Max a frappé à temps

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Le capitaine Max Pacioretty (67), félicité ici par David Desharnais et Greg Pateryn, a donné les devants 2-1 au Canadien à mi-chemin en troisième période.

La Presse canadienne, Graham Hughes

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La Presse

(Montréal) Le Canadien a poursuivi sur sa lancée victorieuse en prenant la mesure 3-1 du Lightning lors du duel au sommet dans l'Est, jeudi au Centre Bell.

Le CH (7-0-1) est devenu seulement la deuxième équipe dans l'histoire de la LNH à récolter au moins un point à ses huit premières sorties lors de deux campagnes consécutives. Les Sharks de San Jose avaient réalisé pareil tour de force en 2012-2013 et en 2013-2014. Les hommes de Michel Therrien continuent de trôner au sommet du classement général.

«Nos joueurs méritent beaucoup de crédit», a indiqué Michel Therrien. «Ce n'est pas facile de jouer ces séries aller-retour qui impliquent de changer de ville, d'autant plus que le Lightning nous attendait à la maison. Ce n'était pas évident. C'était trois matchs en quatre soirs... Les gars sont allés puiser toute l'énergie dont ils avaient besoin.»

Les bons marqueurs n'ont pas besoin d'être visibles pendant 60 minutes; ils ont surtout besoin de frapper au moment opportun. C'est en plein ce qu'a fait Max Pacioretty. Discret jusque-là, le capitaine a rompu l'égalité à mi-chemin de la troisième période à l'aide d'un tir précis que Ben Bishop n'a jamais pu voir puisque Andrew Shaw lui faisait écran.

«Je n'ai pas vu d'ouverture, mais vous nous voyez à l'entraînement, on travaille là-dessus tous les jours, ça devient une routine», a raconté Pacioretty. «Shaw a fait un bon travail pour cacher la vue du gardien et il a bien travaillé dans le coin, et Davey [Desharnais] aussi. J'aime jouer avec ces deux joueurs. Ce type de joueurs n'obtiennent pas souvent de mérite, mais tout le monde veut jouer avec eux. À mes yeux, ça en fait de bons joueurs et de bons coéquipiers.»

Le CH avait été incapable de générer quoi que ce soit  jusqu'à ce qu'Alex Galchenyuk profite d'un avantage numérique pour secouer les cordages quatre minutes avant Pacioretty. Torrey Mitchell (4e) a relâché la pression dans les derniers instants en marquant dans un filet désert.

Enfin un gain pour Price

Cette victoire a sûrement fait plaisir à Carey Price (30 arrêts), lui qui avait perdu ses sept derniers matchs (0-5-2) contre le Lightning. Il faut remonter au 28 décembre 2013 pour retracer un gain de 2-1 à Tampa Bay. Jeudi, seul Alex Killorn l'a déjoué en deuxième période en faisant dévier un tir de la pointe d'Anton Stralman.

Price a notamment réussi un bel arrêt contre Ondrej Palat en troisième période «C'est impressionnant, mais je ne suis pas surpris», a noté Mitchell. «Ça a l'air tellement facile, c'est ridicule! C'est tellement bon de l'avoir derrière nous.»

Ça a été un match plus difficile pour le trio de Tomas Plekanec. Le centre tchèque a encore loupé une belle chance de marquer que lui offrait Alexander Radulov. À 1-1, Therrien en a eu assez et Radulov est allé rejoindre Galchenyuk et Gallagher, tandis que Plekanec se voyait confier Paul Byron et Artturi Lehkonen. Avec La Presse canadienne

Le Lightning, une jeune équipe mature

Le Lightning est arrivé à Montréal avec l'étiquette d'équipe favorite dans l'Est cette année. L'équipe est parvenue à maturité, le dg Steve Yzerman a fait des petits miracles pour maintenir son noyau intact une année de plus, et le moment est venu de gagner.

«C'est toute une occasion pour nous», convient l'entraîneur-chef Jon Cooper. «Les gens parlent de la fameuse "fenêtre" pour gagner. À mes yeux, chaque année est une fenêtre. La différence, c'est qu'on a acquis de l'expérience au cours des dernières années. On a vécu des situations nouvelles et le temps est venu pour nous d'en tirer avantage.

«Nous ne sommes pas vieux en termes d'âge, mais je pense qu'on est une équipe mature. On a disputé 43 matchs éliminatoires au cours des deux dernières années.»

Cette expérience-là a permis au Lightning de réaliser une chose : il ne peut pas se permettre de prendre la saison régulière à la légère et de ne pas l'utiliser à bon escient. C'est un constat qui a été fait au terme de son élimination, le printemps dernier, et qui a servi de mise en garde dès le début du camp d'entraînement.

«Quand on est revenu de la finale, l'an passé, on pensait juste à retourner en séries et on a un peu oublié qu'on avait une saison à jouer avant», admet l'attaquant Cédric Paquette. «C'est ça qu'on a réalisé l'an passé, d'autant plus que les équipes nous affrontaient et étaient prêtes à nous donner le meilleur d'elles-mêmes. Cette année on comprend un peu plus le message.»

«Pour une jeune équipe - moi y compris -, nous n'étions pas aussi prêts qu'on aurait dû l'être», reconnaît Cooper qui en est à sa quatrième saison à la barre du Lightning.

«J'adore chaque jour que je passe dans la LNH, mais on travaille tous en fonction de remporter le gros trophée à la fin. Sauf que ce qui peut se perdre en chemin, c'est qu'il faut jouer 82 matchs avant de se rendre là. Ce n'est pas qu'on tient la saison pour acquis, mais on a voulu trouver des raccourcis l'an dernier au lieu de faire face au dur labeur de la saison. Quand on a du succès rapidement, on est pressé d'y retourner... sauf qu'on ne peut pas faire ça.»

Un noyau intact

Le piège n'est pas facile à éviter quand on possède une formation aussi bien nantie que le Lightning. Car certains soirs, l'équipe arrivera à s'en sauver sans être celle qui a le mieux travaillé.

«Ce n'est pas qu'on en a arraché l'an passé - on a eu des hauts et des bas -, mais on a réussi à gagner des matchs grâce à nos habiletés même si on ne méritait pas de les gagner», reconnaît Ondrej Palat. «C'est comme si on avait assumé qu'on retournerait en finale chaque année. On voulait entreprendre cette saison de la bonne manière.»

De plus, le Lightning a vu des joueurs-clés comme Steven Stamkos, Victor Hedman et Nikita Kucherov accepter de nouveaux contrats en deçà de leur valeur sur le marché afin que le groupe demeure intact. «C'est très rare de voir une équipe rester la même comme la nôtre depuis deux ou trois ans», convient Jonathan Drouin. «Mais il y a une raison derrière ça : tout le monde veut rester ici et on a une bonne équipe.» Marc Antoine Godin, La Presse

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