Le «bon été» de Sergachev

«Je suis rentré en Russie, à Yaroslava, avec... (Archives La Presse, Robert Skinner)

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«Je suis rentré en Russie, à Yaroslava, avec le chandail que l'équipe m'a donné lors du camp de développement en juillet... Je m'entraînais et le chandail était là, juste à mes côtés», dit Mikhail Sergachev.

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(Buffalo) Quand on lui demande s'il aurait pu prévoir pareil scénario il y a quelques mois à peine, après sa première saison au hockey junior ontarien, Mikhail Sergachev répond d'un seul coup et d'un seul mot : «Non.»

Non, Sergachev n'aurait pu prévoir ceci, pas même dans ses rêves les plus fous. Mais c'est pourtant la réalité, la belle réalité : jeudi soir à Buffalo, sur la glace du KeyBank Center, ce défenseur de 18 ans, le plus jeune joueur de toute la Ligue nationale de hockey, a disputé le premier match de sa carrière, à la ligne bleue du Canadien.

«Je croyais que si j'allais être repêché, mon équipe allait ensuite me retourner dans les rangs juniors», a expliqué le Russe au terme de l'entraînement matinal. «Mais j'ai eu un bon été et je sens que je suis prêt.»

Le «bon été» en question pourrait être perçu par plusieurs comme un été infernal, mais pas pour le défenseur de 6'3" et de 206 livres qui était rentré en Russie cet été avec son chandail d'entraînement du Canadien dans ses bagages, avec la ferme intention de souffrir pour pouvoir ensuite faire partie de l'équipe lors du premier match de la saison.

«Je suis rentré en Russie, à Yaroslava, avec le chandail que l'équipe m'a donné lors du camp de développement en juillet... Je m'entraînais et le chandail était là, juste à mes côtés. Je commençais le lundi avec un entraînement en gymnase pendant quatre heures et, après la sieste, je faisais de la course pendant deux heures. Le mardi, je me levais à 5h30, je prenais le déjeuner et j'allais sur la glace à 6h30. Après une pause de 20 minutes, je retournais dans le gymnase pendant quatre autres heures, et c'était suivi d'une heure de vélo, puis j'allais faire la sieste et je revenais en gymnase pour une séance de boxe de deux heures. C'était comme ça à tous les jours.»

Sergachev admet en souriant qu'il n'a pas fait tout ça pour son propre plaisir. «Je pensais à ça», ajoute-t-il, en regardant ses coéquipiers dans le vestiaire des visiteurs.

Maturité étonnante

S'il y a un mot qui revient souvent quand on parle de Sergachev dans ce vestiaire, c'est bien celui-ci : maturité. Le jeune étonne un peu tout le monde avec sa tête d'un gars de 18 ans qui n'a pas l'air de 18 ans, mais surtout, il étonne des coéquipiers qui en ont pourtant déjà vu bien d'autres.

«Je n'ai jamais vu un jeune avec cette maturité. À l'aéroport hier [jeudi], je voulais vérifier son passeport parce que je ne crois pas qu'il puisse vraiment avoir 18 ans», répond Max Pacioretty.

Le capitaine hoche d'ailleurs la tête d'un air étonné quand on lui demande de décrire son jeune coéquipier. «Ce qui saute vraiment aux yeux, c'est cette habitude qu'il a de seulement se concentrer sur le hockey. C'est comme s'il n'y avait rien d'autre pour lui. Un gars de 18 ans, qui ne pense qu'au hockey et à l'équipe comme il le fait, je n'ai jamais vu ça.

«On espère l'avoir avec nous pendant toute la saison, ça voudrait dire qu'il aurait poursuivi sa progression. Avec son attitude, il y a de fortes chances que ça arrive. Il est confiant, mais il n'est pas non plus un gars qui prêche par excès de confiance. Il ne franchit pas cette limite.»

On pouvait prévoir bien des choses par rapport au Canadien de 2016-2017, mais il y a quelques mois à peine, on aurait eu bien du mal à prévoir la présence d'un défenseur de 18 ans dans la formation montréalaise lors du match d'ouverture. C'est pourtant l'exploit que Sergachev s'apprête a accompli jeudi soir à Buffalo.

Pacioretty a lui aussi du mal à y croire. «Je n'ai jamais vu rien de tel», a-t-il ajouté en hochant la tête. Encore une fois.

Jamais sans mon P.K.

Un partisan anonyme du CH s'est payé une pleine page de publicité dans l'édition de jeudi du quotidien anglophone The Gazette pour dénoncer la transaction ayant envoyé P.K. Subban aux Predators de Nashville. «Je ressens de la colère, de la déception et de la honte au sujet du traitement réservé à P.K. Subban par la direction de l'équipe : les mêmes sentiments que plusieurs partisans ont ressentis après l'échange de Patrick Roy», écrit «Dr. CK» dans sa lettre ouverte, coiffée du titre «Merci beaucoup, P.K.», en français. Il fait l'éloge de Subban, soulignant à quel point il représente un «modèle incroyable» pour ses enfants en raison de sa contribution à la société. Ce détenteur d'un abonnement saisonnier mentionne qu'il n'assistera qu'à un seul match au Centre Bell cette saison : celui contre les Predators, le 2 mars 2017.

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