Therrien pas du tout inquiet

Moins de 24 heures après la déconfiture de... (La Presse, Bernard Brault)

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Moins de 24 heures après la déconfiture de 10-0 aux mains de Columbus, Michel Therrien ne s'est pas gêné pour faire le point sur le banc lors de la visite des Flyers au Centre Bell, samedi.

La Presse, Bernard Brault

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Brassard

Michel Therrien s'est servi du passage dans le vestiaire de l'équipe, samedi, d'un jeune garçon souffrant d'un cancer et d'une sortie dominicale à l'épicerie pour remettre les récentes performances de son équipe en perspective.

De très bonne humeur et avec une verve peu coutumière, l'entraîneur-chef du Canadien a tenu à rappeler que son équipe n'avait subi qu'une seule défaite en temps réglementaire en 12 rencontres jusqu'à maintenant.

Essentiellement, sa réponse à une question sur son degré d'inquiétude face aux revirements accordés par ses joueurs lors des derniers matchs a duré environ trois minutes.

«Quand vous dites inquiet, préoccupé... comment je pourrais expliquer ça», a-t-il d'abord réfléchi tout haut. «Nous voulions avoir un bon début de saison, nous voulions avoir un bon camp d'entraînement. C'est une nouvelle saison qui commence, nous comptons de nouveaux joueurs. Nous avons eu un excellent camp d'entraînement, qui nous a permis d'avoir un bon début de saison. Si vous m'aviez dit, après 12 matchs, que notre équipe n'aurait subi qu'une seule défaite [en temps réglementaire]... Nous nous devons d'être satisfaits. Plus que satisfait.»

Et Therrien ne faisait que commencer son explication. «Je me souviens l'année dernière, il y a eu une période au mois de décembre où nous avions 40, 42 tirs contre 20, 19, 17 et nous perdions 3-1 ou 4-1. Là, c'était la panique totale à travers la province. Cette année, nous avons un bon début. Dernièrement, nous accordons plus de tirs, mais ce sont des affaires qui vont se corriger. Inquiet? Non.»

Il n'avait pas encore terminé. «Je suis allé faire mon épicerie, dimanche, et les partisans sont tellement heureux de notre début de saison. Ils nous encouragent à continuer dans le même sens. Savez-vous ce qui m'inquiète? C'est le petit Simon que nous avons accueilli dans le vestiaire, samedi, et qui, après le match, a dû retourner à l'hôpital, et qui avait des traitements, dimanche, et encore des traitements, lundi. Ça c'est inquiétant. Quand on a une défaite en 12 matchs, est-ce que je suis inquiet? Non. Je suis content. Je suis très, très, très content.»

Therrien a insisté sur un dernier point. «Nous avons trouvé une manière de gagner un match [samedi] qui n'était pas facile. Nous avons joué la veille. Les gars ont fait les jeux nécessaires pour que l'on gagne ce match-là. Carey a effectué les arrêts-clé. Est-ce que nous avons des choses à travailler? Bien oui! Je ne dis pas que tout est parfait. Il n'y a pas un club qui est parfait. Inquiet? Préoccupé? On relaxe. Nous sommes au mois de novembre. Au début. C'est tout à fait normal. Je trouve que nous avons un pas pire début de saison.»

À ses cinq dernières sorties, le Canadien a accordé 189 tirs, une moyenne de 37,8 par match, alors qu'il a été limité à seulement 25 par rencontre. Depuis le début du calendrier régulier, le Canadien en a donné 33,7 par match, ce qui le place au 29e rang parmi les 30 formations du circuit Bettman, devant les Coyotes de l'Arizona (34,9).

«Il faut travailler sur la discipline. C'est quelque chose de facile à corriger. Nos unités spéciales doivent être meilleures que dernièrement et il faut jouer de façon plus serrée en défensive. Ça commence avec l'échec-avant, le jeu de position. Il faut améliorer certaines choses. Les tirs aux buts? Ça va venir.»

Décision difficile

Par ailleurs, contrairement aux deux principaux intéressés, Therrien a accepté de revenir sur sa décision de ne pas remplacer Al Montoya par Carey Price lors de la dégelée de 10-0, vendredi soir, à Columbus.

«C'était une câline de décision tough à prendre, et il n'y avait pas de bonne décision. Il n'y en avait pas. Ce n'est pas comme si l'équipe jouait dans deux jours. On jouait le lendemain. Nous n'avons même pas permis à Carey de sauter sur la glace pour l'entraînement optionnel [vendredi]. Pour lui, c'était congé. Ça arrive parfois, qu'il n'y a pas de bonne décision. C'est malheureux.»

Enfin, Therrien a confirmé que le nom de l'attaquant Artturi Lehkonen a été placé sur la liste des joueurs blessés. Blessé au haut du corps, le Finlandais sera absent pendant au moins une semaine.

Une pression omniprésente à Montréal, même dans la victoire

Craig Rivet et Josh Gorges disaient jadis que Montréal était le meilleur endroit où gagner, mais que ça se corsait sérieusement lorsque l'équipe perdait. Or, les Shea Weber, Andrew Shaw et autres nouveaux venus constatent que la pression de Montréal existe aussi lorsque le Tricolore présente une fiche de 10-1-1.

«Nous n'allons pas jouer de façon parfaite tous les soirs, c'est un fait, a rappelé Carey Price. Toutes les équipes vivent des séquences qui sont loin d'être idéales. Quand on récolte des points sans nécessairement bien jouer, c'est impératif qu'on l'apprécie, mais qu'on ne l'accepte pas. Il faut toujours travailler à être meilleurs.»

On sent encore dans l'entourage due l'équipe le flottement qu'a laissé la défaite de 10-0 subie vendredi à Columbus, la pire dégelée par blanchissage encaissée par le Canadien depuis 1942.

Le gardien Al Montoya a refusé de rencontrer les journalistes, lundi, trois jours après le fait. Carey Price a été à peine plus loquace. Lui qui avait amorcé ses étirements en deuxième période comme s'il se préparait à sortir Montoya du pétrin ne veut absolument pas revenir sur cette défaite. «Ce qu'on s'est dit reste entre Al, moi et les entraîneurs, a-t-il répondu. Ça ne concerne pas le reste du monde et je vais m'en tenir à ça.»

Certes, une défaite de 10-0 ne fait pas plus mal au classement qu'une défaite de 3-1. La différence c'est que le revers de 3-1 est vite oublié. Une raclée comme celle de vendredi... c'est différent.

inoubliable dégelée

«C'est quelque chose que je n'oublierai pas pour le reste de ma carrière, a réitéré Brendan Gallagher. C'était embarrassant d'être assis au banc et d'entendre la foule scander : « On en veut 10!» Disons que ça donne une bonne idée de notre situation. Mais ça nous a au moins donné un bon tremplin pour rebondir au match suivant.»

Est-ce que la victoire de samedi face aux Flyers de Philadelphie constituait une façon satisfaisante de rebondir? Libre à chacun de juger.

Il est peut-être trop tôt pour voir si le match à Columbus aura ou non des effets prolongés. Mais s'il faut s'en tenir à la façon dont le Tricolore s'est replacé sur le sentier de la victoire le lendemain, Michel Therrien, lui, conclut que le résultat importe davantage à Montréal que la manière d'y arriver.

«L'important, c'est de gagner, on l'a appris l'an dernier», a-t-il dit en faisant surtout allusion au mois de décembre 2015. Il y a des moments où l'on jouait bien, mais on ne gagnait pas. Il faut gagner.»  La Presse

Clinton, Trump et un duel Bruins-Canadien

Un match Canadien-Bruins sait capter l'attention, mais cette fois-ci, plusieurs amateurs risquent de garder au moins un oeil sur les élections américaines.

L'Américain Brian Flynn se promet bien d'en voir l'issue dès le match terminé. «Il y a quatre ans, j'étais plus jeune et moins versé dans ces choses-là, explique l'attaquant de 28 ans. Obama se faisait réélire tandis que maintenant, ce sont deux candidats différents. Avec tout ce qu'ils ont fait et tout ce qui est arrivé, ça a été fou!»

Flynn, un des sept Américains dans la formation du Tricolore, explique que ses amis et lui en arrivent à un âge où ils se rangent, commencent à fonder une famille et s'acheter des maisons. Le sort politique et économique de son pays le préoccupe davantage. «C'est sûr qu'autour de la table, c'est un gros sujet de conversation», dit-il.

Et dans le vestiaire? Un peu moins. Car des joueurs comme Greg Pateryn admettent candidement ne pas s'intéresser aux élections. «J'essaie de me tenir loin de cela, car ça peut devenir épuisant de voir les discussions s'enflammer à ce point», explique le défenseur originaire du Michigan, un des États susceptibles de faire pencher la balance.

Hockeyeurs dépolitisés?

Est-ce à croire que les hockeyeurs sont dépolitisés? Pas si vite, les amis : durant le camp d'entraînement, une demi-douzaine d'espoirs du Tricolore qui ne jouaient pas le soir du premier débat étaient devant un téléviseur pour l'écouter durant les entractes!

Par ailleurs, l'ailier Sven Andrighetto a été rappelé des IceCaps de St. John's pour pallier la perte d'Artturi Lehkonen, dont le nom a été placé sur la liste des blessés. La recrue finlandaise a quitté le match de samedi en troisième période en raison d'une blessure au haut du corps. Daniel Carr devrait prendre sa place dans la formation face aux Bruins. En 10 matchs avec les IceCaps cette saison, Andrighetto a amassé cinq buts et 11 points.  La Presse

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