Jouer avec passion

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«On est un groupe qui veut jouer de façon passionnée. [...] Ce n'est pas suffisant pour nous de gagner en ne jouant pas bien ou en nous fiant trop sur notre gardien; il faut aussi nous sentir bien par rapport à notre façon de jouer» - Max Pacioretty

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Marc-Antoine Godin
La Presse

(Montréal) Le 19 décembre 2015, au terme d'un revers de 6-2 face aux Stars à Dallas, Max Pacioretty avait dit de gros mots. «C'est la même chose chaque jour», avait-il lancé avec frustration. «Écoutez mes entrevues des 10 derniers matchs. C'est la même putain de chose. C'est une farce.»

Excédé par les revers, le nouveau capitaine était sorti de ses gonds. «J'étais debout devant ce même casier l'an dernier et je me souviens d'une certaine entrevue où j'étais dans une position difficile», s'est rappelé Pacioretty, mercredi, après avoir inscrit un deuxième but gagnant en l'espace de 24 heures. «Tout semble si différent aujourd'hui.»

Et comment. L'implication émotive est telle chez le Canadien que le niveau d'engagement a monté d'un cran par rapport à l'an dernier. Et c'est un contexte avec lequel le capitaine est plus à l'aise, car il est lui-même un homme émotif.

«Ce qui nourrit notre camaraderie, c'est qu'on est un groupe qui veut jouer de façon passionnée. C'est facile de cacher nos émotions ou notre passion devant les caméras, mais nous voulons vraiment gagner. Et ce n'est pas suffisant pour nous de gagner en ne jouant pas bien ou en nous fiant trop sur notre gardien; il faut aussi nous sentir bien par rapport à notre façon de jouer.»

Donner l'exemple

En tant que capitaine, le mandat de Pacioretty est d'être capable de s'élever au-dessus de la mêlée... ou à tout le moins de donner l'exemple. Le Tricolore n'a peut-être pas perdu Carey Price cette année, mais il affronte néanmoins de l'adversité. Et Pacioretty la confronte à bras-le-corps cette année.

C'est particulièrement flagrant depuis la blessure à Alex Galchenyuk. Alliant ses aptitudes de marqueur à ses responsabilités de capitaine, il a inscrit 13 buts à ses 15 derniers matchs. Personne dans la LNH n'a marqué plus de buts que lui depuis le 1er décembre.

«J'y pensais ces derniers jours et je me disais qu'il jouait peut-être le meilleur hockey que je l'aie jamais vu jouer», confiait Nathan Beaulieu après la victoire à Dallas, mercredi. «Il a pris le taureau par les cornes cette année et s'avère un grand leader. C'est beau à voir. Il rallie plusieurs joueurs autour de lui, à commencer par ceux qui ne jouent pas avec lui sur une base régulière.»

«Il est solide et il est inspiré», a renchéri Michel Therrien. «Il prend les choses en charge. Son éthique de travail est exceptionnelle. C'est ce qu'on demande d'un leader parce que les autres suivent dans ce temps-là. Il a réussi à marquer de gros buts... Je le sens très déterminé.»

En six occasions déjà cette saison, c'est d'ailleurs Pacioretty qui a marqué le but de la victoire. Seul Sidney Crosby en a réussi plus (7) dans toute la LNH.

L'influence de Radulov

Pacioretty lui-même dit avoir été influencé par la présence d'Alexander Radulov. Ils n'ont pas joué souvent ensemble, mais suffisamment pour que le Russe déteigne favorablement sur lui.

«Je l'adore... et j'adore jouer avec ce gars-là», avoue Pacioretty. «C'est le meilleur! J'ai eu une présence en deuxième période [à Dallas] qui ne ressemblait à aucune de mes présences en neuf ans de carrière. Je me sentais comme Radu par ma façon de protéger la rondelle, de faire des feintes dans le coin, et de faire un passe-et-va avec Phil [Danault]...

«Je n'ai jamais joué comme ça de ma vie. Il n'était même pas sur la glace avec moi mais, à force de le voir jouer de la sorte soir après soir, on dirait qu'il m'a permis de découvrir une toute nouvelle facette de mon jeu. Et je sens que plusieurs autres joueurs jouent de cette façon à cause de son influence.»

Galchenyuk et Markov de retour à l'entraînement

Alex Galchenyuk... (Photothèque Le Soleil) - image 3.0

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Alex Galchenyuk

Photothèque Le Soleil

L'infirmerie du Canadien déborde, mais au moins, deux des blessés du club vont pouvoir reprendre le collier dès vendredi midi à Toronto.

Alex Galchenyuk et Andrei Markov, tous deux blessés en décembre, seront sur la glace avec le reste du groupe pour prendre part à l'entraînement d'équipe qui est prévu en banlieue de Toronto, en prévision du match de samedi au Centre Air Canada contre les Maple Leafs.

La présence de Galchenyuk à Toronto est particulièrement intrigante, puisque le pronostic de départ de l'équipe laissait entrevoir un possible retour au jeu aux alentours du Match des étoiles, qui sera présenté à la fin du mois. Blessé au genou droit lors d'un match contre les Kings à Los Angeles le 4 décembre, le jeune attaquant a dû rater les 14 derniers matchs du club.

De manière étonnante, le Canadien a tout de même pu s'offrir une fiche de 7-3-4 en l'absence de son premier joueur de centre jusqu'ici. Reste à voir s'il est suffisamment rétabli pour qu'on puisse envisager un retour au jeu plus rapide que prévu.

Markov, lui, a dû rater les huit derniers matchs de sa bande après avoir subi une blessure à l'aine le 17 décembre à Washington, lors d'un rendez-vous avec les Capitals. En son absence, c'est Nathan Beaulieu qui est allé compléter le deuxième duo défensif de la formation montréalaise, aux côtés de Jeff Petry.

Le retour imminent de ces deux joueurs serait assurément une bonne nouvelle pour un Canadien qui a du mal à éviter les malchances, ces jours-ci, au chapitre de la santé. La dernière en lice, et non la moindre : une blessure à la main gauche de Brendan Gallagher, subie lors du dernier match de l'équipe, mercredi à Dallas. Il a été atteint par un puissant tir du défenseur Shea Weber.

Gallagher est  rentré à Montréal pour y subir des examens. La saison dernière, une blessure en apparence similaire avait forcé le petit attaquant à s'absenter du jeu pendant 17 matchs.

Andrighetto et Scherbak rappelés

En plus de Gallagher, Paul Byron (frappé à la tête par Patrick Sharp, mercredi), Andrew Shaw (toujours pas remis d'une commotion cérébrale subie le 12 décembre), David Desharnais (genou) et le défenseur Greg Pateryn (cheville) manquent à l'appel dans le camp montréalais.

Pour l'heure, c'est donc pratiquement 30 % de la masse salariale du Canadien qui se retrouve à l'écart du jeu. À eux sept, ces blessés touchent des salaires totalisant 21 666 667 $. Selon le site ManGamesLost.com, le Canadien, en date du 31 décembre, arrivait au 14e rang de la LNH au chapitre des matchs ratés pour cause de blessures.

Pour pallier les absences, le Canadien a annoncé le rappel de deux attaquants de son club-école de la Ligue américaine, soit Sven Andrighetto et Nikita Scherbak. Andrighetto a souvent été de passage avec l'équipe, mais pour Scherbak, premier choix du club au repêchage de 2014, il s'agit d'une première, lui qui n'a toujours pas disputé de match dans la LNH. Il a obtenu 20 points en 27 matchs à St. John's cette saison.

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