CH/Ducks: une question de mises en jeu

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Torrey Mitchell est l'homme de confiance lors des mises en jeu importantes du Canadien.

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(Anaheim) Tout semble sourire à Alex Galchenyuk jusqu'ici cette saison, mais s'il y a un aspect de son jeu qui fait défaut, c'est dans le cercle des mises en jeu.

Remarquez, malgré un taux de succès de 39,2 % - le pire dans la LNH après les 35,4 % de Logan Couture -, Galchenyuk a tout de même trouvé le moyen d'amasser 22 points en 22 matchs et de présenter des indicateurs positifs de possession de rondelle à forces égales.

Mais mardi soir, sa tâche - celle de tous les centres du Canadien, en fait - s'annonce particulièrement ardue.

Les Ducks occupent en effet le premier rang de la LNH avec un taux de succès de 56,9 % dans les mises en jeu. Pour donner un ordre de grandeur, les Hurricanes de la Caroline suivent au deuxième rang à 52,5 %. Et le Canadien pointe au 21e rang de la LNH, avec 49 %.

Derrière ces succès des Ducks, on retrouve trois hommes : Antoine Vermette, premier dans la LNH pour les succès aux mises en jeu, Ryan Kesler, qui est cinquième, et Ryan Getzlaf. Leurs succès sont tels que le quatrième centre de l'équipe, Chris Wagner, n'a pris que 86 mises en jeu en 19 matchs.

«Quand tu regardes les bonnes équipes dans les mises en jeu, elles ont généralement un gaucher et un droitier qui sont forts», a expliqué Getzlaf après l'entraînement. «Ça nous sert, car nous pouvons prendre la majorité des mises en jeu de notre côté fort. Nous pouvons souvent envoyer deux centres pour les mises en jeu importantes dans notre territoire. Ça te donne le luxe d'y aller à 100 % sans avoir peur de te faire chasser.»

Mitchell s'en tire bien

Chez le Canadien, Andrew Shaw (58,4 %) est premier de classe dans les mises en jeu, mais il n'en a pris que 149 cette saison, soit environ sept par match. Parmi les trois centres qui en prennent le plus, Torrey Mitchell a le plus de succès (53,4 %). Et même s'il devrait éviter les excellents Vermette et Kesler, puisque ces derniers sont généralement opposés aux meilleurs trios adverses, Mitchell s'attend à une soirée difficile.

«Getzlaf a toujours été un gros challenge pour moi», a expliqué l'athlète de Greenfield Park, rencontré après l'entraînement du CH. «Je l'affronte souvent dans ma zone, donc c'est plus difficile, puisque selon le règlement, je dois déposer mon bâton en premier. Et il est bon pour tricher un peu.»

Il y aura donc visiblement du travail de récupération de rondelle à faire pour le Canadien. «C'est aux cinq gars sur la patinoire de travailler pour qu'on reprenne la rondelle, a rappelé Brendan Gallagher. Ce sera difficile, car ils ont plusieurs très bons centres. Pour nous, les ailiers, il faudra aider le plus possible nos centres. Et quand on gagnera des mises en jeu, on devra en tirer avantage, car ça n'arrivera peut-être pas souvent. Quand on en gagnera en zone offensive, il faudra s'assurer d'en profiter.»

Cela dit, une mauvaise soirée au cercle des mises en jeu ne sera peut-être pas catastrophique pour le CH. Malgré leurs succès, les Ducks sont une équipe de milieu de peloton en matière de possession de rondelle. À forces égales, ils viennent au 18e rang de la LNH avec un indice Corsi de 49,5 %, ce qui signifie que les tentatives de tir qu'ils font et qu'ils accordent sont essentiellement équivalentes. Cet écart entre les mises en jeu et la possession de rondelle a d'ailleurs été souligné par l'entraîneur-chef des Ducks, Randy Carlyle. Quelle en est la cause?

«Je travaille à trouver la réponse, a lancé Getzlaf, sourire en coin. Il faut que tout le monde exécute au même niveau. On sait qu'on devrait avoir de meilleurs indicateurs de possession. Il faut simplement que notre exécution après la mise en jeu soit meilleure.»

20 en 21!

Quand on dit que les Ducks excellent dans les mises en jeu... Le 20 novembre dernier, Vermette a connu une soirée titanesque dans cet aspect du jeu. Sur les 21 mises en jeu qu'il a prises, il en a gagné... 20! Les Ducks affrontaient ce soir-là les Kings, qui étaient privés d'Anze Kopitar, mais l'exploit de Vermette demeure tout de même impressionnant. Le Québécois a lui-même été étonné en consultant les statistiques après le match. «C'était spécial. Je me rendais bien compte que j'en gagnais beaucoup, et je les gagnais pas mal toutes clean. Je savais que j'avais une bonne soirée, mais je ne savais pas à quel point!»

Redmond devra patienter

Zach Redmond... (Archives La Presse) - image 4.0

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Zach Redmond

Archives La Presse

Le défenseur Zach Redmond était de retour avec ses coéquipiers du Canadien à l'entraînement, lundi. Victime d'une fracture à un pied en octobre, avant même de jouer un match avec le Tricolore, Redmond a disputé deux rencontres avec les IceCaps de St. John's afin de retrouver la forme. Il est maintenant apte à revenir au jeu, mais devra attendre qu'on lui fasse une place. Michel Therrien a indiqué qu'il n'entendait apporter aucun changement à sa formation en vue du match de mardi soir face aux Ducks d'Anaheim. Il a aussi confirmé que Carey Price serait le gardien partant du Tricolore.

De la sympathie pour Gerard Gallant

Le congédiement de Gerard Gallant par les Panthers a fait jaser. «Je suis très déçu», a admis Michel Therrien, qui a eu Gallant comme adjoint pendant deux saisons. «Depuis qu'il est en Floride, il fait de l'excellent travail. C'est une organisation qui a une bonne base, et c'est en partie grâce à Gerard. Ils ont de bons jeunes. Il leur manque quelques joueurs, ça fait toujours mal. Il méritait un meilleur sort.» Le gardien Al Montoya a quant à lui joué sous les ordres de Gallant au cours des deux dernières campagnes. «Les joueurs le respectaient et voulaient jouer pour lui», a dit le gardien auxiliaire du CH. «Je ne connais pas les raisons derrière la décision, mais d'un point de vue de joueur, il était très apprécié.» L'entraîneur-chef des Ducks, Randy Carlyle, sympathisait aussi avec Gallant, mais il a rappelé que le métier d'entraîneur peut être cruel. «Ce n'est pas une bonne journée dans la vie de qui que ce soit. Mais si tu n'es pas prêt à faire face à ça, tu n'es pas dans le bon milieu.»

Problèmes à l'entraînement

En sautant sur la patinoire dans la banlieue de Los Angeles, l'entraîneur des gardiens du Canadien Stéphane Waite semblait exaspéré. Il a levé les bras en l'air, avant de se diriger vers l'entrée de la resurfaceuse pour rappeler un préposé à l'ordre. La raison : les buts n'étaient pas installés! Puis, on a dû placer des cônes orange le long de la bande, devant le banc du Tricolore, pour éviter que les joueurs patinent sur une partie de la surface glacée qui refusait de geler. «En voyant les cônes sur la patinoire, ça m'a rappelé les vieux arénas en région quand je jouais au hockey mineur», a dit en rigolant Brendan Gallagher après l'entraînement.

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