Lindgren a passé le test

Joakim Nordstrom a coincé Charlie Lindgren contre le... (AP, Ben McKeown)

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Joakim Nordstrom a coincé Charlie Lindgren contre le poteau de son but en troisième période. Le gardien du Canadien a remporté la victoire à son premier match en carrière dans la LNH en repoussant 26 des 28 tirs des Hurricanes, jeudi, en Caroline.

AP, Ben McKeown

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(Raleigh) À son premier match chez les professionnels, Charlie Lindgren a cédé dès le premier tir, mais il s'est bien ressaisi pour aider le Tricolore à vaincre les Hurricanes de la Caroline 4-2.

Avec en poche sa première victoire dans la LNH, Lindgren a admis en fin de soirée qu'eil avait des fourmis dans les jambières au moment où les hymnes nationaux ont commencé. Ses parents et son frère étaient sur place, sa blonde aussi, et quelques autres membres de sa garde rapprochée.

«Je ne voulais pas me laisser gagner par l'idée que j'étais en train de jouer un match de la Ligue nationale», a confié le gardien de 22 ans, auteur de 26 arrêts. «Je voulais juste essayer de faire comme si c'était un match comme les autres.»

Pourtant, tout aurait pu s'écrouler 94 secondes après le début du match. Premier tir vers lui, premier but. Comme tout le monde, Michel Therrien a retenu son souffle en attendant de voir si Lindgren allait se ressaisir ou s'il s'effondrerait. Ce n'était pas impossible car, après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on voit un gardien passer des rangs universitaires à la LNH en seulement quelques jours...

Or, son entraîneur à l'Université d'État de St. Cloud avait averti que si sa technique avait besoin d'être peaufinée, ses qualités athlétiques et son esprit compétitif  allaient vite ressortir. C'est en plein ce qu'on a vu. Lindgren s'est battu jusqu'à la dernière seconde pour protéger son premier gain en carrière.

«Son côté compétitif est l'une des raisons pour lesquelles nos dépisteurs l'aimaient. Le premier but ne l'a pas affecté. Au contraire, il a joué de la bonne manière», a lancé Therrien.

«Il y a deux semaines, je n'aurais jamais imaginé me retrouver là où je suis en ce moment. Il y a deux semaines, je jouais pour St. Cloud et là je viens de décrocher ma première victoire dans la LNH. C'est assez incroyable.»

Quand tout a été fini, Lindgren - le cinquième gardien du Canadien à prendre part à un match, ce qu'on n'avait pas vu depuis les 18 minutes d'Olivier Michaud en 2001-2002 - a pris une photo commémorative avec la rondelle du match. À quelques pas de lui, Darren Dietz en faisait autant pour souligner son premier but en carrière. 

«Après le premier but, je n'ai pas du tout été dérangé. Il fallait que je me calme, que je mette ça de côté et que je me concentre sur le prochain lancer», a simplement noté Lindgren.

Premier but de Dietz

Daniel Carr (6e) a inscrit le but décisif en fin de deuxième période. Il a complété une belle montée de Tomas Plekanec pour donner les devants 3-2 au Canadien. Le CH avait constamment joué du hockey de rattrapage jusque-là.

Darren Dietz a inscrit son premier but en carrière alors qu'il ne restait que 9,9 secondes à faire en première période. Sur le jeu, Max Pacioretty récoltait sa 33e mention d'aide de la saison, un sommet pour lui en carrière.

«Ça m'arrive de me cantonner dans une mentalité de tireur, et en ce moment je suis plus dans une mentalité de passeur», a expliqué le capitaine. «Je veux travailler à mélanger les deux aspects afin de constituer une double menace.»

«Je n'avais pas d'image dans ma tête de ce que pouvait être le but idéal», a dit Dietz, qui a aussi récolté une mention d'aide. «J'allais prendre celui qui viendrait. Après tout ils comptent tous autant!»

Pacioretty (28e) et Lars Eller (13e) ont aussi déjoué Cam Ward (27 arrêts).

Hurricanes: aucun déménagement en vue

Une nouvelle visite du Canadien en Caroline, c'est une autre occasion de ressasser les rumeurs de déménagement des Hurricanes à Québec, où leur situation est suivie à la trace.

Or, Bill Peters a été aussi ferme que le président de l'équipe Don Waddell ne l'avait été en décembre en entrevue avec La Presse. «L'équipe ne s'en va nulle part», a martelé l'entraîneur-chef des Hurricanes.

«Ça fait 19 ans que l'équipe est ici et les propriétaires sont contents de voir dans quelle direction va l'équipe», a ajouté Peters. «Nous sommes très heureux de la quantité et la qualité des choix au repêchage que nous avons au cours des deux prochains repêchages. Nous sommes excités par les jeunes qui s'en viennent, les Sebastian Aho, Hayden Fleury et Alex Nedeljkovic de ce monde. Si nous nous mettons à gagner, les gens vont venir nous voir. C'est comme ça que ça fonctionne dans ce marché. On doit gagner et on va faire notre part l'an prochain.»

Les joueurs ont soutenu n'avoir vu aucun signe avant-coureur pouvant suggérer qu'un déménagement était dans les plans. «Les rumeurs sont comme des feux de brousse, il y a des gens qui suivent les trajets des avions LJX, mais ici je ne vois aucun signe», a commenté l'entraîneur des gardiens David Marcoux. «Je ne suis pas surpris parce que les gens de Québec sont passionnés et ils veulent leur équipe, mais, de ce côté-ci, je n'ai rien vu qui reflète ce qui se dit dans les médias québécois.»

Cole pas prêt pour la retraite

Erik Cole n'a pas joué de la saison.... (Archives AP, Paul Sancya) - image 4.0

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Erik Cole n'a pas joué de la saison. Il avait connu une bonne campagne 2014-2015 en marquant 21 buts au total avec les Stars de Dallas (18) et les Red Wings de Detroit (3).

Archives AP, Paul Sancya

Il a 37 ans, il est joueur autonome, n'a pas joué de la saison et un médecin lui a dit le printemps dernier qu'il serait peut-être plus prudent de ne plus jouer au hockey. Mais Erik Cole ne peut toujours pas se résoudre à la retraite.

L'ancien attaquant du Canadien et des Hurricanes de la Caroline s'était fracturé des vertèbres du cou en 2006 et ce sont des relents de cette blessure qui ont refait surface, le printemps dernier, alors qu'il portait l'uniforme des Red Wings de Detroit. Un contact somme toute banal avec Lauri Korpikoski (Coyotes de l'Arizona) a provoqué une contusion à la moelle épinière.

«À plus d'un égard, je sais que je suis encore capable de jouer. J'ai eu une bonne saison l'an dernier, j'ai marqué 21 buts, et j'étais excité à l'idée de me joindre aux Wings en vue des séries. Ça a été une énorme déception de me faire dire par les médecins que ce ne serait pas prudent de continuer à jouer.»

Cole sait que son corps ne sera plus jamais à 100 % - «Tous les joueurs, lorsqu'ils arrêtent de jouer, se réveillent le matin et leur corps les déteste» -, mais au moins il est pleinement fonctionnel et asymptomatique. Pourtant, si sa priorité est de pouvoir faire tout ce qu'il voudra faire dans 10 ou 20 ans, l'idée de quitter le hockey de cette façon l'embête beaucoup.

«Tous les joueurs aspirent à pouvoir dire : "J'ai terminé, j'en ai fait assez." Et que cette décision-là vienne d'eux-mêmes et de personne d'autre.»

Belle complicité avec Pacioretty et Desharnais

En arrivant en Caroline mercredi, Max Pacioretty et David Desharnais ont soupé avec Cole. «On s'est reparlé de cette saison 2011-2012 qui avait été frustrante pour tout le monde, mais qui, sur le plan personnel, est restée l'une de mes préférées en carrière. Le Centre Bell avait toujours été mon endroit de prédilection pour jouer - je crois que les statistiques le confirment - et ce n'est pas un hasard si j'ai connu ma meilleure saison en carrière quand j'ai passé une année complète là-bas», a-t-il raconté en faisant allusion à ses 35 buts et 26 passes.

Cole se souvient de l'extraordinaire chimie qu'il avait développée avec Pacioretty et Desharnais. «Je suis déçu de ne pas avoir pu jouer les quatre années de mon contrat à Montréal», soupire-t-il. «C'était certainement mon intention.»

En attendant, Cole donne un coup de main aux entraîneurs de l'équipe itinérante des Junior Hurricanes dont fait partie son fils Landon. Et il veille à ce qu'il ait d'abord et avant tout du plaisir.

«Ça a été un choc pour moi de me retrouver au milieu de ces parents et de découvrir à quel point ils évaluaient les enfants. On ne peut pas attitrer des jeunes de 11 ans à un rôle et déterminer quel genre de joueur ils seront. Bien des choses vont changer dans les prochaines années!

«Alors j'essaie d'encourager ces parents-là à mettre la pédale douce. Ce sera assez difficile comme ça quand ils vieilliront pour les jeunes qui auront une véritable opportunité. Ça ne sert à rien de leur mettre de la pression dès maintenant.»

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