L'abc d'être capitaine du CH

L'actuel capitaine des Sabres de Buffalo, Brian Gionta,... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

L'actuel capitaine des Sabres de Buffalo, Brian Gionta, connaît bien les sentiments qui habitaient Max Pacioretty la saison dernière, étant donné qu'il a lui-même porté le «C» du Canadien de 2010 à 2014.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Buffalo) Quand on lui dit que Max Pacioretty a été maintes fois critiqué au cours de la dernière année, quand on lui dit que le capitaine du Canadien a été au centre de rumeurs de dissension avec son entraîneur-chef, Brian Gionta ne peut s'empêcher de sourire. Un peu.

Gionta sourit parce qu'il connaît bien Montréal, mais il ne sourit pas trop parce que Pacioretty est un ami. Celui à qui il a, d'une certaine façon, remis le flambeau du leadership montréalais au moment de mettre le cap sur Buffalo à titre de joueur autonome, à l'été 2014. Bref, Gionta sait très bien dans quoi le 67 s'est embarqué quand il a accepté ce C qu'on lui a tendu il y a environ un an.

«Le Canadien a eu une mauvaise saison et quand ça arrive, tout le monde se met à raconter des choses», a expliqué Gionta, mercredi à Buffalo. «Mais Max a une bonne tête sur les épaules et le Canadien a une bonne équipe. Une équipe qui va se replacer cette saison, à mon avis.»

Avant d'arriver à Buffalo et devenir le capitaine des Sabres, Gionta a joué le même rôle chez le Canadien pendant quatre ans, de 2010 à 2014. Il est donc très bien placé pour comprendre ce que Pacioretty a dû vivre jusqu'à maintenant.

«Porter le "C" à Montréal, ce n'est pas comme porter le "C" ailleurs», ajoute le vétéran de 37 ans. «C'est différent. À cause de l'histoire de l'équipe, à cause de l'héritage laissé par les joueurs qui ont été là avant toi. Il y a beaucoup de pression là-bas. Mais tu dois apprécier tout ça, l'accepter aussi. J'ai adoré mon passage à Montréal, ce furent cinq belles saisons, je n'y changerais rien. Ce fut le fait saillant de ma carrière.

«Avec le Canadien, j'essayais seulement de mener par l'exemple. Je n'ai jamais directement montré à Max comment il faut faire pour être un capitaine. Tu ne prends pas un gars par le bras pour lui dire comment un capitaine doit se comporter, ça ne se fait pas comme ça. C'est plutôt quelque chose qui se transmet au fil d'une saison, au fil des conversations, des petits gestes qui sont faits au quotidien.»

La Coupe chaque année...

Tout comme Gionta, Josh Gorges était lui aussi bien installé dans le vestiaire montréalais au moment où Pacioretty s'est amené, lors de la saison 2008-2009.

«Je sais que Max a été critiqué la saison dernière, mais je me souviens aussi que Saku Koivu avait été critiqué, même s'il avait été l'un des capitaines les plus durables de l'équipe, et même s'il avait fait tant de bonnes choses pour la ville et l'équipe alors qu'il était là. Ça vient avec le territoire. Quand t'es à Montréal et que les choses ne vont pas bien, il y aura des critiques, que ce soit injuste ou non.

«Quand on s'y arrête et qu'on y pense vraiment, les attentes envers cette équipe, de tout le monde à Montréal mais aussi de toute la province, vraiment, c'est une Coupe Stanley chaque saison», enchaîne Gorges. «C'est comme ça. Les joueurs le savent, ils le ressentent.

«Bien sûr que toutes les équipes visent la Coupe Stanley, personne ne vise de se faire éliminer au premier tour des séries. Mais ce qui est difficile dans un marché comme Montréal, où il y a tant de passion, c'est qu'il est impossible d'ignorer tout ça.»

Au moment d'amorcer la saison jeudi soir à Buffalo, contre son ancienne équipe, Gionta aura une bonne pensée pour Pacioretty, à qui il prévoit un retour sur la voie du succès. Gionta se dit d'ailleurs optimiste pour son club actuel, mais aussi pour son club précédent, qui a bien sûr ajouté en cours de route Shea Weber, un «grand joueur dans cette ligue», dit-il.

Gionta, comme bien d'autres avant lui, estime que le joueur qui a été sacrifié par le CH pour obtenir Weber avait parfois du mal à suivre le plan de match. «P.K. Subban est un joueur dynamique qui peut à lui seul ouvrir le jeu devant lui. C'est quand il s'éloigne du concept d'équipe qu'il se met dans le trouble...

«Je me souviens qu'à l'époque, Hal Gill s'occupait beaucoup de lui. P.K., il est tout un talent, il peut provoquer des choses. Mais un joueur comme ça, il ne faut pas lui enlever sa créativité, il faut plutôt le pousser dans la bonne direction.»

Blessé à une cheville, Eichel ratera au moins un mois

Jack Eichel a subi une entorse à la... (La Presse canadienne, Darren Calabrese) - image 3.0

Agrandir

Jack Eichel a subi une entorse à la cheville gauche, mercredi.

La Presse canadienne, Darren Calabrese

La saison des Sabres n'est même pas encore commencée que déjà, il y a des nuages dans le ciel : la jeune vedette Jack Eichel a subi une entorse à la cheville gauche, mercredi, et il est permis de croire à une absence d'au moins un mois.

Selon le Buffalo News, Eichel se trouvait devant le filet lorsqu'il a perdu l'équilibre en entrant en contact avec son coéquipier Zemgus Girgensons. Sa jambe s'est retrouvée sous lui alors qu'il chutait sur la patinoire. Il a alors émis un cri de douleur et est demeuré étendu, se prenant la jambe à deux mains alors que ses coéquipiers formaient un cercle autour de lui. Incapable de se relever et manifestement souffrant, il a eu besoin de l'aide de ses coéquipiers pour sortir de la patinoire, dans un silence glacial.

Deuxième choix au total en 2015, Eichel a connu une excellente saison recrue (24 buts et 32 aides en 81 matchs). «On ne veut jamais devoir composer avec des blessures comme ça», a commenté plus tard en journée le capitaine Brian Gionta. «C'est toujours difficile quand on voit un coéquipier tomber au combat.»

Les Sabres seront-ils des séries cette saison? C'est en tout cas bien mal parti avec cette blessure à Eichel. Malgré tout, Gionta demeure optimiste. «On y croit. Je pense qu'il s'agit d'une saison où une exclusion des séries serait une énorme déception pour nous. C'est quelque chose qui est possible pour nous avec l'équipe que nous avons. Si on ne réussit pas à atteindre les séries, ce sera parce que nous aurons performé en deçà des attentes.»

Les Sabres devront aussi se passer de Kyle Okposo contre le Canadien, jeudi. L'attaquant, embauché cet été par l'équipe pour la somme de 42 millions $ pour sept ans, ne pourra jouer en raison d'une blessure à un genou, survenue récemment à l'entraînement.  Avec AP

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer