Therrien, monsieur Octobre

Depuis le retour de Michel Therrien à la... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Depuis le retour de Michel Therrien à la barre du Canadien en 2012, le CH n'a subi que 11 revers, dont deux en prolongation, en 44 matchs au mois d'octobre. Soixante-huit points sur une possibilité de 88, pour un spectaculaire pourcentage d'efficacité de ,773.

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S'il y a un joueur chez le Canadien qui s'y connaît en matière de mauvais débuts de saison, c'est bien Jeff Petry.

Pas individuellement, entendons-nous, mais collectivement. Les Oilers d'Edmonton, l'ancienne équipe de Petry, étaient jadis médiocres 12 mois par année, mais ils ont connu quelques départs particulièrement atroces. En 2014-2015, sa dernière saison en Alberta, les Oilers avaient perdu leurs cinq premières rencontres. L'année précédente, ils montraient une fiche de 1-6-1 après huit matchs.

À Montréal, il vient de connaître deux expériences aux antipodes de ce qu'il vivait à Edmonton. Neuf victoires d'entrée de jeu l'an passé, et un dossier de 7-0-1 après huit sorties cette année. La différence?

«L'attention aux détails», tranche Petry, rencontré après le match de jeudi. «Qu'on soit en avance ou en arrière par un but, on joue de la même façon. Et on fait confiance au système, car ce système est en place pour que l'on connaisse du succès. L'équipe y croit et ça rapporte.»

Petry fait simplement observer ce que ses coéquipiers qui ont plus d'ancienneté vivent depuis le retour de Michel Therrien à la barre du Canadien, en 2012. Elias Sports Bureau a relevé que le CH est la première équipe de l'histoire de la LNH à remporter au moins sept de ses huit premiers matchs dans trois saisons de suite.

Depuis qu'il a pris les rênes du Canadien le 5 juin 2012, Michel Therrien a vu son équipe subir seulement 11 revers, dont deux en prolongation, lors des 44 matchs disputés au mois d'octobre. Ces 68 points sur une possibilité de 88 confèrent au Canadien un spectaculaire pourcentage d'efficacité de ,773.

Pour Max Pacioretty, l'explication des succès du CH n'est pas bien compliquée. «On avait une bonne équipe les cinq années», martèle le capitaine. «C'est à nous de démontrer que l'an dernier était une exception. On a de nouveaux visages. Mais la raison qui explique nos bons départs, c'est qu'on a de bonnes équipes.»

La santé, la clé

Peut-on voir dans ces départs en force la marque d'entraîneurs qui sont particulièrement bien préparés? Si c'est le cas, c'est une capacité que Therrien n'avait pas encore développée à Pittsburgh, où les débuts de saison des Penguins étaient quelconques. En 2007-2008, saison au terme de laquelle ils allaient atteindre la grande finale, les Penguins affichaient un rendement de 5-4-1 après 10 matchs.

Alain Vigneault, bon ami de Therrien, et qui connaît lui-même un bon mois d'octobre à la barre des Rangers de New York, minimise le rôle de l'entraîneur. Les Rangers sont loin de faire partie des favoris cette saison. Pourtant, l'équipe présentait une fiche de 5-2-0 avant les rencontres de vendredi. L'an dernier, c'était un dossier de 7-2-2 en octobre.

«Honnêtement, si tu regardes mes fiches à Vancouver, ça nous prenait toujours du temps avant de nous mettre en marche!» lance Vigneault, rencontré au Madison Square Garden cette semaine. L'an passé, notre fiche n'aurait pas été bonne en début de saison si ce n'était de Henrik [Lundqvist]. Cette année, on partait avec un groupe de joueurs vraiment motivés. À ça, on a ajouté huit nouveaux joueurs, donc ça nous a donné un vent nouveau, une énergie qu'on n'avait pas l'an passé.»

Et le secret de Therrien, le connaît-il? «Son équipe est en santé. Il avait une bonne équipe l'an passé, ça allait super bien. On peut bien chercher toutes sortes d'explications, mais quand ton meilleur joueur, peut-être le meilleur de la ligue, est blessé...»

Là où l'avenir est rassurant pour Therrien et le Canadien, c'est dans le fait que Carey Price a seulement disputé la moitié de ces matchs. Jusqu'ici, Al Montoya joue toutefois comme un gardien numéro 1, lui aussi.

«On sait que ça ne durera pas toute l'année, que tout ne sera pas parfait», a admis Pacioretty. «Les équipes rencontrent de l'adversité au cours d'une saison. Mais à ce point-ci de l'année, on joue plusieurs matchs en peu de temps et ces succès sont importants.»

En bref

  • Carr cédé à St. John's
Le Canadien a cédé l'attaquant Daniel Carr à son club-école de St. John's. Après avoir disputé les deux premiers matchs de la saison, l'ailier de 24 ans a été laissé de côté au cours des six derniers duels. Le Tricolore joue samedi, puis seulement mercredi. Les IceCaps jouaient quant à eux vendredi, de même que samedi et mardi, ce qui donne potentiellement trois matchs à Carr en attendant que Michel Therrien ait besoin de ses services. En 23 matchs à Montréal la saison dernière, Carr a inscrit six buts et trois passes.

  • 5,84 
Il se marque beaucoup de buts cette saison dans la LNH. Et il y a lieu de croire que le mouvement jeunesse qui balaie Toronto, qui affronte Montréal samedi, et bien d'autres villes du circuit n'y est pas étranger. Selon SportingCharts.com, il y a en moyenne 5,84 buts par match jusqu'ici. Au cours des cinq dernières saisons, la moyenne de buts marqués dans la LNH a été très stable, oscillant entre 5,31 et 5,34.

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