L'arrivée du Radulov nouveau

Ne cherchant pas à cacher qu'il a commis... (La Presse canadienne, Graham Hughes)

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Ne cherchant pas à cacher qu'il a commis des erreurs dans le passé - particulièrement lors de son passage avec les Predators de Nashville en 2012 -, Alexander Radulov affirme qu'il regarde en avant et qu'il est prêt à prouver qu'il méritait une nouvelle chance de se faire valoir dans la LNH.

La Presse canadienne, Graham Hughes

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Michel Lamarche
La Presse Canadienne
Brossard

À partir du moment où Alexander Radulov multipliera les jeux spectaculaires et les buts importants avec le Canadien de Montréal, peut-être n'entendra-t-il plus parler des décisions pas toujours judicieuses qu'il a pu prendre pendant ses deux séjours avec les Predators de Nashville. Mais en attendant, le sujet est susceptible de revenir sur le tapis, comme ce fut le cas lundi midi.

À sa première rencontre officielle avec les représentants des médias montréalais au Complexe Bell, Radulov a été quelques fois contraint de faire un retour en arrière alors qu'il était visiblement désireux de parler de la saison qui approche.

Une saison qu'il sait vitale pour le reste de sa carrière dans la Ligue nationale de hockey, compte tenu du fait qu'il a paraphé un contrat d'une seule année, à titre de joueur autonome le 1er juillet.

À défaut d'avoir pu arracher un pacte couvrant plusieurs saisons, Radulov touchera un intéressant salaire de 5,75 millions $.

«Tous les joueurs désirent des contrats de longue durée, mais la LNH a changé et j'ai été absent pendant quatre ans, a fait remarquer Radulov, qui est arrivé à Montréal en soirée, samedi.

«Marc [Bergevin] est venu à New York, nous avons discuté, nous avons accepté le contrat et je suis heureux. Je vais tenter de prouver d'abord à moi-même, mais aussi aux amateurs et à la direction de l'équipe qu'elle a eu raison de croire en moi et de m'avoir donné cette chance.»

Couvre-feu raté

Les journalistes lui ont notamment rappelé le fameux couvre-feu qu'il a raté en compagnie d'Andrei Kostitsyn pendant les séries éliminatoires du printemps de 2012.

«Je ne mentirai pas, j'ai manqué un couvre-feu. C'est du passé, et je ne veux pas en parler. J'ai une famille et je n'ai pas le temps de sortir. Je vieillis et je dois prendre soin de moi, me garder en forme et être à 100 % de mes capacités tous les jours.»

Quelques mois après cet incident, il était de retour dans ses terres natales de Russie pour évoluer dans la KHL plutôt que de jouer dans ce qu'il considère être la meilleure ligue au monde.

«Je ne suis pas prêt à dire que ce fut une erreur. Ce fut une décision difficile, et je n'ai pas fait les choses de la bonne manière. Mais comme je l'ai dit précédemment, c'est du passé, et c'est inutile de regarder derrière. Je suis plus vieux, j'ai une famille, et elle est excitée à l'idée de me voir jouer à Montréal», a-t-il insisté pour dire, le tout sans le moindre soupçon d'impatience dans la voix.

L'apport de Fedorov

Ce passage de quatre ans avec le CSKA lui aura au moins permis de côtoyer Sergei Fedorov, le directeur général de l'équipe, et d'apprendre auprès de l'ancienne grande étoile des Red Wings de Detroit.

D'ailleurs, le jour de l'embauche de Radulov, Marc Bergevin avait affirmé que Fedorov lui avait parlé en termes très élogieux de Radulov et de son leadership.

«Merci à Sergei!» a-t-il d'abord lancé avec un grand sourire, lorsque mis au courant des propos de Fedorov.

«Nous formions une équipe pas mal jeune, j'étais un leader et je passais beaucoup de temps sur la glace. J'ai essayé de donner l'exemple sur la glace et à l'extérieur de la patinoire, et ça m'a aidé à changer ma vision sur la façon de travailler et de me comporter», dit-il.

À environ un mois du début du camp d'entraînement du Canadien, Radulov semble désireux de montrer cette attitude à la direction de l'équipe, ses coéquipiers et aux amateurs. À toutes les questions sur ses ambitions personnelles ou sur d'éventuels compagnons de trios lundi, Radulov a répondu en mettant de l'avant la notion d'équipe.

«L'objectif premier est de gagner chaque soir. Ce n'est pas important qui obtient les points. C'est un sport d'équipe, et si l'équipe connaît du succès, tout le monde ira bien, a d'abord fait remarquer Radulov.

«Je vais montrer le meilleur de moi-même, et je vais travailler pour chaque centimètre sur la glace et être un leader sur la patinoire et dans le vestiaire, a-t-il ajouté. Je sais ce que les gens attendent de moi. Je suis prêt et je vais le prouver, d'abord à moi-même parce que c'est important pour moi.»

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Arrivé à Montréal samedi soir, Alexander Radulov a rencontré les médias montréalais pour la première fois, lundi midi, dans le vestiaire de l'équipe au Complexe Bell.

La Presse, Martin Chamberland

Son «ami» Patrick Roy toujours dans ses pensées

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Patrick Roy et Alexander Radulov ont gagné la Coupe Memorial ensemble en 2006.

Photothèque Le Soleil

Alexander Radulov est arrivé pour de bon à Montréal, et ses plans à court terme ne prévoient pas un séjour dans la ville de Québec. Mais s'il décide de s'y rendre et qu'il devait croiser Patrick Roy en chemin, il y a de bonnes chances que Radulov lui donnerait une franche poignée de main et une chaleureuse étreinte.

Dans les derniers moments d'un point de presse qui a duré plus de 20 minutes lundi, Radulov a pris le temps de parler de celui qui a été son entraîneur-chef avec les Remparts de Québec, il y a dix ans, et dont la démission de son poste avec l'Avalanche du Colorado, il y a dix jours, a étonné.

Selon plusieurs observateurs, le fait que l'Avalanche n'ait pas pu s'entendre avec Radulov cet été aurait été l'un des éléments ayant motivé la décision de Roy de quitter l'organisation.

«J'ai été surpris parce qu'il lui restait encore une année à son contrat. Je ne connais pas la situation [avec l'Avalanche], mais je suis certain qu'il va se trouver un autre emploi. Il est un homme merveilleux et un excellent entraîneur. Nous sommes de bons amis et, si je le voyais, je le remercierais pour tout ce qu'il a fait pour moi. Il a beaucoup d'importance à mes yeux», a déclaré Radulov.

Il n'y avait que cinq matchs de joués en 2005-2006, la deuxième saison de Radulov avec les Remparts, lorsque Roy a décidé de prendre les rênes de l'équipe, qui n'avait alors inscrit qu'une seule victoire.

Sous la direction de l'ancien gardien du Canadien, Radulov a explosé et a complètement dominé le circuit Courteau. En 62 matchs de saison régulière, il a amassé 152 points, dont 61 buts, et a récolté 21 buts et 55 points en 23 rencontres éliminatoires, chemin faisant vers une conquête de la Coupe Memorial.

Radulov s'est rappelé ce que Roy a fait pour lui.

«Lorsque je suis arrivé en Amérique du Nord, il a été là pour moi. Il m'a enseigné beaucoup de choses. Il est émotif, et moi aussi. Nous nous entendions bien et j'ai demeuré à sa résidence à Lac-Beauport. C'était plaisant.»

Faisant un parallèle avec Sergei Fedorov, qui a été son directeur général lors des quatre saisons qu'il vient de passer dans la KHL, Radulov a rappelé l'importance de pouvoir côtoyer des joueurs de cette envergure au fil d'une carrière.

Roy et Fedorov sont des membres du Temple de la renommée du hockey qui comptent chacun au moins trois coupes Stanley à leur palmarès.

«C'est toujours bon de compter sur des gens comme ça, qui peuvent vous parler et qui savent quoi faire pour gagner. Ce furent de grandes expériences pour moi.» 

Premier bain de foule

Alexander Radulov a vite vécu son premier bain de foule, dès sa sortie de l'avion, samedi soir. «Je cherchais un endroit où regarder le combat d'UFC entre Nate Diaz et Conor McGregor, car l'hôtel ne le présentait pas. Je me suis retrouvé à La Cage du Centre Bell, j'étais appuyé contre un mur, car c'était rempli, et les gens ont commencé à venir me saluer!»  Avec La Presse

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