P.K. a été «un bouc émissaire», selon Weise

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Dale Weise (22) s'est porté à la défense de son bon ami P.K. Subban (76), affirmant qu'il n'a jamais été une distraction dans le vestiaire.

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(Montréal) Pour Dale Weise, la transaction P.K. Subban-Shea Weber s'explique assez facilement : le Canadien cherchait un bouc émissaire pour justifier sa saison 2015-2016 de misère, et c'est Subban qui a été désigné.

C'est ce que l'attaquant des Flyers de Philadelphie, et ex-attaquant du Canadien, a laissé savoir au terme de l'entraînement de sa nouvelle équipe, lundi midi, au Centre Bell.

«P.K. n'a jamais été une distraction», a-t-il commencé par dire. «Je suis peut-être un peu biaisé, honnêtement, parce que nous sommes de bons amis, mais je n'ai jamais cru que P.K. était un problème. Je pense que le Canadien cherchait une excuse, et je crois qu'il était facile à montrer du doigt en tant que gars qui pouvait s'avérer être une distraction. Vous voyez sa personnalité, il est qui il est tout le temps. Ce que vous voyez à la caméra, ce que vous voyez sur la glace, c'est P.K. Subban, il ne change pas. Je n'ai pas vu un seul gars qui avait un problème avec lui dans le vestiaire. Alors l'équipe cherchait une excuse, un bouc émissaire facile à identifier.»

Plus de quatre mois plus tard, Dale Weise a encore bien du mal à réaliser que Subban n'est plus un membre du Canadien. «J'ai été sous le choc quand c'est arrivé. J'ai entendu les rumeurs, il y avait sa clause de non-échange qui allait être effective à partir du 1er juillet, mais j'ai été sous le choc... C'est encore tôt, mais jusqu'à maintenant, c'est une transaction qui fonctionne pour les deux équipes.»

Chez le Canadien, on a souvent tenu à dire que l'arrivée du défenseur Shea Weber était avant tout une façon d'améliorer ce leadership qui a tant fait défaut la saison dernière. Mais Weise, qui a été un membre du Canadien jusqu'en février avant de passer aux Blackhawks de Chicago, n'est pas d'accord avec cette théorie.

«Je crois qu'il y avait assez de leadership dans ce vestiaire la saison dernière. Shea Weber, bien sûr, il est un médaillé olympique et tout le monde n'a que de bons mots à son sujet. Mais je ne pense pas qu'il y avait un problème de leadership la saison dernière.»

Pour expliquer cette saison de misère, le joueur de 28 ans regarde plutôt du côté de Carey Price. «Au départ, on ne savait pas quand il allait être de retour, on pensait que ça allait être de semaine en semaine avec lui. Et [Mike] Condon faisait un bon travail, personne ne paniquait, on jouait bien en défense. Ce n'était pas la fin du monde... jusqu'à ce que cela le soit. Plus ça prenait du temps [avec la blessure à Carey Price], plus on piquait du nez. Et tout le monde sait ce qui est arrivé ensuite.

«Personne ne connaissait la date du retour au jeu de Carey, alors au début, personne ne pensait vraiment à ça. Et plus ça prenait du temps, plus on perdait. Je pense que tous les joueurs s'attendaient à ce qu'il soit le sauveur, en pensant qu'on allait être capables de se remettre à bien jouer à l'instant où il allait être de retour. Mais il n'est jamais revenu, et ç'a fait boule de neige.»

Suspendu

Sous le coup d'une suspension pour mise en échec illégale, Weise n'était pas de la formation des Flyers, lundi soir. Celui qui aura passé près de trois saisons avec le Canadien garde de bons souvenirs de Montréal, même s'il a toutefois un petit goût amer en bouche sur la façon dont le divorce s'est conclu.

«J'allais devenir joueur autonome et les gens du Canadien se sont manifestés seulement le matin du 1er juillet. Nous n'avions eu aucune discussion avec eux lors de la semaine des négociations [tout juste avant le 1er juillet], ils ne voulaient pas discuter. Et puis ils finissent par m'appeler le 1er juillet... À ce moment-là, je n'étais plus intéressé. Ils avaient toute la semaine pour me parler, et ça ne les intéressait pas. C'est là que j'ai tourné la page. J'ai été surpris, je croyais que nous allions au moins avoir des discussions avant le 1er juillet.

«Mais je dois beaucoup au Canadien, l'équipe a pris un risque avec moi au moment où je n'allais nulle part à Vancouver. Michel [Therrien] m'a donné toutes les chances de démontrer le genre de joueur que je pouvais être.»

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