Le rêve brisé de Maxim Lapierre

Maxim Lapierre a fait le saut en Europe... (Tirée de Facebook)

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Maxim Lapierre a fait le saut en Europe en septembre. D'abord en Suède avec le Modo, il est actuellement en Suisse où il participera à la finale de la Ligue nationale dans l'uniforme de Lugano.

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(Montréal) Le rêve ne s'est pas terminé comme il l'aurait souhaité. Âgé de 25 ans, Maxim Lapierre se trouvait dans l'autocar du Canadien avec ses coéquipiers, en ce 31 décembre 2010, lorsque le dg Pierre Gauthier a demandé de manière machinale au responsable des services aux joueurs de retirer ses bagages de la soute.

«Je n'étais pas à côté, mais assez proche pour entendre, j'ai compris que je venais d'être échangé...» confie Lapierre. Il est rentré à l'hôtel tandis que l'autocar et les joueurs mettaient le cap sur l'aréna pour affronter les Panthers de la Floride. «Ils ne pouvaient pas me dire encore contre qui ni où. Trois heures plus tard, j'ai appris que c'était les Ducks contre Brett Festerling.»

Lapierre, originaire de Saint-Léonard, a disputé six autres saisons dans la LNH. Il a même atteint la finale de la Coupe Stanley avec les Canucks de Vancouver. Mais la plaie ne s'est jamais cicatrisée.

«Ça m'a déçu énormément. C'est normal. Tu joues chez toi, pour le Canadien de Montréal. Tu donnes tout ce que tu as parce que tu sais ce que cette organisation vaut pour toi et pour le Québec. Même quand tu n'es pas à 100 %, tu trouves le moyen de tout donner.»

À sa première saison complète dans la LNH, en 2008-2009, Lapierre avait pourtant compté 15 buts. Il avait seulement 23 ans. «Tout a changé pour moi quand Guy Carbonneau est parti. Il m'utilisait beaucoup, j'avais un rôle important. Jacques Martin m'a fait prendre des pas de reculons et j'ai dû tout reconstruire. J'ai été échangé à Anaheim, puis une autre fois à Vancouver dans la même saison, c'est Alain Vigneault qui m'a remis sur pieds et donné la chance d'avoir un rôle important jusqu'en finale.»

Festerling a joué 14 matchs pour le club-école du Canadien avant de changer de camp. Il a réussi à disputer cinq matchs à Winnipeg l'année suivante, puis il a poursuivi sa carrière en Allemagne.

«J'aurais aimé ça voir combien de temps j'aurais pu jouer pour le Canadien si Guy Carbonneau était resté», indique Lapierre. «J'aurais pu avoir un plus grand rôle que simplement un gars de quatrième trio qui termine ses mises en échec. Sans rien enlever au joueur [Festerling], dans ma tête à moi, à mes amis et à notre famille, ça aura été une erreur. Je suis convaincu que j'aurais pu encore aider le Canadien. »

La Suisse en passant par la Suède

N'allez pas croire Lapierre malheureux pour autant. Il vit le bonheur aujourd'hui en Suisse, à 31 ans, avec sa femme et ses deux fillettes de 2 ans et 2 mois. Il entame dès mardi la finale très attendue de la Ligue nationale suisse entre Lugano et Berne.

«J'ai choisi de partir pour l'Europe à la fin de septembre. Je voulais jouer en Suisse, mais comme j'avais pris ma décision tard, tous les postes de joueurs étrangers étaient occupés. Certains clubs en Suisse se demandaient aussi comment j'allais réagir sur une grande surface en raison de mon style de jeu et du rôle que j'occupais dans la LNH. C'est dur d'entrer en Suisse.»

À défaut de la Suisse, il a accepté une offre de Modo, dans la Ligue d'élite de Suède. Les choses allaient bien pour lui à Modo - il occupait le premier rang des compteurs de son club - lorsque le téléphone a sonné. «Lugano se faisait sortir en première ronde depuis deux ans par Genève en raison d'un manque de robustesse et ils voulaient m'avoir. On m'avait dit que si j'avais une occasion de jouer en Suisse, de ne surtout pas la rater. Je n'ai pas hésité. J'ai ouvert les yeux en étant le meilleur compteur de mon équipe en Suède.»

Revenir derrière le banc du CH!

Et après sa carrière? «J'aimerais faire une carrière dans le coaching. J'ai le même rêve de coacher que j'avais le rêve de jouer dans la LNH étant jeune. Je porte beaucoup d'attention aux systèmes de jeu, je regarde ce qu'on peut améliorer.»

Le rêve ultime serait évidemment de diriger le Canadien un jour. «Ça serait incroyable, mais ce rêve-là, c'est comme le rêve d'un garçon de 5 ans qui veut jouer pour le Canadien de Montréal 13 ans plus tard. Il reste encore beaucoup de travail à faire.»

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