Weber se fait encore des amis

Shea Weber a marqué le but gagnant mercredi... (AFP, Bruce Bennett)

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Shea Weber a marqué le but gagnant mercredi contre les Islanders à New York. Le défenseur domine les compteurs du Tricolore avec neuf points en sept matchs.

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(New York) Shea Weber continue à se faire des amis auprès de ses nouveaux partisans.

Le défenseur acquis l'été dernier dans l'impopulaire transaction qui a envoyé P.K. Subban à Nash­ville a inscrit le but gagnant en fin de match, pour permettre au Canadien de l'emporter 3-2 sur les Islanders, mercredi. Avec 2:57 à écouler en troisième période, Weber a marqué son troisième but de la saison de la seule façon qu'il connaît : un puissant tir sur réception de la pointe, en avantage numérique.

«Jeff Petry m'a fait une belle passe, et je ne voulais pas rater mon tir», a raconté Weber. «Hamonic est tombé sur la patinoire pour bloquer le tir, j'ai été chanceux que la rondelle passe sans lui toucher.»

Weber a conclu sa soirée avec une récolte d'un but et une passe et il pointe en tête des marqueurs du CH avec neuf points en sept rencontres. Son différentiel s'établit à + 12, un sommet tant chez les défenseurs que chez les attaquants de la LNH. 

«C'est bon pour lui», a dit l'entraîneur-chef Michel Therrien. «Quand tu entres dans une nouvelle équipe, tu veux avoir un impact positif. Au-delà des points, au-delà des buts, c'est un gars qui est difficile à affronter devant le filet et dans les coins de patinoire.»

«Beaucoup de choses ont été dites sur la transaction, mais quand c'est survenu, tout le monde était enthousiaste qu'on obtienne ce joueur», a expliqué Brendan Gallagher. «Il nous améliore hors glace, dans notre territoire, en territoire offensif, partout. C'est un des meilleurs défenseurs de la LNH.»

Al Montoya a quant à lui bloqué 26 tirs pour signer sa troisième victoire de la saison en quatre sorties, tandis que le Tricolore savourait une cinquième victoire de suite, une sixième en sept matchs. Un début de saison qui ressemble de plus en plus à celui de l'an dernier... 

«Il ne fallait pas arriver en retard au match», entend-on souvent dans les bulletins sportifs. Mais cette fois, les spectateurs qui ont grillé trois lumières rouges pour arriver à temps ont dû regretter leur témérité. La première période était d'une platitude sans nom. Soulignons la mise en échec d'Anthony Beauvillier sur Greg Pateryn pour permettre à son trio de récupérer la rondelle. Il faut saluer la combativité de l'attaquant des Islanders, qui concédait 51 livres au défenseur du CH.

Jeu offensif en deuxième

La deuxième période a davantage plu aux amateurs de jeu offensif. Les Islanders sont en effet tombés au neutre pendant 15 minutes, permettant au Tricolore de bombarder Thomas Greiss. Paul Byron, tout juste promu au sein du trio de Galchenyuk, a marqué en saisissant un retour de tir de Brendan Gallagher.

Artturi Lehkonen a toutefois permis aux Islanders de retrouver leurs repères. Le jeune Finlandais du Canadien a été puni pour bâton élevé et John Tavares a touché la cible. Phillip Danault a brisé l'égalité de 1-1 en milieu de troisième période pour inscrire son deuxième filet de la saison. 

L'avance du CH n'était toutefois pas destinée à durer. Deux minutes plus tard, Beauvillier a touché le poteau. Puis le vétéran Dennis Seidenberg a effacé la malchance de l'attaquant recrue en marquant d'un tir puissant de la ligne bleue.

Les Montréalais reprennent l'action dès jeudi avec la visite du Lightning, une autre équipe qui a perdu une seule fois cette saison.  Avec La Presse canadienne

Ce qu'ils ont dit

«C'est une question de feeling.»

- Michel Therrien, qui a muté Byron sur le premier trio et Pacioretty sur le troisième

«Il a un très bon sens du jeu, il sait quel joueur joue un bon match, quel joueur est plus lent. Parfois, ça prend juste une étincelle pour changer quelque chose, et ça fonctionne souvent.»

- Paul Byron, sur les changements de Michel Therrien au cours du match

«On est des pros. À Dallas, en Californie, il fait chaud, il faut aussi s'ajuster.»

- Paul Byron, au sujet de la qualité de la patinoire au Barclays Center

 

365 mises en échec en moins

Si Matt Martin n'était plus là mercredi pour... (AFP, Bruce Bennett) - image 4.0

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Si Matt Martin n'était plus là mercredi pour faire souffrir les joueurs du Canadien, Cal Clutterbuck, lui, y était. L'attaquant du Canadien Artturi Lehkonen en a pris bonne note en troisième période.

AFP, Bruce Bennett

Avec l'entraîneur-chef Jack Capuano et le directeur général Garth Snow en poste depuis respectivement 6 et 10 ans, les Islanders ne nous avaient pas habitués à tant de stabilité depuis les belles années d'Al Arbour. Ce qui ne veut pas dire que l'équipe demeure figée.

C'est donc sans quelques-uns de ses visages familiers des dernières années que les insulaires ont accueilli le Canadien jeudi, à Brooklyn. Au cours de l'été, la formation new-yorkaise a en effet fait ses adieux à Kyle Okposo, à Frans Nielsen et à Matt Martin, trois joueurs repêchés par les Islanders et qui totalisaient 1573 matchs d'ancienneté au sein de l'équipe.

Pour les remplacer, on a embauché à fort prix deux attaquants vieillissants en Andrew Ladd et Jason Chimera, en plus de laisser les jeunes Anthony Beauvillier, Alan Quine et Mathew Barzal se battre pour les postes restants. Curieusement, avec tous ces départs, c'est peut-être au sein du quatrième trio que l'on remarquera la plus grande différence.

C'est qu'en se joignant aux Maple Leafs, Martin amène avec lui ses 365 mises en échec distribuées la saison dernière, ce qui lui a valu le premier rang de la LNH. Avec Cal Clutterbuck et Casey Cizikas, deux autres patineurs qui affectionnent le jeu rude, le quatrième trio des Islanders avait servi 811 mises en échec aux adversaires en 2015-2016. Sur 82 matchs, on comprend donc que c'est 10 coups d'épaule par match.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les Islanders ont terminé deuxièmes dans la LNH pour les mises en échec, et premiers en 2014-2015. «Notre équipe avait besoin de trois joueurs qui font ce qu'on faisait tous les soirs», a expliqué le Franco-Ontarien Clutterbuck. «On avait beaucoup de joueurs de talent, mais l'équipe avait besoin de papier sablé, de joueurs abrasifs qui défendent les autres. On faisait ça à notre première année ensemble et ensuite, on a commencé à marquer des buts.»

Rare stabilité

Cette unité est donc restée essentiellement intacte pendant plus de deux saisons, une rareté pour un quatrième trio. Il y avait bien eu Shawn Thornton, Gregory Camp-bell et Dan Paillé à Boston, mais ces quatrièmes trios aussi stables demeurent l'exception dans la LNH.

«On en tire une grande fierté», a souligné Cizikas. «Assez rapidement, on est devenus un trio d'énergie que les entraîneurs pouvaient opposer aux meilleurs joueurs adverses.»

Jusqu'ici, c'est Nikolay Kulemin qui a remplacé Martin. «C'est différent», admet Clutterbuck. «On a joué ensemble pendant deux ans et demi, chaque jour, à l'entraînement et à tous les matchs. Kulemin a fait du bon travail avec nous. Casey et moi sommes déjà à l'aise, donc c'était peut-être plus dur pour Kulemin au début. Mais là, ça va mieux.»

On devine que les joueurs du Canadien n'étaient pas fâchés de ne plus voir le nom de Martin sur le tableau, aux côtés de ceux de Cluttterbuck et de Cizikas.

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