Combien pour garder Radu?

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Alexander Radulov, qui a accepté un contrat d'un an du Canadien cet été, gagne 5,75 millions $ cette saison. Pour le convaincre d'être de retour à Montréal l'an prochain, Marc Bergevin devra vraisemblablement débourser plus d'argent.

La Presse, André Pichette

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(Montréal) Le Canadien devra payer beaucoup plus cher s'il entend conserver les services d'Alexander Radulov en vue des prochaines saisons. C'est du moins l'avis d'un agent renommé du milieu de la LNH interrogé par La Presse.

Selon cet agent, qui a accepté de parler sous le couvert de l'anonymat pour ne pas nuire à ses relations avec la direction mont­réalaise, le Canadien devra s'attendre à des exigences salariales nettement plus élevées de la part du clan Radulov la prochaine fois.

Des exigences qui pourraient mener à un nouveau contrat de quatre ans, pour un salaire annuel allant de 6 à 6,5 millions $, selon ses estimations.

«Tout dépend de la durée du contrat, parce que Radulov aura 31 ans en juillet 2017, a expliqué cet agent. Mais jusqu'ici, il a dépassé toutes les attentes que l'on pouvait avoir à son sujet. Alors, je présume qu'il pourra être en position d'exiger un contrat de quatre ans, avec un salaire annuel oscillant entre 6 et 6,5 millions $. Mais il est encore tôt, et ça dépend aussi de l'intérêt du Canadien à son endroit.»

Un intérêt difficile à évaluer pour le moment, puisque selon les règles de la convention collective, le Canadien ne peut offrir de prolongation de contrat à l'attaquant russe avant le 1er janvier.

Rappelons que Radulov a accepté une offre d'une seule saison avec l'équipe le 1er juillet dernier, à un salaire de 5,75 millions $. D'autres équipes étaient dans la course, dont les Red Wings de Detroit.

Depuis, Radulov a, en effet, dépassé les attentes, lui qui a 6 buts et 17 aides pour 23 points au compteur après 27 matchs avec la formation aux maillots tricolores.

Difficile évaluation

Malgré cet excellent départ, un dirigeant de la LNH, lui aussi interrogé par La Presse et qui a lui aussi requis l'anonymat, estime qu'il est très difficile d'évaluer la valeur de Radulov sur le marché actuel.

«Il pourrait devenir joueur autonome [en juillet prochain] et souvent, il faut essayer de comparer les joueurs pour tenter de trouver les bons chiffres, a expliqué cet homme de hockey. Mais un gars comme Radulov, on le compare à qui? C'est très difficile de faire ça, parce qu'il n'y a pas beaucoup de joueurs comme lui, qui reviennent dans la LNH à son âge, après quatre ans dans la KHL, et qui se débrouillent aussi bien. Quels sont les autres joueurs qui ont fait ça avant lui cette saison? C'est pourquoi il est très difficile de l'évaluer.»

Radulov, de son côté, a déjà répété à quelques reprises qu'il ne souhaite pas s'exprimer sur la question, préférant se concentrer sur son jeu.

Il y a trois semaines, Maxim Moliver, l'agent du joueur russe, avait confié à La Presse que son client était ouvert à la possibilité de poursuivre sa carrière à Montréal. «Si la direction du Canadien souhaite communiquer avec nous pour parler d'une nouvelle entente à long terme, nous allons être à l'écoute, absolument», avait-il laissé savoir.

À qui comparer Radulov?

À cause de son cheminement de carrière atypique, Radulov se compare difficilement à un autre joueur quand on tente de jouer le jeu des comparaisons salariales. Voici tout de même trois ailiers qui peuvent nous permettre d'y voir un peu plus clair.

1) Jakub Voracek, Philadelphie

• Moyenne salariale: 8,2 millions $

Voracek a évidemment disputé beaucoup plus de matchs dans la LNH que Radulov, mais Radulov a certes le potentiel pour rivaliser avec les meilleures saisons du joueur vedette des Flyers. Mais peut-on offrir 8,2 millions $ par saison à Radulov pour une question de potentiel? Probablement pas, et surtout pas au début de la trentaine.

2) Loui Eriksson, Vancouver

• Moyenne salariale: 6 millions $

Eriksson a lui aussi disputé beaucoup plus de matchs que Radulov dans la LNH, mais sa dernière saison chez les Bruins (30 buts et 33 aides) lui a valu ce nouveau contrat de six ans avec les Canucks en juillet. Le genre de contrat que pourrait possiblement viser Radulov s'il continue de produire au rythme qu'on lui connaît.

3) Joe Pavelski, San Jose

• Moyenne salariale: 6 millions $

Un autre joueur qui a beaucoup plus de matchs derrière la cravate que Radulov, mais un joueur dont les récentes récoltes (78 points la saison dernière, 70 points la saison précédente) pourraient ressembler aux chiffres de Radulov cette saison. Les Sharks ont récompensé Pavelski avec une prolongation de contrat sur 5 ans de 30 millions $ en 2013.

Zach Redmond a vite trouvé son rythme

Zach Redmond a laissé une impression favorable à ses... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 3.0

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Zach Redmond a laissé une impression favorable à ses premiers matchs en compagnie de Nathan Beaulieu.

Photo Bernard Brault, La Presse

Zach Redmond n'a pas pu s'empêcher de rigoler, lundi midi, lorsque des journalistes lui ont suggéré de renégocier son contrat, signé il y a cinq mois à peine, compte tenu de son ratio défensif de + 6 et de sa fiche de trois points en deux matchs pour une moyenne de 1,50 point par rencontre, jusque-là inégalée dans la LNH!

Évidemment, il ne fallait pas s'attendre à ce que le défenseur américain maintienne une telle cadence, lui qui a amorcé la saison avec un total de 33 points en 114 matchs et un ratio défensif de + 5. Il a d'ailleurs été blanchi lundi soir face aux Bruins de Boston et se trouvait sur la patinoire lorsque les visiteurs ont ouvert la marque, tard en deuxième période, dans la défaite de 2-1 du Canadien en prolongation.

Mais Redmond a néanmoins laissé une impression favorable à ses premiers matchs en compagnie de Nathan Beaulieu. «Nous avons joué quelques matchs ensemble pendant le camp d'entraînement, et je me suis immédiatement senti à l'aise avec lui, a expliqué Redmond. Nous voyons le jeu de la même façon. C'est agréable de jouer avec lui. Il a du talent, il peut exceller en défensive et tout faire sur la patinoire. Nous avons une bonne chimie et nous communiquons bien ensemble.»

Garder les choses simples

Le rendement de Redmond pourrait en étonner plusieurs d'autant plus qu'il a dû ronger son frein pendant six semaines en raison d'une fracture à un pied survenue le 20 octobre, lors d'une séance d'entraînement. Mais jusqu'à maintenant, il joue comme s'il n'avait jamais perdu le rythme.

«Ç'a été difficile de subir une telle blessure aussi tôt, a déclaré Redmond. Je me sentais bien pendant le camp et je m'étais présenté en bonne condition physique. Pendant ma convalescence et ma rééducation, j'ai travaillé dur et je me suis assuré de faire du temps supplémentaire pour être prêt à entrer dans la mêlée et faire face à toute éventualité. Je suis heureux de la façon dont les choses se passent.»

Lorsque Michel Therrien lui a annoncé qu'il aurait son baptême de feu dans l'uniforme du Canadien, jeudi dernier, contre les Devils du New Jersey, Redmond s'est efforcé de ne pas trop en faire.

«Quand vous disputez votre premier match, vous tentez de garder les choses aussi simples que possible puis, graduellement, essayez de revenir à ce que vous êtes habitué de faire. Dans mon cas, je voulais d'abord voir comment mes jambes allaient réagir, car vous ne le savez jamais lors du premier match. Elles ont bien répondu, et tout le crédit revient aux spécialistes médicaux et du conditionnement physique de l'équipe.»  La Presse canadienne

Andrighetto et Barberio à St. John's

Le Canadien a annoncé le renvoi de deux joueurs, l'attaquant Sven Andrighetto et le défenseur Mark Barberio, à son club-école de St. John's, dans la Ligue américaine. Il s'agit de toute évidence d'une mesure temporaire, les IceCaps étant en action mercredi soir, alors que le prochain match du Canadien n'est prévu que pour vendredi soir au Centre Bell, face aux Sharks de San Jose.  La Presse

Pas de sanction contre Krug

Torey Krug... (Archives, La Presse canadienne) - image 6.0

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Torey Krug

Archives, La Presse canadienne

La Ligue nationale a décidé de ne pas sévir à l'endroit du défenseur des Bruins de Boston Torey Krug, après que ce dernier eut appliqué une solide mise en échec à Andrew Shaw qui a atteint l'attaquant du Canadien à la tête, lundi soir. Entérinant la logique des arbitres qui n'ont pas puni Krug sur le jeu, le Département de la sécurité des joueurs a jugé qu'en s'étirant et en se penchant afin d'atteindre la rondelle, Shaw s'était placé en position vulnérable pour être frappé à la tête. Shaw est plus tard revenu dans le match, le visage encore ensanglanté. En fin de compte, ce ne seront que quelques cicatrices de guerre de plus pour l'Ontarien de 25 ans qui arbore déjà quelques balafres.  La Presse




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