prudent le 1er mars prochain. «Nous disposons d'une très bonne équipe, qui est dotée d'un leadership fort. Notre équipe est un amalgame de jeunes prometteurs et de vétérans aguerris», a-t-il d'abord résumé.

«Vous savez, on dit souvent qu'une fois que nous sommes en séries éliminatoires, tout est possible», a ajouté Bergevin. «Il y a quelques équipes dans cette ligue qui sont dans une classe à part - les Penguins de Pittsburgh et les Capitals de Washington, notamment - et ensuite les autres sont dans un groupe très serré. On ne sait jamais, avec les blessures, ce qui peut se produire. Mais notre principal objectif est d'accéder aux séries éliminatoires, ensuite nous verrons.»  La Presse canadienne




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