La rançon de la gloire

Le gardien des Kings Peter Budaj plonge pour... (AP, Kelvin Kuo)

Agrandir

Le gardien des Kings Peter Budaj plonge pour immobiliser la rondelle pendant que le capitaine des Sharks, Joe Pavelski, tente de récupérer le rebond en troisième période du match de mercredi. San Jose espère retourner en finale de la Coupe Stanley le printemps prochain, mais le chemin sera pénible étant donné la parité qui règne dans la LNH.

AP, Kelvin Kuo

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Los Angeles) Parfois, les explications les plus simples sont les meilleures. Prenez la fois où on a demandé à Marc-Édouard Vlasic d'expliquer pourquoi il est si difficile pour une équipe d'atteindre la finale de la Coupe Stanley deux années de suite.

«C'est dur d'aller jusqu'au bout une fois, donc c'est dur d'y retourner une deuxième fois de suite. Il y a deux places en finale pour 30 équipes. Les chances d'y aller une fois sont déjà très faibles!», a répondu le défenseur des Sharks, rencontré mercredi matin au STAPLES Center, avant un duel contre les Kings.

L'histoire donne raison à Vlasic. Cette saison, les Sharks et les Penguins souhaitent devenir les premières équipes depuis 2009 à disputer la finale de la Coupe Stanley deux saisons d'affilée. Au cours des 15 dernières saisons, l'exploit a été réalisé seulement deux fois.

Les Sharks de cette année constituent l'exemple parfait pour expliquer les difficultés à gagner trois tours éliminatoires deux printemps de suite. Forts de leurs succès de la saison dernière, ils ont vu sept de leurs représentants sélectionnés pour la Coupe du monde. Ces joueurs ont participé à des matchs préparatoires dès le 8 ou le 9 septembre, après avoir perdu le sixième match de la finale de la Coupe Stanley le 12 juin.

Les matchs de la Coupe du monde s'ajoutaient aux 82 de la saison 2015-2016, aux 24 matchs éliminatoires et aux 82 qu'ils disputeront cette saison, avant d'amorcer les séries 2017. Quand on parle de rançon de la gloire...

Jusqu'ici, les Sharks, qui reçoivent le Canadien vendredi (22h30), s'en tirent bien avec une fiche de 14-9-1. Mais ils demeurent conscients du danger qui les guette avec les trois quarts de la saison à jouer. «C'est dur de juger de l'effet en ce moment, ça va probablement paraître davantage en fin de saison», croit Logan Couture. «Ça nous a aidés à connaître un bon départ, car c'était du hockey rapide pour les gars qui étaient à la Coupe du monde. Nous étions bien préparés pour le début de la saison. Mais c'est beaucoup de hockey.»

«En ce moment, on ne le ressent pas, mais peut-être qu'on va le sentir en février ou en mars», ajoute Vlasic. «On ne peut pas utiliser ça comme excuse, mais c'est sûr que ça ne nous aide pas. Ils ont trouvé une façon d'allonger la saison. Ils ne veulent pas de blessures, mais quand on joue 10-11 mois par année, il y aura des blessés. Ça va finir par nous rattraper.»

Signaux d'alarme

Les derniers jours représentent bien la réalité des Sharks de 2016-2017. Mardi, ils accueillaient les Coyotes de l'Arizona. Après le match, ils prenaient l'avion à destination de Los Angeles pour un court vol d'à peine 45 minutes, en vue du match de mercredi soir contre les Kings.

Mercredi matin, sur la patinoire, pas de trace des Thornton, Vlasic, Couture et Pavelski. Les vétérans étaient à l'aréna, mais s'en sont tenus à une rencontre d'équipe et du travail en gymnase. Jeudi, c'était congé complet pour tout le monde.

Certains diront que les joueurs sont dorlotés, qu'ils voyagent dans un environnement plus luxueux que celui d'un vol en classe économique avec Delta. Les sièges sont plus spacieux, les bretzels, en plus grande quantité. Mais il y a trop de signaux d'alarme pour que Peter DeBoer les ignore.

«Avec la Coupe du monde, l'âge de certains de nos joueurs et le voyagement - on a le pire voyagement de la ligue -, le repos est crucial», souligne l'entraîneur-chef en faisant référence à ses quatre joueurs de 35 ans ou plus : Joe Thornton, Patrick Marleau, Joel Ward et Paul Martin. Cette saison, les Sharks sont la deuxième équipe à parcourir le plus grand nombre de milles (48,872), derrière les Oilers d'Edmonton (49, 272).

Guerre d'attrition

Pour l'avoir vécu au New Jersey, DeBoer sait aussi que les lendemains d'une finale perdue peuvent être difficiles. Après avoir mené les Devils à deux victoires de la Coupe Stanley en 2012, il a vu son équipe s'écraser et rater les séries la saison suivante.

«Tant que tu ne t'es pas rendu en finale, tu ne réalises pas quelle charge de travail ça représente. Il y a tellement de parité dans la LNH. Les séries, ce sont quatre longs tours éliminatoires, c'est une guerre d'attrition. Il y a un coût physique et mental. De revenir à ce niveau l'année suivante, c'est difficile. Tu dois jouer ton meilleur hockey simplement pour te qualifier pour les séries, et on ne parle pas encore de ce que tu dois faire pour te rendre en finale. Mais je crois que notre groupe peut y parvenir. Les joueurs comprennent la situation et commencent à jouer du bon hockey.»

Pas facile...

Dernières équipes à avoir atteint la finale deux années de suite

Red Wings de Detroit : 2008, 2009

Penguins de Pittsburgh : 2008, 2009

Devils du New Jersey : 2000, 2001

Stars de Dallas : 1999, 2000

Red Wings de Detroit : 1997, 1998

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer