Radulov, un élément indispensable

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Alexander Radulov (47) ne s'est pas gêné pour frotter le museau de son compatriote russe Nikita Soshnikov (26) des Maple Leafs lors du match présenté au Centre Bell, samedi.

La Presse, Bernard Brault

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La Presse Canadienne
Montréal

La difficile victoire de 2-1 du Canadien face aux Maple Leafs de Toronto, samedi soir, au Centre Bell a d'abord permis au Tricolore d'interrompre une série de trois défaites. Ce gain a aussi démontré à quel point Alexander Radulov est rapidement devenu un élément essentiel au bon fonctionnement de l'équipe.

Aux prises avec un virus intestinal qui l'a forcé à se rendre à l'hôpital au début de la semaine dernière, Radulov a raté les deux matchs contre les Panthers de la Floride, mardi, et face aux Hurricanes de la Caroline, vendredi. Le Canadien s'est incliné chaque fois par un but.

De son propre aveu, Radulov avait déjà commencé à se sentir mal la journée de la visite du Tricolore à Chicago, où le Canadien a subi le premier de ses trois revers consécutifs, dimanche dernier, là encore par le plus mince des écarts.

«Je ne voulais pas ces journées de congé, mais je n'ai pas eu le choix parce que j'ai été malade», s'est excusé Radulov en répondant à la première question des médias quelques instants après avoir été nommé la première étoile du match contre les Leafs.

Si cela peut le réconforter, personne ne lui en tenait rigueur dans le vestiaire. Radulov a même été la cible d'une blague de bon goût de Shea Weber, qui a fait remarquer aux journalistes que l'attaquant russe était en pleine forme parce qu'il avait profité d'une semaine de repos!

Avant que Michel Therrien ne fasse l'éloge de Radulov lors de son point de presse, Galchenyuk s'était attardé sur les qualités de son coéquipier de trio.

«Il apporte beaucoup à l'équipe et c'est ce qu'il a fait ce soir [samedi]. Les jeux qu'il fait à grande vitesse, c'est unique. Et c'est comme ça tous les matchs. Ç'a été difficile de le voir s'absenter, car il nous aide autant sur la patinoire qu'à l'extérieur. Il amène beaucoup d'énergie.

«Son talent de fabricant de jeu est incroyable, a enchaîné Galchenyuk. Il est tellement créatif. Quand je lui remets la rondelle, j'essaie de trouver de l'espace sur la patinoire parce que je sais qu'il va me la redonner. Il y a tellement de bonnes choses à dire.»

L'équipe avant tout

Par son comportement sur la patinoire, Radulov montre que l'équipe passe avant tout. Vers la fin du match, on l'a vu sur le banc des joueurs frotter le casque d'Andrew Shaw qui venait de bloquer un tir adverse. Et sur le premier but du match, il s'est sacrifié en acceptant une dure mise en échec de Nazem Kadri dans le coin de la patinoire au moment même où il glissait la rondelle vers Weber. Quelques secondes plus tard, Paul Byron donnait l'avance au Canadien.

«Parfois, il faut accepter de se faire frapper pour réussir un jeu et c'est ce que j'ai tenté de faire. Les gars devant le filet ont bataillé pour la rondelle libre, et c'est une bonne chose que nous ayons profité d'un bond favorable. J'ai regardé le match, vendredi, et nous n'avons pas eu ces bonds.»

Radulov semble gêné par l'attention et les éloges dirigées vers lui. «Je tente de pratiquer un jeu simple et de jouer de mon mieux. Je ne fais que travailler avec ardeur. C'est le hockey, et il faut jouer de la bonne manière au bon moment.»

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