Un Bergevin émotif et serein

Il a été difficile pour le directeur général... (La Presse, André Pichette)

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Il a été difficile pour le directeur général du Canadien Marc Bergevin de congédier son ami Michel Therrien, mais il juge que Claude Julien est le sauveur tout indiqué pour remettre l'équipe sur les rails du succès.

La Presse, André Pichette

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La Presse

(Brossard) C'est au cours de la fin de semaine que Marc Bergevin a décidé que le CH avait besoin d'un nouveau visage derrière le banc, et la décision n'a pas trop tardé.

Après une brève réflexion, après la décision de mardi et après avoir procédé au congédiement d'un ami, c'est un Bergevin à la fois émotif et serein qui s'est adressé aux médias montréalais, mercredi matin au complexe d'entraînement de Brossard. Émotif, parce que la décision de congédier Michel Therrien, mardi, n'a pas été facile prendre. Serein parce que le directeur général juge que Claude Julien est le sauveur tout indiqué pour remettre cette équipe sur les rails du succès.

«Claude est le meilleur homme pour cette situation», a expliqué Bergevin dans une salle qui affichait complet au Complexe sportif Bell. «Même si Claude n'avait pas été disponible, il y avait une décision à prendre. Je voyais que quelque chose ne fonctionnait pas bien avec notre équipe.»

Qu'est-ce qui ne fonctionnait pas, au juste? Ça, Bergevin a préféré ne pas trop en parler, se contentant de dire qu'il allait garder ses observations pour lui-même et pour le reste de son équipe. Mais le dg n'est pas dupe, et il a bien vu qu'il fallait faire quelque chose à la suite de l'humiliante défaite de 4-0, dimanche soir à Boston.

«Il y avait quelque chose qui se passait. Je trouvais qu'à ce moment-ci de la saison, c'était rendu nécessaire de faire un changement [...] Mes responsabilités vont au-delà des sentiments. J'ai estimé que nous en étions rendus à un tournant dans notre situation.»

Bergevin a été clair : c'est lui et personne d'autre qui a choisi de virer Therrien. Geoff Molson n'a rien à voir avec cette décision, pas plus que les vétérans de l'équipe, selon lui. Le décideur du CH a expliqué avoir dressé une liste de candidats, mais au bout du compte, seulement Julien a eu le luxe d'un appel. Le club lui a donc offert un contrat valable pour la fin de la saison actuelle et cinq années supplémentaires.

Maintenant que Therrien a été limogé, les joueurs ne pourront plus se cacher derrière les excuses. Après les blessures l'an dernier et la fatigue attribuable au calendrier comprimé cette saison, Bergevin a reconnu que ses joueurs devaient lui en donner plus.

Agir rapidement

Bergevin a d'ores et déjà signifié qu'il rencontrerait ses joueurs afin de discuter de la situation à leur retour au boulot, vendredi. Entre-temps, il aura un tête-à-tête avec Julien jeudi, avant qu'il ne dirige son premier match samedi, contre les Jets de Winnipeg au Centre Bell.

Bergevin a déclaré que sa décision d'embaucher Julien avait été prise très rapidement après la défaite de 4-0 à Boston, dimanche. Il a également nié que la décision des Bruins de congédier Claude Julien le 7 février avait accéléré son processus de réflexion, bien qu'il ait concédé qu'il devait agir rapidement puisque de nombreuses équipes semblaient intéressées à ses services.

«Je sais que le timing peut donner cette impression-là, mais je n'ai pas pris ma décision en fonction de celles prises par les Bruins. [...] Avec 24 rencontres à disputer cette saison, c'est l'homme de la situation et celui qui répond à notre vision à long terme», a déclaré Bergeron à propos de Julien, qui a dirigé le Tricolore de janvier 2003 à janvier 2006. «C'est un coup de circuit.»  Avec La Presse canadienne

«Le regard» pas en cause

Le fameux regard de Carey Price...... (Archives La Presse, Bernard Brault) - image 3.0

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Le fameux regard de Carey Price...

Archives La Presse, Bernard Brault

Interrogé à savoir si l'élément déclencheur qui avait ultimement provoqué le congédiement de Michel Therrien était le long regard de Carey Price vers l'entraîneur-chef du Canadien après qu'il eut été chassé du match contre les Sharks de San Jose, le 16 décembre, Marc Bergevin a offert une réponse visant à fouetter son gardien no 1, mercredi. «Je ne crois pas que cet événement soit en cause, mais le seul qui puisse y répondre est Carey», a dit le dg du Tricolore, en marquant une pause. «Le lendemain, l'équipe s'est dirigée vers Washington, où "Mike", Stéphane [Waite] et Carey ont eu une discussion, et il a rebondi cette soirée-là.»

Price a accordé quatre buts dans chacun de ses trois derniers matchs. En fait, il n'a jamais donné moins de trois buts lors de ses cinq matchs en février. «C'est vrai que Carey a eu des hauts et des bas dernièrement, comme le reste de notre équipe», a admis Bergevin. «Mais je crois toujours aujourd'hui que Carey est le meilleur gardien au monde. Est-ce que je m'attends à plus de lui? Oui. Est-ce que je suis préoccupé? Non.»  La Presse canadienne et La Presse




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