Petry se charge de l'attaque

Pendant que Jeff Petry menait l'attaque du Canadien... (La Presse canadienne, Graham Hughes)

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Pendant que Jeff Petry menait l'attaque du Canadien avec trois points, Paul Byron contribuait au gain de 5-1 sur les Ducks, mardi, inscrivant son 11e filet de la saison, un sommet en carrière.

La Presse canadienne, Graham Hughes

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La Presse Canadienne
Montréal

En l'absence d'Andrei Markov, Jeff Petry a pris les choses en main avec une performance d'un but et deux passes, et il a été l'une des figures dominantes d'une étincelante victoire de 5-1 du Canadien de Montréal face aux Ducks d'Anaheim, mardi soir, au Centre Bell.

Après avoir récolté une passe sur le but égalisateur de Paul Byron, tard en première période, Petry a inscrit le filet d'assurance, tôt au troisième vingt, et ajouté une mention d'aide sur le 13e but de la saison de Max Pacioretty, également marqué en troisième période.

«Les blessures viennent toujours de façon inattendue, a observé Petry. Mais ce n'est pas un seul joueur qui relève son jeu, c'est tout le monde qui en fait un peu plus.»

En marquant son septième but de la saison, Petry a non seulement égalé son sommet personnel, réalisé en 2013-2014 avec les Oilers d'Edmonton, il a aussi touché la cible dans un troisième match d'affilée.

Il s'agit d'un exploit qu'il n'avait encore jamais réalisé en carrière, et qui avait fait partie de la conversation entre Petry et certains journalistes quelques heures plus tôt à Brossard. «Dès que j'ai marqué, je me suis immédiatement mis à penser au fait que l'on en avait parlé ce matin», a fait remarquer Petry, en souriant à pleines dents.

À ses cinq derniers matchs, Petry a amassé quatre buts et trois mentions d'aide et il totalise 16 points, deux de moins que Shea Weber.

Chris Terry a ajouté son premier but en carrière avec le Canadien durant la dernière minute de jeu de la troisième période. Outre Petry, Byron s'est aussi signalé en ajoutant une passe sur le but victorieux de Tomas Plekanec tôt en deuxième période.

Sommet pour Byron

Le but de Byron, qui portait le pointage à 1-1 avec 59,8 secondes à jouer au premier engagement, était son 11e de la saison, soit deux de moins que Pacioretty. Il a sauté sur un généreux retour de lancer, après un arrêt de Jonathan Bernier aux dépens de Petry.

«Ç'a été un but vraiment important, a noté Byron. Nous voulions répliquer aussi tôt que possible à leur but et éviter de nous retrouver en déficit après la première période comme lors de notre dernier match à domicile. Ce fut une belle sortie de zone, Jeff a dirigé un bon tir et je n'ai eu qu'à saisir le retour. Je ne pouvais pas demander un but plus facile.»

Ce filet de Byron lui a permis d'égaler son sommet personnel en carrière, réalisé la saison dernière en 62 sorties dans l'uniforme tricolore.

Privés de cinq de ses joueurs les plus importants, les hommes de Michel Therrien ont livré l'un de leurs meilleurs efforts collectifs de la saison, semblable en fait à la performance qui leur avait permis de battre les Capitals de Washington, samedi dans la capitale américaine.

La besogne abattue par Petry, Byron et compagnie a fait en sorte que Carey Price a connu l'une de ses soirées les plus faciles depuis des lunes. Les Ducks, qui avaient joué lundi soir à Toronto et qui compléteront jeudi à Ottawa une séquence de six matchs à l'étranger, n'ont obtenu que 13 tirs vers Price.

Le gardien du Canadien n'a cédé que devant Andrew Cogliano, auteur de son 9e but de la saison tôt en première période. «Je pense que nous avons été encore meilleurs que samedi», n'a nullement hésité à affirmer Pacioretty. «Nous savions qu'ils avaient joué lundi soir et nous avons accordé le premier but, mais si nous leur avions donné confiance et permis de profiter d'opportunités, je suis sûr qu'ils auraient retrouvé l'énergie dans leurs jambes. Mais de les garder hors de notre territoire et de les limiter à si peu de tirs en dit beaucoup sur notre façon de jouer.»

Quant au Tricolore, il a dirigé 34 tirs vers Bernier, peu impressionnant devant le filet des visiteurs.

Le Canadien accueillera le Wild du Minnesota jeudi soir. Le lendemain, la troupe de Therrien disputera la première de sept rencontres d'affilée à l'extérieur en rendant visite aux Blue Jackets de Columbus.

Semaine après semaine, Byron continue d'épater Therrien

Il y a maintenant 14 mois, le Canadien a réclamé un joueur que Michel Therrien ne connaissait absolument pas, même s'il avait joué à Calgary sous les ordres de Bob Hartley, peut-être le meilleur ami de l'entraîneur-chef du Tricolore. Aujourd'hui, Paul Byron est devenu un élément indispensable de la formation montréalaise.

Dans la victoire de 5-1 du Canadien face aux Ducks d'Anaheim mardi soir, Byron a relancé le Canadien en marquant tard en fin de première période, pour égaler le score. Il a ensuite participé au but victorieux de Tomas Plekanec au milieu de la deuxième période.

Byron compte maintenant 11 buts, deux de moins que Max Pacioretty, et 19 points.

«Les choses fonctionnent bien pour moi jusqu'à maintenant, a déclaré Byron. L'an dernier a été un excellent début avec le Canadien, et je voulais être meilleur cette année. J'ai passé presque tout l'été à Montréal pour améliorer mon jeu et jusqu'à maintenant, ça va très bien.»

Alors qu'il vantait l'inlassable travail de Byron, l'entraîneur-chef du Canadien a raconté une savoureuse histoire au sujet du rapide patineur, en réponse à une question qui lui avait été posée en anglais.

«Lorsque nous avons mis la main sur "Pauly", "Berg" (Marc Bergevin) n'était pas dans l'entourage de l'équipe. Je l'ai appelé et je lui ai dit que je pensais que nous avions choisi le mauvais joueur! Quand tu le vois la première fois, il est petit», a lancé Therrien, suscitant le rire généralisé dans la salle de conférence de presse.

«C'est en quelque sorte devenu une blague à l'interne.»

Aujourd'hui, Therrien ne peut pas être plus heureux de compter sur Byron.

«Il joue avec beaucoup de confiance. Sa rapidité lui procure des chances de marquer. On peut le mettre dans différentes situations. Là, il nous manque des joueurs et il a la chance de jouer en avantage numérique, encore une fois il fait un excellent travail. Tu lui demandes de remplir n'importe quel rôle et il va le faire avec beaucoup de fierté.»

Malgré sa petite taille, Byron ne craint nullement de s'aventurer dans les zones payantes.

«On connaît tous son éthique de travail, mais c'est son attitude qui fait qu'il est capable de bien compétitionner. C'est un bel exemple aussi pour les jeunes joueurs. Tu n'as pas besoin de mesure six pieds trois ou six pieds quatre pour jouer gros. Paul joue gros, et il n'est pas gros. Il est un compétiteur.»

Cinq moments marquants du match

À la Drogba!

Pour le troisième match d'affilée au Centre Bell, ce sont les visiteurs qui ont ouvert la marque. Les Ducks ont profité de l'un de leurs points forts, les mises en jeu - ils occupaient le premier rang dans la LNH avec un taux de réussite de 56,3 % avant la rencontre - pour se donner une avance d'un but. Ryan Kesler a gagné sa bataille contre Torrey Mitchell à la droite de Carey Price et du patin, il a remis la rondelle à Andrew Cogliano, qui a fait ni une ni deux. Cogliano a marqué son 9e de la saison grâce à un vif tir des poignets, du côté du bâton. Kesler n'a toutefois pas été crédité d'une mention d'aide sur le jeu.

Un juteux retour

Les hommes de Michel Therrien ont ramené les deux formations à la case de départ avec 59,8 secondes à jouer au premier vingt. Une passe de Torrey Mitchell à sa ligne bleue a permis à Jeff Petry et Paul Byron de s'échapper à deux contre un. Le défenseur du Canadien a décoché un tir que le gardien Jonathan Bernier a stoppé, non sans accorder un généreux retour. Byron, laissé seul à la gauche du cerbère québécois, n'a eu aucune difficulté à loger la rondelle libre derrière la ligne rouge, pour son 11e de la saison à son 32e match de la saison. Du coup, il égalait son sommet personnel réalisé l'an dernier... en 62 rencontres.

L'avantage numérique frappe

Après trois tentatives infructueuses, dont une qui a testé la patience des amateurs au Centre Bell au milieu du deuxième vingt, l'avantage numérique du Canadien a finalement fait bouger les cordages. Tomas Plekanec a mis fin à une disette collective de 0 en 13 en complétant un jeu de Paul Byron et d'Artturi Lehkonen à 12:35 de la période médiane. Pour le vétéran tchèque, il s'agissait d'un troisième but cette saison, et d'un premier depuis le 6 décembre à St. Louis.

Un hamac, peut-être?

Le Canadien a été d'une telle efficacité en défensive au deuxième vingt que le gardien Carey Price aurait pu passer une bonne partie de la période appuyé sur le dessus de son filet. Pendant les 16 premières minutes de l'engagement, le gardien du Canadien n'a reçu qu'un seul tir avant de devoir en bloquer deux autres alors que le défenseur Alexei Emelin se trouvait au cachot. En fait, on l'a vu effectuer plus de passes pour accélérer la transition! Les trois tirs concédés pendant la deuxième et la troisième période égalaient la meilleure performance de l'équipe à ce chapitre cette saison. Les hommes de Michel Therrien avaient également limité les Panthers de la Floride à trois tirs, en troisième période, le 15 novembre.

Le coup d'assommoir

Déjà en avance 2-1 après 40 minutes, le Canadien a porté le coup de grâce aux visiteurs en touchant la cible deux fois dans les 10 premières minutes de jeu du troisième engagement. Jeff Petry a d'abord inscrit son quatrième but en cinq matchs à l'aide d'un tir de la pointe et le capitaine Max Pacioretty a ajouté son 13e de la saison grâce à son arme favorite, le tir des poignets, en avantage numérique. Sur la séquence, Petry a récolté sa deuxième mention d'assistance de la soirée. Chris Terry a couronné l'excellente soirée du Tricolore en inscrivant son premier dans l'uniforme bleu-blanc-rouge dans la dernière minute de jeu.

Fucale à la Coupe Spengler

Le gardien Zachary Fucale a été prêté par... (La Presse, André Pichette) - image 5.0

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Le gardien Zachary Fucale a été prêté par le Canadien à la formation canadienne en vue de la Coupe Spengler.

La Presse, André Pichette

Le gardien Zachary Fucale, qui évolue présentement avec le Beast de Brampton dans la Ligue de la côte est (ECHL), a été prêté par le Canadien à la formation canadienne en vue de la Coupe Spengler, ce tournoi international présenté chaque année durant le temps des Fêtes. Le directeur général de la formation canadienne est Sean Burke, qui durant la majorité de la saison est également dépisteur professionnel pour le compte du Tricolore. Il ne fait aucun doute que l'équipe voyait d'un bon oeil la participation de Fucale à ce tournoi, ce qui lui donnera la chance de passer du temps avec Burke, qui a longtemps été un gardien de premier plan dans la LNH. Fucale, 21 ans, avait été cédé à la ECHL afin qu'il joue plus de matchs qu'il ne l'aurait fait à St. John's derrière Charlie Lindgren, mais ça va plus ou moins bien pour lui à Brampton. Fucale a une fiche de 11-3, mais il vient au 15e rang des gardiens pour la moyenne, à 2,74.  La Presse

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