Price en bonne compagnie

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Bien épaulé par ses coéquipiers, Carey Price a rejoint Johnny Bower au 50e rang pour le nombre de victoires en carrière dans la LNH.

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Marc-Antoine Godin
La Presse

(Washington) Vingt-quatre heures après avoir jeté un long regard à ses coéquipiers et entraîneurs au moment d'être retiré de la rencontre, Carey Price a rejoint Jacques Plante, Patrick Roy et Ken Dryden avec sa 250e victoire en carrière, un gain de 2-1 contre Capitals, samedi à Washington.

Price et ses coéquipiers n'avaient pas beaucoup dormi, ayant gagné l'hôtel à 3h30 du matin après le match face aux Sharks. Mais cela a été suffisant pour que le gardien mette derrière lui les émotions de la veille.

«J'étais juste furieux», a-t-il confié. «Je ne pense pas que personne pourrait me le reprocher en pareille situation. J'étais furieux après moi-même, après tout le monde...»

Il n'a pas précisé si Michel Therrien et lui avaient senti le besoin de tirer les choses au clair, mais assure que tout a été géré de façon professionnelle. «On est tous à même de réaliser que le hockey est un sport émotif et que parfois on ne sera pas sur la même longueur d'onde. Mais au bout du compte, on se présente au bureau le lendemain et il faut faire le travail», a dit Price, dont le nom figure maintenant au 50e rang de la LNH pour le nombre de victoires, à égalité avec Johnny Bower.

«C'était important pour Carey de connaître un bon match, mais pour le reste de l'équipe aussi», a reconnu Therrien. Les coéquipiers de Price n'ont pas hésité à se sacrifier, bloquant 21 tirs... un de plus que Price. 

«Les gars devant lui ont connu un excellent match. C'est une victoire d'équipe. Tout le monde a contribué à sa manière», a ajouté Therrien.

À l'exemple de Shea Weber, atteint au genou gauche par un lancer de Dmitri Orlov en deuxième période. De retour pour le début de la troisième période, il ne patinait pas avec autant d'aise.

«On veut se sacrifier, particulièrement lorsqu'on est en infériorité numérique. On veut faire la différence dans ces moments-là, mais parfois on se fait atteindre à des endroits où l'on n'est pas bien protégé. Il n'y a pas grand-chose qu'on puisse faire dans ce temps-là. [...] Ce n'était que de douleur, il n'était pas question que je ne revienne pas.»

Sitôt après avoir retrouvé Weber, le Tricolore a perdu Andrei Markov, victime d'une blessure au bas du corps. Nathan Beaulieu ayant passé plus de 10 minutes au cachot, Jeff Petry et Alexei Emelin ont connu une soirée fort occupée.

En plus de sa charge de travail augmentée, Petry a inscrit le but vainqueur en deuxième période en redirigeant une très belle passe de Max Pacioretty devant le filet.

La première de Holtby

Même si les Caps ont dominé le premier vingt, c'est le Canadien qui en est ressorti en avance lorsque Artturi Lehkonen a trompé Braden Holtby avec le jeu du tourniquet depuis l'arrière du filet. La rondelle a dévié sur le bâton du gardien avant d'entrer dans le filet. Holtby subissait sa première défaite en temps réglementaire face au CH depuis le début de sa carrière (8-1-2).

Il a fallu une double supériorité numérique aux Caps pour déjouer Price, auteur de 20 arrêts. Emelin avait rejoint Beaulieu au banc des punitions depuis à peine neuf secondes lorsque Nicklas Backstrom a égalé la marque.

À sa sortie du cachot, Beaulieu a frappé d'un geste dérisoire la palette de son bâton sur la glace comme s'il félicitait les arbitres pour leur contribution au but des Capitals. L'arbitre Ian Walsh n'a pas apprécié l'ironie et l'a renvoyé réfléchir pendant 10 autres minutes.

Le Canadien reprendra l'action mardi soir alors qu'il recevra la visite des Ducks d'Anaheim. Avec La Presse canadienne

Confrontation imprévue

Le match de samedi entre le Canadien et... (AP, Manuel Balce Ceneta) - image 3.0

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Le match de samedi entre le Canadien et les Capitals opposait les plus récents lauréats du trophée Vézina en Carey Price et Braden Holtby, ci-dessus.

AP, Manuel Balce Ceneta

Le fait que Carey Price a dû céder sa place en deuxième période de la déconfiture du Canadien face aux Sharks vendredi a fait qu'on a assisté à une confrontation imprévue entre les plus récents lauréats du trophée Vézina en Price et Braden Holtby, samedi soir.

Holtby ne pense pas qu'une confrontation face à Price constitue une motivation supplémentaire. Ils ont fait partie de la même équipe lors de la Coupe du monde, mais l'as gardien des Capitals de Washington dit avoir eu très peu de contacts avec celui du Canadien durant le tournoi.

«Le gardien à l'autre bout est la dernière personne de qui je me soucie, car il est le seul qui ne peut pas compter contre toi. En tout cas il ne devrait pas!» a-t-il blagué avant l'affrontement contre le CH.

Les Caps étaient en action vendredi soir et Holtby a obtenu une soirée de congé. À des milles de là, le CH baissait pavillon au Centre Bell face aux Sharks, et tout le monde a fait grand cas du regard de feu qu'a lancé Price au banc de son équipe lorsque Michel Therrien l'a retiré de la rencontre.

Comment un gardien élite réagit-il lorsqu'on lui retire le filet de cette manière? «Ça dépend des personnalités et des situations», répond Holtby, que son entraîneur a remplacé au cours d'un match pour la dernière fois le 20 mars 2016. «Parfois c'est de ta faute et tu mérites de sortir de là et d'être frustré envers toi-même. D'autres fois, tu batailles ferme et les choses ne vont simplement pas comme tu le voudrais.

«Ce qu'il y a de plus frustrant, c'est de sentir que tu ne peux rien y faire. Mais dans ce temps-là, un gardien veut avoir la chance de redresser la barque. Se faire sortir est probablement la pire chose dans notre sport.»

Une première en 97 matchs

Dans le cas de Price, il n'avait pas été retiré d'une rencontre pour un motif autre qu'une blessure à ses 97 derniers départs. On serait porté à croire qu'un gardien, dans ce temps-là, peut aussi en vouloir à ses coéquipiers devant lui lorsqu'il juge l'effort insuffisant. Mais Holtby est demeuré prudent à ce sujet.

«Tout le monde se démène. Il y aura des moments où l'on sera frustré que l'équipe n'y mette pas l'effort nécessaire, mais c'est une question collective et non individuelle que l'équipe aborde quand ça se produira. Le gardien connaît son travail. Il se doit de réparer certaines erreurs. Peut-être que ça n'a pas l'air gentil de dire ça, mais ça fait partie de la description de tâche.»

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