«Un géant dans un corps de petit homme»

Paul Byron occupe le poste d'ailier gauche au sein... (La Presse, Bernard Brault)

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Paul Byron occupe le poste d'ailier gauche au sein du premier trio du CH avec 10 points en 15 matchs.

La Presse, Bernard Brault

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La Presse

(Montréal) L'émotion était à fleur de peau dans le bureau de Bob Hartley en cet après-midi d'octobre, il y a un peu plus d'un an. Paul Byron, des Flames de Calgary, venait d'être réclamé par le Canadien au ballottage et il était pris d'un grand vertige. Tous les joueurs ne se réfugient pas dans le bureau de leur coach quand ils changent d'organisation, mais Hartley et Byron avaient tissé des liens étroits et les deux hommes ont même versé des larmes à cette occasion...

«Nous étions très proches», confiait Hartley au bout du fil, vendredi. «Le Canadien était l'équipe favorite de son père, c'était une certaine consolation, mais il pensait enfin s'être trouvé un nid dans la Ligue nationale avec les Flames et il avait peur de recommencer à zéro. Je lui ai dit de croire en son talent et que j'allais parler de lui à Michel Therrien.»

Quand Therrien a appelé son vieux pote Hartley le lendemain, celui-ci n'a pas tari d'éloges à l'endroit de Byron. « S'il reste en santé, ça sera un vol incroyable...» lui a-t-il lancé.

Marc Bergevin avait en effet pris un pari sur le petit attaquant de 5'7" et de 155 livres, qui a notamment souffert d'une déchirure aux muscles abdominaux et d'une fracture du poignet. Aujourd'hui, il occupe le poste d'ailier gauche au sein du premier trio du CH avec 10 points en 15 matchs et sa vitesse donne une autre dimension à la formation montréalaise.

«Il n'avait presque pas patiné de l'été quand il s'est présenté au camp», raconte Hartley. «Et dès le premier jour, il s'est blessé à nouveau. Ça a créé un doute dans la tête du personnel médical et de toute l'organisation. Un bon matin, Brad [Treliving, le dg des Flames] est venu me voir au bureau en me disant qu'on allait soumettre Paul Byron au ballottage. Ça a été un très long 24 heures. J'espérais qu'il reste. Finalement, Montréal l'a choisi et on a découvert un géant dans un corps de petit homme.»

Un coup de main pour Hawkesbury

Hartley a toujours été attaché à sa ville, Hawkesbury, en Ontario, située à un jet de pierre de la frontière du Québec. Le coach a troqué les patins pour un casque de construction ces temps-ci. Il pilote avec trois partenaires d'affaires un projet de construction de 34 logements pour les 55 ans et plus.

«Je suis rentré de Floride depuis trois semaines, je ne suis pas habile avec le marteau et les clous, mais j'aide les gens à emménager. J'aimerais mieux avoir ma job avec les Flames, mais avec le destin du printemps passé, j'ai pu passer beaucoup de temps avec les gens de mon coin. Tu vas rire du nom : Habitation 55 CH!»

Hartley espère aider avec ce projet une population qui a subi plusieurs coups durs ces dernières décennies. « Dans notre coin, ils ont perdu le moulin à papier, c'était les 500 ou 600 jobs les mieux payées d'Hawkesbury; l'usine de pare-brise où j'ai travaillé a fermé il y a 10 ans, c'était devenu la meilleure industrie de la région, c'est un autre 500 à 600 jobs. Depuis 1982, Hawkesbury a perdu 1200 des meilleurs emplois dans une ville de 10 000 habitants. Elle ne s'est jamais relevée de ça.»

Ouellet travaille sa patience

À sa quatrième saison avec les Red Wings de Detroit, Xavier Ouellet a participé à seulement six matchs. Samedi soir, l'ancien défenseur de l'Armada de Blainville-Boisbriand a été écarté de la formation pour un cinquième match d'affilée. «On a gagné nos deux derniers matchs, l'équipe compte huit défenseurs et personne n'est blessé», a expliqué le joueur de 23 ans originaire de Bayonne, en France. «Je n'ai aucun contrôle sur les décisions de l'entraîneur. C'est sûr que j'aurais aimé pouvoir jouer mon premier match ici, mais ça va venir. Ce n'est pas facile. Je pense que tous les joueurs de hockey veulent jouer, ils veulent être dans l'alignement, trouver un moyen d'aider l'équipe, de produire, de bloquer des tirs et faire tous les sacrifices que les autres font. J'aimerais ça, c'est sûr. Je vais continuer de travailler, je suis encore jeune. Je vais faire ce que j'ai à faire en essayant d'intégrer la formation et trouver un moyen d'y rester. [...] La patience n'est pas ma plus grande qualité, mais je suis quelqu'un de vraiment persévérant.»

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