Du répit pour conserver l'énergie

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À l'image de plusieurs équipes de la LNH, le Canadien et l'entraîneur-chef Michel Therrien tiennent de moins en moins d'entraînements, préférant donner des congés aux joueurs pour qu'ils puissent récupérer d'un calendrier plus resserré que par les années passées.

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(Montréal) Après le retour de l'équipe, tard dans la nuit de mardi, de son plus long voyage de la saison, c'était normal que les joueurs du Canadien aient congé. Chaque équipe prévoit quatre congés obligatoires par mois et envoie les dates choisies à l'Association des joueurs durant l'été. Mais n'allez pas croire que le Tricolore se contente de ces congés imposés.

La tendance lourde dans la LNH, c'est de voir les entraîneurs-chefs troquer les entraînements pour les congés. Ainsi, depuis la raclée de 10-0 contre Columbus le 4 novembre, le Canadien a disputé 12 matchs et les joueurs ont obtenu pas moins de 10 journées de congé. Bref, on a mis le frein sur les entraînements.

«Je parle souvent à Pierre Allard [préparateur physique] du niveau d'énergie de nos joueurs», explique l'entraîneur-chef Michel Therrien. «Avec le calendrier plus resserré que par les années passées, la priorité est d'attaquer chaque match avec le plus d'énergie possible.»

Le capitaine Max Pacioretty a l'habitude de dire que le repos est une arme. Therrien le consulte à l'occasion pour prendre le pouls des joueurs afin de savoir s'ils ont besoin d'un répit.

«Quand on s'entraîne, le mieux est que ce soit court, qu'on se donne à fond de train, et qu'on s'attarde aux aspects du jeu qui ont le plus besoin d'être corrigés», estime Pacioretty. «Ce n'était pas le cas dans la LNH il y a 10 ans, alors qu'on s'exerçait à un peu tout. Ça devait être drainant.»

Pour en avoir parlé avec des joueurs ayant joué à Chicago, Pacioretty soupçonne que ce sont les Blackhawks qui ont lancé cette nouvelle tendance. «Je sais qu'ils ne s'entraînent presque pas à compter de la date limite des transactions.»

Avant même d'arriver dans la LNH, Guy Boucher avait des idées novatrices à l'égard du repos. Lorsqu'il dirigeait les Bulldogs de Hamilton, dans la Ligue américaine, il pouvait très bien donner congé à ses ouailles deux jours de suite après qu'ils avaient offert une contre-performance. On a beau vouloir faire avancer la voiture, si le réservoir est vide, c'est peine perdue.

«Des gens de l'extérieur pensent parfois qu'il faudrait s'entraîner comme si c'était une punition», rappelle Pacioretty. «Mais on agit toujours en fonction de ce qu'il y a de mieux pour l'équipe. Par exemple, on va opter pour le gymnase si on n'a pas eu l'occasion d'y aller dans les jours précédents. Toutes les décisions sont prises de façon à être à 100 % à tous les matchs et qu'on ait nos jambes durant 60 minutes.»

D'autres entraîneurs ont décidé de sabrer les entraînements matinaux. Cette tendance n'est pas nouvelle; les joueurs flairaient l'arrivée de ces changements il y a déjà cinq ans. Alain Vigneault (Rangers de New York) et John Tortorella (Blue Jackets de Columbus) en sont aujourd'hui les champions. Chez le Canadien, la majorité des entraînements matinaux sont facultatifs. Et comme partout ailleurs dans la LNH, ceux qu'il pourrait tenir au matin d'un deuxième match en 24 heures sont systématiquement abolis.

Sauf qu'au cours du dernier mois, Therrien a carrément annulé quatre autres entraînements matinaux, dont deux lors du voyage dans l'Ouest. «On vient de jouer trois matchs en Californie, et à chaque match, on avait de l'énergie», s'est-il réjoui. «C'est sûr que le calendrier nous a avantagés, mais on avait plus d'énergie que ce que je voyais dans le passé.»

Les réunions divisent...

Si c'est en forgeant qu'on devient forgeron, on ne peut toutefois pas tout bonnement abandonner les entraînements! «On ne veut pas en perdre notre niveau d'exécution», reconnaît Therrien. «C'est pourquoi on fait beaucoup plus de meetings d'équipe à propos de notre structure, étant donné qu'on n'a pas la chance de la pratiquer beaucoup.»

Ken Hitchcock, lui, a une vision différente. «Je pense que ce qui fatigue le plus les joueurs, ce ne sont pas les séances de patinage, ce sont les meetings», estime l'entraîneur-chef des Blues de St. Louis. «Préparation de match, préparation des unités spéciales, discussion sur les confrontations avec les joueurs de l'autre équipe... Les joueurs finissent par être usés par tout ça.»

Hitchcock croit que le fait de modifier son enseignement a été son plus important ajustement en tant qu'entraîneur. Il s'est aperçu que sa routine d'autrefois créait un trop-plein d'informations à traiter pour les joueurs. «Maintenant, nous choisissons vraiment nos moments pour montrer du vidéo aux joueurs. En le faisant de façon plus ciblée, ç'a plus d'impact», disait-il lundi, à la veille du match contre le Canadien. «Il faut savoir quand les joueurs sont prêts à écouter.»

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