Andrew Shaw, entre hargne et indiscipline

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Andrew Shaw a placé son équipe dans le trouble plus souvent qu'à son tour depuis le début de la saison. L'attaquant du Canadien ne semble pas tirer de leçons de ses gaffes.

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(Brossard) Andrew Shaw a écopé d'une punition inutile qui a mené au but gagnant de Claude Giroux, jeudi à Philadelphie. Ce n'était pas la première fois que le fougueux attaquant du Canadien mettait son équipe dans le pétrin.

Lorsque Michel Therrien a décidé de lui faire réchauffer le banc en troisième période, l'a-t-il réprimandé pour ses fautes répétées ou simplement parce que le capitaine des Flyers venait de marquer un but crucial? «C'était une punition différente des autres», a répondu l'entraîneur-chef. «On passe à autre chose et on espère qu'il a appris.»

Oui, on l'espère. Sauf qu'en décortiquant les 84 minutes de pénalités dont Shaw s'est rendu coupable depuis le début de la saison, on peut se demander si ce dernier a tiré les bonnes leçons de ses gaffes.

«Je ne sais pas de combien de punitions mineures j'ai écopé depuis le début de la saison, mais j'ai certainement trop de punitions d'inconduite», a admis Shaw, vendredi, à la veille de la fin de semaine du Super Bowl du Canadien qui accueille en après-midi les Capitals (samedi) et les Oilers (dimanche).

Shaw a purgé trois punitions d'inconduite en plus d'une quatrième qu'on lui a infligée au terme d'un match. Ajoutez à cela trois combats et une pénalité majeure d'obstruction et ça commence à faire de nombreux moments où le Canadien a dû se débrouiller sans l'un de ses 12 attaquants.

Mais en général, c'est surtout le moment de ses punitions qui pose problème : 8 de ses 13 punitions sont survenues dans les cinq dernières minutes d'une période, 9 de ses 11 mineures ont été commises en zone offensive, quatre ont mené à des buts de l'adversaire, une autre a mis fin à une supériorité numérique du Canadien et trois autres ont miné les chances du Canadien d'égaliser la marque en fin de match.

«Je ne veux pas nuire à l'équipe, je suis là pour l'aider», a insisté Shaw. «Je veux gagner, j'aime être dans une culture gagnante, mais j'ai placé notre équipe en mauvaise position jeudi. C'était égoïste de ma part et j'en assume les conséquences.»

L'attaquant de 25 ans, qui a «pété les plombs» à quelques occasions depuis son arrivée avec le Canadien, porte un jugement mitigé sur sa première saison à Montréal. «Je n'ai pas eu le début de saison que j'aurais espéré», a-t-il convenu. «Ça a été un gros ajustement de changer d'organisation, de coéquipiers et de système de jeu.

«À un certain moment, j'ai senti que je prenais mon envol et je jouais du très bon hockey, mais je me suis blessé et j'ai raté un mois. Je n'avais pas subi de commotion de la sorte auparavant. Outre ma punition stupide d'hier [jeudi], je crois que je m'impose davantage depuis quelques matchs. Je ne suis pas aussi physique que je le voudrais, mais en même temps, je suis obligé de faire attention.»

Contre l'homophobie dans le sport

Shaw a toujours été un attaquant qui se définissait par son aptitude à gérer la mince ligne entre hargne et indiscipline. Or, selon ce qu'on entend entre les branches, il a commencé à avoir des ennuis à ce niveau-là la saison dernière avec les Blackhawks de Chicago.

C'est aussi l'an dernier, en séries éliminatoires, qu'il a été suspendu pour un match après avoir tenu des propos offensants à l'égard des gais. Ça s'est passé lors du quatrième match de la série de premier tour opposant les Hawks aux Blues de St. Louis. La ligue lui avait également donné une amende de 5000 $ pour un geste inapproprié à l'endroit d'un arbitre.

Des mois plus tard, il a l'occasion de faire amende honorable. Comme toutes les équipes de la LNH, le Canadien a dû trouver au sein de sa formation un ambassadeur pour le projet You Can Play, qui soutient la communauté LGBTQ et lutte contre l'homophobie dans le sport.

Shaw s'est porté volontaire pour représenter le Canadien.

«J'ai appris de ce que j'ai vécu l'an dernier», a-t-il confié. «Les mots peuvent blesser les gens. Je peux maintenant prendre cette expérience et la transmettre à d'autres.  Certains ne les utilisent pas nécessairement par mépris envers cette communauté, mais ça peut faire mal à plusieurs personnes quand même. Dans le monde où l'on vit aujourd'hui, ce sont des propos semblables à des propos racistes. Or, tout le monde est pareil, tout le monde est égal, et tout le monde mérite d'être traité de la façon dont nous voudrions être traités.»

À ceux qui voient dans cet engagement une façon de rétablir son image personnelle, Shaw a insisté sur le fait qu'il ne voulait pas être au centre de la chose et qu'il souhaitait simplement aider à mettre le programme au premier plan.

C'est le divorce entre Ribeiro et les Predators

Mike Ribeiro a été soumis au ballottage par... (Archives AP) - image 3.0

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Mike Ribeiro a été soumis au ballottage par les Predators, vendredi.

Archives AP

À moins d'un improbable revirement de situation, Mike Ribeiro (photo) a disputé son dernier match dans l'uniforme des Predators de Nashville. Bob Perno, l'un des agents du clan Ribeiro, a confirmé vendredi que l'attaquant québécois a demandé aux dirigeants des Predators de l'échanger. Ces derniers ont répliqué en plaçant le nom du joueur sur leur liste de ballottage.

Ribeiro, bientôt 37 ans, avait été un choix de deuxième ronde du Canadien au repêchage de 1998 et c'est avec Montréal qu'il avait amorcé sa carrière dans la LNH en 1999-2000. Ceux qui rêvent d'un retour avec le Tricolore peuvent toutefois oublier cette possibilité. «Mike avec le Canadien, ça me surprendrait», a indiqué Perno.

Ribeiro, 25 points en 46 matchs cette saison, ne fait manifestement plus partie des plans à Nashville, l'entraîneur Peter Laviolette ayant choisi de le laisser de côté lors des trois derniers matchs du club, ainsi qu'à cinq reprises lors des 11 derniers matchs. « Il n'y a pas de friction entre Mike et la direction du club», a toutefois tenu à préciser Perno en entrevue téléphonique. «Ce n'est rien de ça. Mike a tout simplement choisi de rentrer chez lui en attendant la suite des choses. C'est lui qui a demandé d'être échangé, et c'est la période de l'année où les équipes font des changements. Si jamais ça ne fonctionne pas, les Predators vont le reprendre.»

En début de semaine, Laviolette avait toutefois tenu des propos plutôt évasifs quant au rôle de Ribeiro chez les Predators. «Il est un membre de notre équipe», s'était contenté de répondre l'entraîneur aux membres des médias. Depuis son arrivée à Nashville, en 2014, il a récolté 137 points en 209 matchs. Il écoule cette saison la dernière année de son contrat, qui compte pour 3,5 millions $ sur la masse salariale.

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