Byron et Price sauvent le CH

Paul Byron a marqué dans les derniers instants... (La Presse canadienne, Ryan Remiorz)

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Paul Byron a marqué dans les derniers instants de la troisième période pour procurer une victoire de 3-2 à la troupe de Michel Therrien sur les Bruins de Boston, mardi soir, au Centre Bell.

La Presse canadienne, Ryan Remiorz

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La Presse Canadienne
Montréal

Paul Byron a inscrit son troisième but de la saison avec 62 secondes à écouler en temps réglementaire et le Canadien a arraché une victoire de 3-2 aux Bruins de Boston, mardi soir au Centre Bell, lors d'un duel où les visiteurs ont encore une fois eu un net avantage dans la colonne  des tirs au but, 43 contre 23.

Pour la deuxième fois seulement de son histoire, le Tricolore a remporté ses huit premiers matchs de la saison à domicile.

L'entraîneur des Bruins, Claude Julien, a demandé une reprise vidéo sur le but de Byron, prétendant qu'un joueur du Canadien avait commis de l'obstruction aux dépens du gardien Zane McIntyre. Sa requête a toutefois été rejetée.

«Pas la bonne recette»

Byron n'aurait pu trouver une meilleure façon de conforter Michel Therrien dans son choix de l'avoir placé au sein du premier trio. En matinée, l'entraîneur-chef avait vanté sa vitesse, sa polyvalence et le fait que Byron était en mesure de jouer avec des joueurs de pointe.

Après la rencontre, Michel Therrien a reconnu que son équipe éprouvait des difficultés. «Ce n'est pas la bonne recette pour remporter des matchs», a-t-il dit.

Shea Weber, en avantage numérique, et Alex Galchenyuk ont réussi les autres buts du Canadien, dans un intervalle de 70 secondes tôt en deuxième période.

Galchenyuk a ajouté une passe sur le but décisif, tandis qu'Alexander Radulov récoltait deux passes. Byron a également complété le match avec deux points.

Aidé par un bond capricieux de la rampe derrière le filet de Carey Price, Colin Miller a inscrit son premier but de la saison, 20 secondes avant celui de Galchenyuk.

David Pastrnak, une seconde avant la fin d'une pénalité mineure à Alexei Emelin en troisième période, a aussi déjoué Price à l'aide d'un tir sur réception sur lequel Price ne pouvait absolument rien.

Ce n'était qu'un juste retour des choses pour les Bruins puisque quelques instants plus tôt, pendant la même punition, Price avait empêché les Bruins de créer l'égalité en réussissant un arrêt-clé devant le défenseur Torey Krug.

Manque d'intensité

Une fois de plus, le Canadien a livré une performance peu inspirée, celle-là devant ses partisans et face à ses grands rivaux, qui avaient pourtant joué 24 heures plus tôt à domicile face aux Sabres de Buffalo.

Les hommes de Michel Therrien ont laissé les Bruins s'emparer du contrôle territorial en première période, et de nouveau en seconde moitié de l'engagement médian, même après leurs deux buts rapides.

Les Bruins, qui s'étaient tournés vers McIntyre, une recrue, pour protéger leur filet, dominaient 28-12 au chapitre des tirs au but après 40 minutes de jeu.

Price n'a pas eu à réaliser des arrêts miraculeux pendant ces deux premières périodes, mais il a quand même dû se montrer solide devant Dominic Moore avec 13 minutes à jouer au premier vingt, puis devant Riley Nash moins de trois minutes plus tard. Il s'est ensuite interposé devant Matt Beleskey vers la fin de la deuxième période.

Cette domination s'est maintenue au troisième vingt, les Bruins obtenant de meilleures chances de marquer que lors des deux premiers engagements.

Mais Price, encore une fois, est venu limiter les dégâts.

Le Tricolore reprendra le collier jeudi en accueillant les Kings de Los Angeles. Samedi soir, ce sera au tour des Red Wings de Detroit de faire escale au Centre Bell, après quoi le Canadien s'envolera vers Chicago pour y affronter les Blackhawks, dimanche soir.  Avec La Presse

Les cinq moments marquants du match

Voici cinq moments marquants du match entre les Bruins de Boston et le Canadien de Montréal mardi soir au Centre Bell.

Devant Dickie Moore

Grâce à une passe d'apparence anodine, Tomas Plekanec a franchi un jalon dans l'histoire du Canadien en récoltant la 341e mention d'aide de sa carrière, une devant Dickie Moore au 17e rang. Cette passe a mené au premier but du match, le 5e de Shea Weber, qui a battu McIntyre d'un puissant tir sur réception dès la quatrième minute de jeu de la période médiane pendant que Zdeno Chara se trouvait au cachot. C'était la 4e fois que Weber faisait bouger les cordages pendant que le Tricolore avait l'avantage d'un homme.

Bang-bang

S'il est si difficile de déjouer Carey Price par les méthodes conventionnelles, pourquoi ne pas tenter d'une façon moins orthodoxe? C'est que les Bruins ont réussi à faire 50 secondes après le but de Weber. Après avoir stoppé le tir en apparence peu dangereux du défenseur Colin Miller, Price a vu la rondelle donner contre la rampe derrière lui, rebondir sur la partie intérieure de son bloqueur avant d'aboutir derrière la ligne rouge. Miller a ainsi été crédité de son premier but de la saison. Mais cette égalité de 1-1 au tableau indicateur n'a duré que 20 secondes. Une passe d'Alexander Radulov a permis à Alex Galchenyuk de s'échapper seul et de déjouer McIntyre d'un revers dans la partie supérieure, malgré une rondelle sautillante.

Les Bruins en contrôle

Les joueurs du Canadien auraient pu assommer leurs rivaux après avoir pris les devants 2-1 tôt en deuxième période, mais les visiteurs ont trouvé le moyen de reprendre l'avantage territorial au point où ils complété le deuxième engagement avec 14 autres tirs vers Carey Price, contre huit pour le Canadien. Price s'est particulièrement distingué devant Matt Beleskey avec un peu plus de trois minutes à jouer au deuxième vingt.

Pastrnak nivelle le score

David Pastrnak a égalé le compte 2-2 pendant un avantage numérique des Bruins avec Alexi Emelin au cachot, pour obstruction. Convertissant la passe de John-Michael Liles, il a fait mouche avec un tir sur réception du cercle droit. Price a été battu au-dessus de l'épaule gauche. Pastrnak, qui a marqué à chaque match depuis cinq rencontres, a rejoint Patrik Laine, des Jets de Winnipeg, au sommet des buteurs de la LNH avec neuf filets. Les Bruins avaient bourdonné plus tôt dans l'avantage, Price ayant notamment frustré Torey Krug.

Byron fait la différence

Paul Byron a porté le score au compte final avec 1:02 au cadran en troisième période, glissant une rondelle libre dans le but à l'aide d'un revers. Radulov a initié la séquence avec un tir de loin bien avisé du revers, avec passablement de trafic près du but de McIntyre. Le Tricolore a gardé le cap pour amener sa fiche à 11-1-1, la meilleure du circuit Bettman. En incluant deux passes mardi, Radulov a fourni cinq mentions d'aide depuis cinq matches.  La Presse canadienne

Jack Nicklaus a adressé quelques mots aux joueurs du Canadien

Les joueurs du Canadien ont eu droit à un illustre visiteur avant le match de mardi : rien de moins que le légendaire Jack Nicklaus. Et quand on sait combien de fois le golfeur américain a su tirer les marrons du feu en fin de tournois, on comprend peut-être pourquoi le Canadien a arraché une victoire in extremis aux Bruins de Boston.

Comme l'avait fait le jeune Simon samedi soir avant le match contre les Flyers de Philadelphie, Nicklaus a eu le mandat de présenter la formation partante du Tricolore dans le vestiaire de l'équipe.

Sans doute parce qu'il ne voulait pas attirer l'attention, Nicklaus a effectué cette visite à l'abri des regards des journalistes. Ceux-ci ont réalisé ce qui s'était passé, tout comme les spectateurs d'ailleurs, lorsque le Canadien a diffusé une vidéo sur l'écran géant, pendant une pause dans l'action.

Nicklaus a pris le temps d'adresser quelques mots à des joueurs qui ne pouvaient croire ce qu'ils voyaient et entendaient.

«Je vaquais à mes affaires à mon casier et il avait le dos tourné à moi, a raconté Carey Price. Je me suis levé la tête et c'est là que je l'ai vu. Ça m'a complètement surpris. Je suis rarement en admiration devant quelqu'un, mais quand vous voyez un homme de cette intelligence... Wow.»

Price a accepté de partager le message de Nicklaus.

«En gros, il nous a dit qu'il avait toujours joué à l'intérieur de ses limites, qu'il n'avait jamais tenté de faire des choses qui ne correspondaient pas à sa personnalité. Et qu'il travaillait fort dans les phases où il excellait. Ce fut un discours très motivant.»

Cette visite, dont les joueurs n'avaient pas entendu parler jusqu'à ce que le légendaire golfeur se pointe dans le vestiaire du Canadien, s'est concrétisée en l'espace de quelques instants mardi après-midi à la suite d'un coup de fil qu'a reçu Michel Therrien.

«Un ami m'a appelé pour me dire que Jack Nicklaus allait assister à la rencontre. On a fait les démarches pour qu'il vienne rencontrer les joueurs avant le match.»

Quelque trois heures plus tard, Therrien semblait encore ébloui par le moment que lui et ses joueurs avaient vécu.

«Il a parlé de préparation, a déclaré Therrien. J'ai eu la chance de discuter un peu avec lui. C'est assez spécial d'avoir la chance de voir quelqu'un comme ça. Je pense qu'au début, les joueurs ne réalisaient pas que c'était Jack Nicklaus.

«Même moi, quand j'ai reçu l'appel, j'ai dit "tabaslak"! Il a été extraordinaire. C'est un homme d'une telle simplicité. Les grands sont des gens simples. Ç'a été un beau moment», a ajouté Therrien, tout en prenant la peine de préciser qu'il n'avait pas parlé de golf avec son célèbre invité.  La Presse canadienne

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