Andrew Shaw déçu de son jeu

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Andrew Shaw a reconnu sans détour qu'il était un de ceux qui connaît des difficultés à l'attaque.

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(Montréal) On parle depuis des jours de tous ces lancers qu'accorde le Canadien. Pendant que l'adversaire s'évertue à trouver des failles dans la muraille numéro 31, le Canadien n'a pas la rondelle. Et ne peut pas marquer de buts.

Andrew Shaw a reconnu sans détour qu'il était un de ceux qui connaît des difficultés à l'attaque. «Je ne me suis pas mis en marche, ce n'est même pas proche», a confié l'attaquant de 25 ans, mercredi. «Je serai le premier à l'admettre : j'ai été mauvais. Les gens ne m'ont pas beaucoup vu au fil des ans parce que je jouais à Chicago; ils ne savent pas de quoi je suis capable. Moi, je le sais, et je ne suis pas content de la façon dont j'ai joué jusqu'à maintenant. J'ai beaucoup plus à donner.»

L'ancien des Blackhawks n'a qu'un but et trois points en 13 rencontres depuis le début de la saison. Il refuse de mettre ses difficultés sur le compte de la période d'adaptation. Et s'il reconnaît que certains aspects de son jeu sont au rendez-vous - succès aux mises en jeu, implication en échec-avant, plus de pénalités provoquées que celles dont il a été coupable -, la somme demeure insuffisante.

«Je me débarrasse de la rondelle et je ne gagne pas mes batailles à un contre un», a déploré Shaw. «Je ne joue pas mon style de jeu.»

Danault pourrait changer de rôle

Mercredi à l'entraînement, Shaw a retrouvé son ami Phillip Danault, un joueur avec qui il avait développé une certaine complicité chez les Hawks. Avec la possibilité que David Desharnais soit laissé de côté contre les Kings de Los Angeles, jeudi, Danault pourrait renouer avec une position qu'il a effleurée à quelques reprises dans la LNH, entre autres à son arrivée avec le Tricolore l'an dernier.

«Je n'étais pas prêt à ce moment-là», admet Danault. «Être joueur de centre dans la LNH, c'est demandant physiquement : il faut en même temps aller aider ses défenseurs en fond de territoire, puis aller appuyer l'attaque. Ça demande plus d'énergie.»

À Chicago comme à Mont­réal, Danault n'a jamais eu de marqueur de la trempe de Max Pacioretty à ses côtés. Or, le capitaine pourrait compléter son trio si jamais Michel Therrien décide de passer aux actes avec Desharnais. «C'est différent, c'est le fun», a-t-il convenu.

Mais Shaw a bon espoir qu'on découvre chez Danault le potentiel offensif que les Hawks voyaient chez lui au moment de son repêchage. «Regardez son début de saison, il a été impliqué dans de gros buts. C'était une menace offensive dans le junior et il a certainement des atouts en ce sens. On est en droit de s'attendre à de grandes choses de sa part... car il en attend beaucoup de lui-même.»

Desharnais en panne

Il n'est donc pas impossible que Desharnais soit rayé de la formation contre les Kings. Rien n'est encore décidé, a plusieurs fois insisté Michel Therrien. Le Québécois parlait toutefois comme un joueur qui est déjà en position de devoir regagner son poste.

«Il faut que je sois meilleur», a indiqué le centre de 30 ans, qui a été blanchi dans les neuf dernières rencontres. «Je suis responsable de mes actes. Les statistiques ont toujours parlé pour moi dans ma carrière; donc si je n'ai pas de points, c'est dur de rester dans ma position.

«Il faut être réaliste aussi», a ajouté Desharnais plus tard. «Quand tu ne joues pas en avantage numérique et que tu joues 11 ou 12 minutes par match, les statistiques seront moins là. C'est plus une question de niveau de compétition, de travailler, de créer du momentum. Les statistiques sur un troisième trio seront moins bonnes que sur un deuxième trio ou si l'on joue en avantage numérique. Il s'agit de créer du rythme, de provoquer des punitions... et de marquer de temps en temps.»

Montoya en a pris une pour l'équipe

Al Montoya croit qu'il ne faut pas oublier la... (AP, Paul Vernon) - image 3.0

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Al Montoya croit qu'il ne faut pas oublier la raclée de 10-0 subie vendredi dernier à Columbus.

AP, Paul Vernon

Al Montoya est finalement revenu sur la dégelée de 10-0 qu'il a subie vendredi dernier à Columbus. Il dit ne pas avoir été surpris que le Canadien lui demande de rester dans le match en troisième période.

«Le pointage n'était pas beau à voir, mais en même temps, je savais ce que j'avais à faire», a dit le gardien de 31 ans, qui ne comprend pas pourquoi Michel Therrien a pu faire l'objet de critiques à ce sujet. «C'était aux joueurs de s'exposer aux critiques, et non à l'entraîneur. Ce n'est pas l'entraîneur qui joue le match.»

Montoya dit en avoir pris une pour l'équipe, et qu'il a désormais les yeux tournés vers son prochain départ. Mais ça ne veut pas dire qu'il faille absolument oublier cette raclée. Au contraire. «Souhaitons qu'on continue de sentir la cicatrice un peu. Il faut mettre cette défaite-là juste assez loin dans notre mémoire pour qu'elle y reste, qu'elle nous garde affamés et qu'elle vienne nous rappeler à quel point il y a de la parité dans cette ligue. Un soir, tu es au sommet, le lendemain, tu es dans les bas-fonds...»

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