Et de neuf pour le CH contre Boston!

Brendan Gallagher, qui a ouvert la marque en... (AP, Winslow Townson)

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Brendan Gallagher, qui a ouvert la marque en deuxième période avec son troisième but de la saison, a également bousculé le défenseur des Bruins Colin Miller, au dernier tiers.

AP, Winslow Townson

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(BOSTON) Le Canadien joue comme un club qui veut rapidement faire oublier sa saison précédente. Cette fois, ce sont les Bruins qui ont été les victimes, eux qui ont vu le CH débarquer dans leur propre cour et leur infliger une défaite de 4-2, samedi.

Cette victoire, la neuvième de suite du Canadien à Boston (en saison et en séries), a permis à la troupe de Michel Therrien de récolter 9 points sur une possibilité de 10 en ce début de saison. «Nos joueurs de soutien ont fait un travail exceptionnel», a noté l'entraîneur-chef en faisant allusion aux buts de Philip Danault, Paul Byron et Torey Mitchell. 

«C'est une grosse victoire pour nous, mais on sait aussi qu'il y a encore des choses à améliorer. Il y a encore des aspects de notre jeu sur lesquels on doit travailler», a indiqué Radulov.

Après une première période sans le moindre but et sans histoire, c'est Brendan Gallagher, avec son troisième de la saison, qui a ouvert la marque sur une belle passe de Max Pacioretty. En fin de deuxième, Danault, qui avait passé la soirée à faire les «petites choses», a aussi fait une grande chose en réussissant un but, son premier cette saison, sur une belle passe de Radulov, un jeu qui n'a laissé aucune chance au gardien réserviste Anton Khudobin (25 arrêts).

«J'ai eu un bon match, mais pour moi, marquer un but, ce n'est pas ce qu'il y a de plus important», a assuré Danault. «Les points, c'est un boni, mais je dois toujours m'assurer de jouer avec intensité.»

À l'autre bout, Carey Price (18 arrêts) n'a pas été super occupé - les Bruins n'ont obtenu que 14 tirs lors des 40 premières minutes -, mais il a bien répondu lorsqu'il a été mis à l'épreuve. «Les gars ont joué 60 minutes de hockey solide devant moi», a dit le gardien.

Même s'ils ont été muselés lors des deux premières périodes, les Bruins n'allaient toutefois pas s'écrouler si facilement. Lors d'une descente à deux contre un, Dominic Moore a coupé l'avance du CH à un seul but avec son deuxième but de la saison, un tir parfait dans le haut du filet réussi en début de troisième, à 5:34.

Byron marque en désavantage numérique

La foule s'est animée et les Bruins semblaient en voie de créer l'égalité deux minutes plus tard lorsque Alexei Emelin a envoyé la rondelle dans les gradins et s'est retrouvé au banc des pénalités. Byron s'est toutefois échappé en désavantage numérique pour marquer son premier but de la saison... avant que les Bruins, sur une superbe passe de David Backes à Ryan Spooner, ne réduisent de nouveau l'écart à un seul but.

Mitchell a réussi le but d'assurance du CH, tout en recevant un coup de bâton au visage. Il a d'ailleurs dû rentrer au vestiaire sans pouvoir vraiment célébrer son troisième but de la saison. «C'est incroyable qu'il ait pu mettre la rondelle dans le filet», s'est étonné Price.

«Nous avons été terribles en deuxième période, et c'est ce qui nous a fait mal», a analysé l'entraîneur-chef Claude Julien. «Nous devons lancer au filet plus souvent.»  Avec La Presse canadienne

Le long chemin de Dominic Moore

Pour un gars qui n'était plus si sûr de vouloir continuer à jouer au hockey il y a quatre ans à peine, Dominic Moore se porte très bien, merci.

À 36 ans, Moore est de retour à Boston, là où sa carrière de hockeyeur a véritablement commencé il y a plusieurs années, quand il portait le maillot de l'Université Harvard. C'est un coin de pays qu'il connaît bien puisque c'est là qu'il est devenu l'homme qu'il est, puisque c'est là qu'il avait planifié une vie heureuse avec sa femme Katie. Ce bout-là ne s'est pas passé comme prévu.

Après le décès de sa femme en 2013,... (Archives La Presse canadienne) - image 3.0

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Après le décès de sa femme en 2013, Dominic Moore a pris une pause de plus d'un an loin du hockey avant de revenir dans la LNH avec les Rangers de New York au cours des trois dernières saisons. Il a accepté un contrat d'un an des Bruins de Boston l'été dernier.

Archives La Presse canadienne

Le décès de Katie en 2013, des suites d'une rare forme de cancer du foie, a été aussi subit qu'imprévu. Moore, habitué aux obstacles de la glace, ne s'attendait pas à ça, encore moins au dénouement malheureux. Le choc fut tel qu'il a dû passer plus d'un an loin des arénas. Lui qui, au moment de la mauvaise nouvelle, avait choisi de quitter son équipe d'alors, les Sharks de San Jose, en pleines séries de la Coupe Stanley, afin d'être aux côtés de celle qu'il aimait.

«C'est quelque chose qui te change», admet Moore. «Ça te change de plusieurs façons...» Quand il a enfin pu avoir la tête au hockey, en 2013-2014, il est allé rejoindre les rangs des Rangers de New York.

«Quand j'ai pris cette sabbatique, je ne savais pas si j'allais être capable de poursuivre ma carrière par la suite... On ne sait jamais ce qui peut arriver, et il faut être prêt à cette possibilité : à tout moment, une carrière, ça peut s'arrêter. Mais les Rangers m'ont fait signe, et j'ai eu trois très bonnes années là-bas.

«Au départ, ça m'a pris du temps avant de retrouver mes repères sur la glace. J'ai été un an et demi sans vouloir jouer au hockey. Je dirais que la première saison de mon retour, jusqu'au mois de décembre en tout cas, je ne jouais pas très bien. Mais on ne peut pas prendre de raccourcis dans cette ligue. Il fallait que je travaille, et c'est probablement ma plus grande source de fierté en tant que joueur : essayer de m'améliorer chaque jour, c'est quelque chose que j'ai toujours fait pendant ma carrière. Ça m'a aidé quand j'ai eu à revenir après cette longue pause. Je savais ce que j'avais à faire.»

Dixième équipe

Trois ans plus tard, la mémoire de Katie est toujours bien vivante à Boston, cette ville que Moore connaît très bien. Ainsi, quand les Bruins ont fini par lui passer un coup de fil à la fin de l'été, l'Ontarien n'a pas eu à se faire prier bien longtemps pour dire oui à un contrat d'un an, et c'est Claude Julien qui s'en frotte les mains de satisfaction.

«Il nous apporte de la stabilité», a noté l'entraîneur au terme de l'entraînement de vendredi. «Il est un joueur d'expérience, un joueur intelligent qui brille par son leadership et ses connaissances du jeu.»

Repêché autrefois par les Rangers, Moore, qui a joué avec le Canadien en 2010, aura pratiquement réussi à faire le tour de la ligue avant de se retrouver à patiner à Boston. Le chandail des Bruins est le 10e chandail différent qu'il enfile depuis ses premiers coups de patin dans la LNH, en 2003-2004.

«J'habitais déjà ici, alors quand Don Sweeney m'a appelé, ça a tout de suite fonctionné entre nous», a expliqué l'attaquant au sujet du dg des Bruins. «Je remarque que j'ai encore la passion du jeu. Je me sens très bien physiquement, j'aime jouer au hockey, et on retrouve ici cette même passion pour le hockey qu'on retrouve dans les marchés des équipes qui étaient là en premier, comme Toronto et Montréal. Cette passion, elle est importante pour moi.»

«La rivalité ne va jamais mourir»

Pour la première fois de la saison, le Canadien affrontait samedi les Bruins, des rivaux qui ne sont peut-être plus les rivaux d'autrefois. «Il y a des joueurs qui sont partis et c'est un peu différent», a noté le défenseur Nathan Beaulieu, samedi en matinée. «Mais je crois que les gens de Boston vont toujours nous détester. Chaque fois qu'on vient jouer ici, c'est une guerre contre les Bruins. La rivalité ne va jamais mourir.»

La veille, Claude Julien, l'entraîneur des Bruins, avait reconnu que les récentes rencontres entre les deux clubs n'avaient plus des allures de cirque, comparativement aux claques sur la gueule qui se donnaient à la belle époque.  Michel Therrien reconnaît lui aussi que les temps ont changé. 

« Il y a eu une époque où il y avait sur la glace des gars qui étaient là pour imposer le respect... Ces gars-là ont pratiquement tous disparu. Le jeu a changé un peu», a fait observer l'entraîneur-chef du Canadien

Mikhail Sergachev, lui, n'a pas eu la chance de vivre la rivalité Montréal-Boston. Le défenseur russe de 18 ans a cédé sa place à Greg Pateryn.  «On a un genre de plan et on a vu une progression dans son jeu lors du dernier match», a commenté Therrien, sans trop verser dans les détails.

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