Andrighetto, l'homme en trop

Alors que tout semblait gagné, Sven Andrighetto (42)... (La Presse canadienne, Paul Chiasson)

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Alors que tout semblait gagné, Sven Andrighetto (42) devra continuer de batailler pour un poste régulier.

La Presse canadienne, Paul Chiasson

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(Montréal) Au moment de dire oui à une autre année de contrat avec le Canadien, en juin, Sven Andrighetto ne s'attendait sans doute pas à un tel scénario.

De retour d'une saison de 17 points en 44 matchs avec l'équipe, au moment en plus où ladite équipe se dirigeait vers un camp d'entraînement où il y allait avoir un besoin criant à l'aile gauche, Andrighetto avait déjà des allures de joueur régulier. Du moins, c'est ce que l'on pouvait croire.

Mais aujourd'hui, au moment où le Canadien se prépare à monter dans l'avion pour son premier match de la saison, demain soir à Buffalo, Andrighetto a tout l'air d'un joueur en trop.

«Je vais continuer à me préparer comme je le fais toujours», a-t-il fait savoir au terme de l'entraînement de mardi. «S'il y a des blessures ou si quelqu'un ne fait pas le travail, j'aurai probablement ma chance, et je dois être prêt à ça. Je n'y vois rien de négatif.»

Un scénario, ça change, et sous Michel Therrien, ça change très souvent. Mais en date d'aujourd'hui, il n'y a pas de place pour Sven Andrighetto au sein de la formation montréalaise. Parti de la ligue d'élite de Suède, l'attaquant Artturi Lehkonen avait probablement déjà sa place assurée avant même de débarquer à Brossard. Ce qui laisse Andrighetto en plan, de même qu'un autre attaquant, Brian Flynn, qui est lui aussi dans le noir.

Peu importe, Andrighetto jure qu'il ne va pas se laisser abattre, principalement parce qu'il a rapidement pigé comment ça fonctionne dans le monde parfois tordu de la Ligue nationale de hockey.

Comme les affaires

«La LNH, c'est un peu comme dans le monde des affaires. Tout se passe très rapidement. Tu peux être au sommet une journée et te retrouver en bas de l'échelle le lendemain. Je n'ai été dans cette ligue que très brièvement, mais j'ai déjà tout vu. L'année dernière, je suis passé d'une place sur le premier trio à une place sur le quatrième trio en une seule journée. Alors, je comprends. Je sais que dans ce milieu, ça change de jour en jour.»

C'est donc là que Sven Andrighetto se retrouve en ce début de saison : sur la voie d'évitement, à l'écart des autres, à attendre son tour. Heureusement, Sven Andrighetto se décrit lui-même comme un type qui est d'humeur égale.

«J'ai joué un peu ici au cours des deux dernières années, et ça m'a fait prendre de la maturité en tant que joueur, mais aussi en tant que personne. Si je joue bien et que je marque un but, je ne m'emporte pas avec ça, de même que je ne me laisse pas aller à la déprime si jamais je joue moins bien ou qu'on me laisse dans les gradins.»

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